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IMMIGRATION. Un couple lavallois sous le coup d’une mesure d’expulsion vers son pays d’origine attend un dernier sursis, le 27 mai, devant la Cour fédérale.

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Inquiète pour ses parents, Irina Stratan tente d’épuiser tous les recours, qu’ils soient politique, juridique ou médiatique, afin de retarder le départ de ses parents, prévu le 29 mai. Ces derniers sont dans la soixantaine, vivent chez elle et s’occupent principalement de son fils aux prises avec de l’asthme chronique. Irina, citoyenne canadienne, appréhende le pire pour son garçon de six ans particulièrement attaché à ses grands-parents, mais également pour sa mère, psychologiquement fragilisée par la situation.

«Ils ne peuvent pas retourner en Moldavie du jour au lendemain, ils ne connaissent plus personne et n’ont plus de famille là-bas», lance comme dernier cri du cœur la fille du couple.

Natalia et Leonid Stratan vivent au Québec depuis maintenant sept et cinq ans, après avoir fui leur pays en lien avec une histoire d’harcèlement moral et physique de la part d’un homme haut placé au sein du gouvernement. Celui-ci aurait suivi, traqué et battu le couple à plusieurs reprises, tout en les menaçant de mort. Mme Stratan n’aurait pas voulu servir de prête-nom, afin de détourner des fonds de la compagnie dans laquelle elle œuvrait comme chef d’un département.

Demande au ministre de l’Immigration

Mis au fait de la situation, le député de Laval – Les Îles, François Pilon, en appelle au pouvoir discrétionnaire du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Chris Alexander, pour considérations humanitaires, et ce, même si une demande du même ordre leur avait été refusée récemment.

Dans sa lettre envoyée le 20 mai, M. Pilon invoque que cette expulsion «détruira leur vie» et celle de leur famille au Québec, qu’ils sont toujours en danger de mort en Moldavie en lien avec le traquenard dont ils auraient été victimes, tout en ajoutant que le couple de Sainte-Dorothée est intégré et impliqué bénévolement dans la communauté.

En 2010, la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada avait rejeté leur demande d’asile, n’étant pas considérées comme des «personnes à protéger». De plus, la Commission estimait que leurs allégations en lien avec ce haut fonctionnaire moldave qui les pourchassait étaient «fausses» et que leur témoignage semblait «confus» et «invraisemblable». Depuis bientôt quatre ans, Citoyenneté et Immigration Canada leur demande de plier bagage, étant donné qu’ils sont au pays sans statut légal.

Ramification familiale

Me Salif Sangaré, l’avocat de la famille, allègue que les liens de M. et Mme Stratan avec le Canada sont assez forts pour les garder en sol québécois.

«Quand on regarde la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR), un des objectifs est la réunification familiale au Canada, indique-t-il. Comment peut-on séparer une famille qui se retrouve ici, avec deux filles canadiennes et deux petits-enfants? Ils ne sont pas sur l’aide social, n’ont aucun dossier criminel et ne sont donc pas un fardeau pour la société canadienne. Pour nous, l’agent n’a pas assez pris en compte l’intérêt supérieur de l’enfant et l’unification familial, afin d’accorder l’exemption.»

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