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autobus STL terminus Cartier Laval
Le torchon brûle entre la Société de transport de Laval et ses quelque 627 chauffeurs et chauffeuses sans convention collective renouvelée depuis plus de deux ans. (Photo 2M.Media)

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Tensions entre la STL et ses chauffeurs

Le climat de travail se dégrade rapidement à la Société de transport de Laval (STL) dont les quelque 627 chauffeurs et chauffeuses tentent de renouveler leur convention collective, estime le Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Laval (SCFP 5959), dans un communiqué publié le jeudi 16 septembre.

Rappelons que le contrat de travail liant la STL et ses chauffeurs est échu depuis le 31 juillet 2019.

Bien que les parties aient tenu 22 séances de négociation depuis novembre 2019, peu de progrès auraient été faits, alors que l’employeur vient d’annoncer son recours à la conciliation.

Le SCFP 5959, qui a en main un mandat de grève voté à 99 % par ses membres en janvier dernier, dit se heurter à la fermeture de la STL face aux revendications de ses membres, et ce, malgré plusieurs concessions qui auraient été faites par la partie syndicale.

Après avoir obtenu des assouplissements des syndiqués afin d’atteindre ses cibles de productivité, l’employeur auraient ajouté d’autres demandes, alors que le syndicat dénonce également le niveau des hausses salariales offertes par la STL lors de son dépôt global le jeudi  9 septembre, soit 2% annuellement sur 5 ans.

Parmi les autres points en litige, notons que le syndicat indique que la STL refuserait l’ensemble de ses demandes normatives, notamment en ce qui concerne la sécurité d’emploi; «par exemple, seules les personnes embauchées avant le 1er janvier 1991 sont protégées», est-il spécifié dans cette sortie publique.

L’assurance collective et le régime de retraite demeureraient ainsi des points d’achoppement. De plus, il n’existerait aucun plan d’adaptation des emplois advenant des avancées technologiques, comme l’introduction des véhicules autonomes, décrie le syndicat.

«Alors qu’au cours de l’été, des dizaines de trajets ont été annulés et ont laissé des citoyennes et citoyens dans la rue alors même que 25 chauffeurs étaient mis au chômage par l’employeur, ce dernier en a profité pour demander expressément dans la négociation une clause lui permettant d’annuler du service à sa guise, ce qui signifie en réalité la possibilité de laisser des usagers et usagères dans la rue advenant qu’un voyage coûte trop cher à opérer, d’affirmer Patrick Lafleur, président du SCFP 5959. C’est scandaleux de vouloir priver des personnes de nos services.» (B.L.)

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