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Témoignage d’un soldat au CHSLD de la Rive

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COVID-19

Témoignage d’un soldat au CHSLD de la Rive

Alors que le premier ministre Justin Trudeau refuse de prolonger la présence de militaires dans les CHSLD de Québec jusqu’au 15 septembre, le Courrier Laval s’est entretenu avec le caporal Olivier Jolibois qui travaille depuis le début mai au CHSLD de la Rive.

Malgré les nombreuses demandes de François Legault, les 1130 soldats quitteront comme prévu ce vendredi 12 juin.

Pour le caporal Jolibois, cette opération officielle était une première en carrière. Il avait certes été envoyé à Pointe-Calumet durant les inondations de 2019, mais rien d’aussi important que l’opération Laser.

Le CHSLD de la Rive a enregistré 6 premiers cas de COVID-19 le 20 avril, mais rapidement, en moins de 10 jours, il y a eu une quarantaine de cas positifs. Le mercredi 6 mai, une vingtaine de membres des forces armées canadiennes sont arrivés au CHSLD de Laval-Ouest pour prêter main-forte.

«La plupart des membres sont heureux de participer à cette opération qui redonne de la dignité et du respect à nos aînés, commente Olivier Jolibois, caporal du 12e Régime blindé du Canada. Au début, il y avait un manque de personnel, mais ça va mieux depuis qu’on est arrivé.»

CHSLD soldat

(Photo gracieuseté)

Parcours

Olivier Jolibois s’est enrôlé dans l’armée en 2011 avec une profonde envie de voyager et vivre des expériences hors du commun.

«En 2016, j’étais transféré à Gagetown, affirme ce soldat originaire de Longueuil. Deux ans après, on m’a posté à Valcartier. En avril, on nous a appelé pour aider.»

Présentement au CHSLD de la Rive, il y a une vingtaine des blindés et quinzaine de techniciens médicaux.

«Les  techniciens médicaux sont plus en contact avec les résidents, car ce sont eux qui ont la formation pour donner des soins, note-t-il.  Nous sommes chargés d’appeler les familles, faire du ménage, organiser et aider à la logistique générale de l’établissement.»

Les soldats comme caporal Jolibois ont reçu deux formations. Une première formation de base à Valcartier et une deuxième plus spécifique donnée par la Croix-Rouge.

Situation au CHSLD de la Rive

«Depuis le début, la direction nous a très bien encadrés, s’exclame le soldat de 25 ans. On nous a montré les différentes routines, faisant confiance à nos capacités. La plupart des employés sont réceptifs à notre travail et contents qu’on soit sur place.»

Au départ, les soldats travaillaient environ six jours par semaine. Plus récemment, ils ne sont sur place que de quatre à cinq jours semaine.

«On essaie de socialiser avec les aînés et soutenir l’équipe, ajoute-t-il. C’est une grosse expérience de vie qu’on ne pensait pas à avoir à faire. On se rend compte qu’on est un support important pour les préposés aux bénéficiaires. L’équipe est très fière d’avoir été présente pour aider nos aînés dans ces temps difficiles.»

Présentement, il n’y a que 3 cas au CHSLD de la Rive et un total de 41 décès.

 

 

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