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Sur la photo, des membres participent à un atelier de confection de muffins en collaboration avec le Club des petits déjeuners. (Photo gracieuseté)

COVID-19

Se rétablir en participant activement au sein du CILL

En 2020, le Centre d’implication libre de Laval (CILL) fêtait ses 40 ans de service: des décennies de disponibilité, dévouement et créativité «pour, par et avec» les personnes usagères.

Les deux centres de jour destinés à leur clientèle, situés à Sainte-Rose et dans Pont-Viau, sont les «plaques tournantes» de l’organisme.

Ces lieux de socialisation, où se déploient une multitude d’activités, ont été dans l’obligation de limiter leurs services avec la pandémie de COVID-19. Toutefois, les membres de personnel ont fait preuve d’inventivité afin de mouvoir leur dévotion au sein même des foyers de leurs membres.

«Dans l’optique de briser l’isolement, on a créé un groupe de partage sur Facebook, explique Valérie Alexandre, agente administrative au CILL. Ainsi, les gens peuvent partager des recettes, des chroniques et même participer à des ateliers en ligne créés par et pour nos membres.»

Leur projet Panier arrivé, panier servit permet également aux personnes desservies de recevoir des repas congelés conçus «avec amour», et ce, gratuitement. Une autre initiative qui est la fort bienvenue durant cette crise sanitaire.

Ce service est pour «quiconque en ressentant le besoin» et jusqu’à un maximum de trois repas par semaine livrés directement à domicile.

«On travaille vraiment d’arrache-pied, partage Valérie Alexandre. Les livraisons, c’est nous [qui les faisons], les membres du personnel, leurs conjointes et conjoints, des membres volontaires, et même parfois, les enfants qui sont en âge de conduire.»

Accompagnement personnalisé

Depuis 1995, le CILL offre du soutien individualisé au sein de la communauté, «une approche innovante dans le domaine de la santé mentale».

«On aide ainsi la personne à se stabiliser dans son milieu de vie en orientant nos actions vers ses forces et ses rêves», explique Gina Bergeron, directrice générale du CILL.

Avec la pandémie, même si l’organisme priorise les suivis téléphoniques, les personnes intervenantes continuent à se déplacer «quand les gens en ont vraiment besoin» pour une marche à deux mètres.

Le service d’employabilité est également une ressource importante au sein de l’organisme. Sur place, deux conseillères à l’emploi accompagnent les membres dans leurs démarches vers un stage, retour aux études ou une profession.

En 2006, le CILL a d’ailleurs fondé le «café-librairie» Le Signet, afin de favoriser «l’intégration et la réinsertion au travail» de leurs membres.

«Toutes nos initiatives partent des rêves et besoins des membres, dans l’optique d’enlever le pouvoir à la maladie de contrôler toute leur vie», conclut la directrice générale.

Apport de tous

La ressource communautaire destinée aux personnes vivant ou qui vivaient avec des problèmes de santé mentale a ouvert ses portes en 1980.

Dès ses débuts, le modèle de gestion participative a été mise de l’avant par l’organisme qui favorise l’implication des «acteurs du CILL».

«Ils partagent leurs idées, rêves et goûts et ça les amène à prendre des initiatives», souligne Gina Bergeron, en ajoutant que cette approche contribue grandement à  leur rétablissement.

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