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Le maire Stéphane Boyer lors de son assermentation à l’hôtel de ville, entouré du directeur général de la Ville, Jacques A. Ulysse, et de la directrice du Service du greffe, Me Valérie Tremblay. (Photo gracieuseté - Ville Laval)

Conseil municipal

Salaire du maire: le point retiré de l’ordre du jour

Le Règlement révisant à la baisse le salaire du maire de Laval a été retiré de l’ordre du jour lors de la séance du conseil municipal du 11 janvier pour être reporté à l’assemblée du mois de février.

«Dans les faits, cela ne change rien considérant que le règlement s’appliquera rétroactivement au 1er janvier», explique Anis Telmat, conseiller politique au cabinet du maire.

Par acquit de conscience et souci d’efficacité, explique-t-il, le maire Stéphane Boyer tenait à bonifier le libellé du règlement afin de «plafonner» sa rémunération.

Ce faisant, il sera à même de siéger à d’éventuelles instances suprarégionales que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pourrait instituer, par exemple, sans devoir amender le nouveau règlement pour renoncer aux émoluments attachés à de nouvelles fonctions.

30 000 $ de moins

M. Boyer remplit ainsi sa promesse de réduire de 30 000 $ son salaire de base s’il remportait la mairie le 7 novembre dernier.

Ainsi, au lieu des 226 929 $ qu’il aurait normalement encaissé en 2022, Stéphane Boyer touchera une rémunération globale de 196 926 dollars.

À son salaire de base de 95 180 $ s’ajoutent un montant additionnel de 19 200 $ pour la présidence du comité exécutif de la Ville de Laval, une allocation de dépenses de 17 546 $ ainsi que les montants de 45 000 et 20 000 $ versés respectivement par la Communauté métropolitaine de Montréal et l’Autorité régionale de transport métropolitain pour les fonctions qu’occupe Stéphane Boyer au comité exécutif de la CMM et au conseil d’administration de l’ARTM.

Comparaison

«Si on prend tous les à-côtés et on se compare aux [salaires des] maires avant les élections, on se situerait 6e», indique Anis Telmat en évoquant la liste des élus municipaux les mieux payés au Québec publiée par le Journal de Montréal en septembre dernier.

Signalons que la nouvelle mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a déjà renoncé à 65 000 $ de son salaire, elle qui gagnera annuellement 185 000 $.

Jusqu’à la dissolution des conseils municipaux l’automne dernier, les maires sortants Sylvie Parent (Longueuil) et Marc Demers (Laval) dominaient leurs homonymes au Québec avec une rémunération globale respective de 249 283 et 223 261 $.

Par ailleurs, le nouveau maire de Repentigny, Nicolas Dufour, et son homologue de Varennes, Martin Damphousse, dont les Municipalités occupaient les 3e et 5e rang du palmarès 2021 avec une rémunération excédant le seuil des 200 000 $, affirmaient à La Presse ces dernières semaines leur intention de revoir également à la baisse leur salaire.

Cela dit, rappelle M. Telmat, l’objectif derrière le geste posé par Stéphane Boyer était de faire en sorte que le maire de Laval se tire désormais un salaire inférieur à celui de la mairesse de Montréal et présidente de la CMM, Valérie Plante.

Ces quatre dernières années, suivant l’entrée en vigueur de la Loi 122 qui déplafonnait notamment le salaire des élus municipaux, l’ex-maire Demers gagnait annuellement quelque 27 500 $ de plus que sa vis-à-vis à la tête de la métropole.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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