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Robert Plante rejette le blâme sur le ministère de l’Environnement

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Robert Plante rejette le blâme sur le ministère de l’Environnement

Le conseiller municipal Robert Plante prend avec un grain de sel les poursuites qui lui pendent au bout du nez, déclarant:«Ce n’est pas ça qui va m’empêcher de dormir».

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Rejoint à son bureau jeudi en fin de journée, le constructeur à la tête de R & R Plante inc. dit n’avoir rien à se reprocher. «J’ai agi de bonne foi», affirme celui qui ne se considère aucunement comme un entrepreneur délinquant, et ce, malgré qu’il ait contrevenu à la loi en construisant dans le projet «Faubourg Dagenais» 7 maisons sans permis de raccordement, ni permis de construction.

Ministère

L’échevin de L’Orée des Bois s’est défendu en rejetant le blâme sur le bureau régional du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs qu’il accuse de se traîner les pieds dans ce dossier depuis 2002. «Ça fait 4 ans et 2 mois que je leur ai adressé ma demande d’installation des services sur les rues Stéphanie et Russel et rien n’est encore fait», peste-t-il, en défiant le représentant du Courrier de trouver un constructeur qui aurait été aussi patient. Il prétend avoir été contraint, l’an dernier, à résilier la vente d’une quarantaine de maisons, faute de certificat d’autorisation. «En juillet, on a pris la peine de m’appeler pour me confirmer les autorisations; quatre mois plus tard, on attend toujours…», poursuit l’édile municipal qui ne manifeste pas le moindre repentir. «S’il (le fonctionnaire du ministère) avait fait sa job et m’avait dit ce qu’il en était, on n’en serait pas là aujourd’hui», croit-il.

Certificat délivré ou pas, Robert Plante aurait été dans l’illégalité de toute manière puisqu’il a entrepris aussitôt la construction de ses maisons sans que la Ville ne lui en ait délivré les permis de raccordement des services municipaux et de construction. La loi est claire : nul ne peut procéder à des travaux sans avoir obtenu au préalable un permis!

Une culture…

«Le 28 février prochain, ça fera 50 ans que je bâtis à Laval et j’ai toujours eu pour principe qu’on ne construit pas une maison si le plan n’est pas approuvé», déclame Robert Plante qui aurait à son actif plus de 7 000 maisons construites. À ses yeux, une fois que l’urbanisme et le comité exécutif ont avalisé le plan d’implantation, le permis devient accessoire! «À Laval, vous le savez, ça prend 2 à 3 mois avant qu’on sorte les permis (…) La question se pose : est-ce que j’attends d’avoir un permis pour livrer dans 6 à 8 mois une maison que le client veut habiter dans les 3 prochains mois ou, je fais la demande de permis et je commence à construire?», questionne l’élu qui siège au conseil municipal sous la bannière du Parti du Ralliement Officiel des Lavallois depuis 22 ans. «Quand ton plan est approuvé, tu vas porter ta demande avec les chèques requis; et quand ils ont le temps, les gens à l’urbanisme la traitent. C’est la coutume (…) Quand le permis rentre, y rentre, c’est tout!», résume M. Plante.

Voilà en effet une façon de faire qui semble enracinée dans la culture entrepreneuriale de plusieurs constructeurs lavallois, si on se fie aux poursuites qu’engage chaque semaine le comité exécutif contre les entrepreneurs qui défient la loi.

Mis au parfum, l’été dernier, de cette culture d’entreprise qui sévit dans l’île Jésus, le directeur des communications au ministère des Affaires municipales et des Régions, Daniel Gaudreau, déclarait que «les constructions sans permis devraient être l’exception; ça ne devrait jamais exister».

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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