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Rita Lafontaine aimait la relève lavalloise

Culture

Rita Lafontaine aimait la relève lavalloise

DÉCÈS. La muse de Michel Tremblay n’est plus. Décédée des suites de complications intestinales dans la soirée du 4 avril, la grande comédienne Rita Lafontaine participait à son second jury en théâtre de la Fondation de soutien aux arts de Laval (FSAL) il y a à peine deux semaines.

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«Je suis sous le choc! d’affirmer Isabelle Tremblay, coordonnatrice de la FSAL. Je devais justement la rappeler, car elle voulait absolument participer à notre gala du mois de mai.»

L’an passé, Rita Lafontaine avait lu un extrait des Belles-Soeurs en compagnie de la jeune comédienne lavalloise de 33 ans, Talia Halmona, lors de la cérémonie annuelle de l’organisme.

«C’était tout un honneur, d’autant plus que je n’avais pas à la partager avec personne, je l’avais pour moi toute seule, de confier Talia Halmona avec émotion, elle qui a fondé sa propre compagnie, le Théâtre Fêlé. Nous nous étions parlé au téléphone avant de se rencontrer, ayant la liberté de choisir l’extrait qu’on voulait. Elle m’avait montré la première version papier des Belles-Soeurs

«Mme Lafontaine était passionnée par les jeunes de la relève, de continuer Isabelle Tremblay. Elle prenait le temps de conseiller et donner des directives à chaque participant. Elle insistait aussi pour nous dire de ne jamais hésiter à faire appel à elle. Elle était d’une générosité, gentillesse et disponibilité exemplaires.»

Monument disparu

En 2015, c’est le comédien et dramaturge Marc-André Brunet qui avait siégé sur le même jury que l’interprète des films Il était une fois dans l’Est et La Grande séduction. Impressionné, il avait peine à cacher sa nervosité et son admiration.

«J’étais excité de rencontrer un monstre sacré qui a contribué à bâtir notre théâtre québécois, de raconter l’auteur des comédies Les Volk et Le Mur infranchissable. Rapidement, elle s’est intéressée à mon travail et m’a traité en égal. Détendue et sereine, elle dégageait quelque chose de très simple et impressionnant.»

Au fil des auditions de jeunes étudiants en théâtre, Marc-André Brunet a pris plaisir à écouter la comédienne chevronnée avec l’envie de prendre lui-même des notes. L’ancien boursier de la FSAL a savouré cette rencontre privilégiée de quelques heures.

«Elle était très allumée et curieuse des jeunes, souligne-t-il. J’avais l’impression de parler avec une tante ou grand-maman tellement elle était chaleureuse. J’avais beau être juré, je me sentais redevenu un élève.»

«Le milieu du théâtre québécois est en deuil, d’ajouter Sylvie Lemay, comédienne et metteure en scène bien connue de Laval, qui a géré le Théâtre de la Grangerit durant plus de 20 ans. Pour nous, les comédiens, c’était une personne incontournable. Elle avait sa méthode de travail à elle, vivant dans sa bulle à travers plusieurs étapes. Je ressens déjà le manque, car cette voix-là, on ne l’entendra plus.»

Deux visions de l’au-delà

En janvier 2010, Rita Lafontaine était de passage à la Salle André-Mathieu pour y jouer Le paradis à la fin de vos jours, un monologue rythmé d’humanisme et d’humour signé Michel Tremblay.

«Je n’ai pas la même conception que Michel Tremblay sur l’au-delà, mentionnait-elle joyeusement. Je crois que par l’esprit, nous restons en contact avec les gens qu’on a connus sur Terre. Je me suis beaucoup interrogée sur le sens de la vie après la vie.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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