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Registre des armes à feu : mauvaise cible?

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Registre des armes à feu : mauvaise cible?

MANIFESTATION. Au lieu d’investir des fonds publics dans un registre des armes à feu, le gouvernement québécois devrait mettre l’accent dans la santé mentale. C’est du moins ce que réclamait la centaine de manifestants samedi midi devant les bureaux du député de Vimont, Jean Roussel.

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« Nous sommes contre [le registre des armes à feu du Québec], tout simplement parce que ça ne sert à rien, explique Guy Morin, le porte-parole de ce mouvement québécois. C’est un projet de loi politique et symbolique, pour donner un faux sentiment de sécurité aux citoyens. »

Rappelons que le gouvernement fédéral a aboli le registre des armes d’épaule en avril 2012. Depuis le gouvernement provincial a pour objectif d’en créer un à l’échelle du Québec, le projet de loi 64.

En désaccord avec cette idée, Guy Morin organise des manifestations partout au Québec, environ toutes les deux semaines. Samedi, il s’est arrêté à Laval, puisque le député Roussel est l’adjoint parlementaire du ministre de la Sécurité publique.

« Ça fait longtemps que nous avons prévu de venir ici, affirme Guy Morin. On s’est dit que c’était la meilleure place pour faire entendre notre message, mais il [le député] n’est pas là et il ne viendra pas nous voir. »

Contrôle suffisant

Celui qui organise des manifestations « Tous contre un registre québécois des armes » considère que le contrôle actuel des armes à feu est efficace. Précisons que pour acquérir, posséder ou manipuler une arme à feu, il faut avoir réussi le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu (CCSMAF).

« Il y a déjà du contrôle, assure M. Morin. Ce registre sert surtout à faire l’inventaire des armes à feu. Mais je vous rappelle que le registre fédéral comptait 1,6 million d’armes à feu, alors qu’il y en avait 4 millions en circulation. »

Erreur de cible

Il ajoute que 85 % des décès par arme à feu sont des suicides, des homicides-suicides ou des accidents de tir. Une réalité qui, selon lui, ne changera pas même avec un registre.

Pour ses homologues manifestants et lui, le vrai problème réside en le manque d’investissements dans la santé mentale.

« Nous coupons l’arbre par le haut en pensant qu’un registre des armes à feu réglerait le problème, dit M. Morin. Le problème est à la base, dans la santé mentale. »

Il rappelle aussi que 98 % des crimes sont commis avec des armes illégales.

« Il y avait un registre des armes lors de la tuerie de Dawson, affirme-t-il. Et ça ne l’a pas arrêté [Kimveer Gill]. »

Une facture?

Pour plusieurs manifestants, même si le gouvernement promet la gratuité du registre, il y aura une facture à payer.

« Ce sera sûrement gratuit la première année, croit Ron Martinez, un agent d’immeuble qui manifestait ardemment. Mais Couillard est fort sur le principe d’utilisateur-payeur. »

M. Martinez confie avoir mis la main sur des documents qui prouveraient que le gouvernement chargera 20 $ par arme à feu dès la seconde année du registre.

« Il y a 500 000 chasseurs, calcule-t-il. On compte environ trois armes par personne. À 20 $ par arme, ça donne 30 millions $, par année. C’est clair que les politiciens nous mentent quand ils disent que ce sera gratuit. »

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Kassandra Martel Journaliste, pigiste

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