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Rapprochement entre la police et des travailleurs étrangers

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Rapprochement entre la police et des travailleurs étrangers

SOCIÉTÉ. Les travailleurs étrangers sont nombreux chaque année à débarquer à Laval pour œuvrer dans les champs. Dans le but d’établir des liens avec eux, deux policiers du poste de quartier de Vimont-Auteuil sont allés à leur rencontre, le 6 novembre.

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Le lieutenant Daniel Guérin et l’agent Mario Rojas, d’origine mexicaine, ont discuté avec une trentaine d’employés venus du Mexique et Guatemala, embauchés par les Productions Margiric, une ferme maraîchère de l’avenue des Perron, à Auteuil.

«Il faut savoir que ces gens ont de l’expérience en agriculture dans leur pays. Ils sont très qualifiés pour ce travail», indique le lieutenant Guérin, soulignant l’importance de leur apport à l’économie lavalloise.

Le duo policier a distribué du café et des bracelets fluorescents, afin que ces travailleurs soient plus visibles sur la route lorsqu’ils enfourchent leur vélo.

«Ils mettent souvent des élastiques sur leurs manches pour empêcher la pluie de rentrer, alors ils pourront aussi porter ces bracelets faits par la SAAQ pour l’Halloween. On leur a conseillé d’être bien visibles à bicyclette et ils nous ont aussi demandé s’ils devaient mettre des casques ou non», mentionne le lieutenant Guérin.

Prévention

À la lueur d’un reportage paru dans La Presse le week-end dernier, sur des travailleurs de l’étranger floués par une agence de placement, Daniel Guérin se félicite d’avoir pris les devants avant que des problèmes surgissent.

«Ces personnes sont vulnérables. On nous a dit qu’à chaque fois qu’ils voyaient une auto de police, ils craignaient que ce soit l’immigration. Aussi, la police d’ici et celle du Mexique, c’est complètement différent et on voulait qu’ils le comprennent. On veut qu’ils puissent faire appel à nous s’ils ont un problème», explique M. Guérin, donnant en exemple le vol du panier d’épicerie d’un de ces travailleurs au Walmart de la 19. «Si on l’avait su, nous aurions pu visionner les caméras. Ils travaillent fort pour leur argent.»

Le groupe a également fait part de la réalité de leur pays lorsqu’ils reviennent auprès des siens après des mois au Québec. «Ils doivent être discrets à leur retour à la maison parce qu’on peut aller jusqu’à se faire tuer pour de l’argent, eux qui gagnent jusqu’à cinq fois le salaire qu’ils feraient au Mexique et encore plus au Guatemala.»

Finalement, le lieutenant a l’intention de refaire le même exercice l’an prochain et rallier d’autres policiers qui parlent espagnol pour cette deuxième visite.

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