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Cette maison traditionnelle québécoise située au 6090, boulevard des Mille-Iles dans Saint-François aurait été construite vers 1881. (Photo tirée du site RE/MAX 2000 inc.)

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Quel sort réserve-t-on à cette maison patrimoniale?

Mise sur le marché au prix de 199 000 $ le mois dernier, cette maison ancestrale de l’est de Laval serait sur le point de changer de mains.

Si l’on sait que les parties impliquées s’affairent à remplir les conditions inscrites à l’offre d’achat acceptée, ces conditions demeurent pour l’instant confidentielles, explique la courtière immobilière et agente inscriptrice Marjolaine Lapointe.

Du côté de la Ville, pas moyen de savoir si cette maison du 6090, boulevard des Mille-Iles a fait l’objet ces derniers temps d’une demande de certificat de démolition-patrimoine.

Toute demande de cette nature est «traitée de façon confidentielle» jusqu’à ce que le comité de démolition en soit saisi. C’est à ce moment précis qu’un «avis public doit être publié et une qu’une affiche doit être installée sur la propriété».

Inventoriée

Située entre les rues Lauriau et Guglia, à l’est du pont de l’autoroute 25, cette demeure dont l’année de construction est estimée vers 1881 figure à l’inventaire du patrimoine lavallois adopté par le conseil municipal l’automne dernier.

Maison traditionnelle québécoise située au 6090, boulevard des Mille-Iles dans Saint-François construite vers 1881. (Photo extraite de la base de données patrimoniales Ville de Laval)

Bien qu’aucune information historique n’ait été retracée relativement à ce bâtiment, la base de données patrimoniales développée par la firme Patri-Arch lui reconnaît une «valeur patrimoniale moyenne» en raison de «son ancienneté et son style architectural».

On y lit que «la demeure est représentative de la maison traditionnelle québécoise qui domine le paysage bâti des campagnes et des villages québécois pendant la majeure partie du 19e siècle». Cela dit, comme la maison a depuis été dépouillée de presque tous ses «éléments d’origine», le registre détaille «un programme de travaux de restauration [qui] permettrait d’augmenter sa valeur patrimoniale».

Parmi ces mesures, il est recommandé de revenir à une galerie couvrant la façade principale avec des poteaux en bois de facture traditionnelle, d’installer un revêtement en tôle traditionnelle ou en bardeaux de bois sur la toiture, de remplacer les fenêtres actuelles par des modèles en bois à battants à grands carreaux et de supprimer l’auvent pour les voitures.

Protection et mise en valeur

Rappelons qu’il y a trois ans, l’administration municipale se dotait d’un règlement pour contrôler la démolition de tout immeuble présentant un intérêt patrimonial sur le territoire.

Ce règlement vise à préserver «la pérennité de cette richesse collective que constitue le patrimoine bâti» de plus de 1400 immeubles recensés. On parle ici de «bâtiments principaux et secondaires, des croix de chemin, des calvaires, des charniers et un caveau» identifiés pour la grande majorité lors d’un recensement réalisé en 2015 par la firme Patri-Arch.

Si bien que depuis 2019, tout propriétaire souhaitant démolir un immeuble d’intérêt patrimonial à Laval est tenu de déposer une demande de certificat de démolition-patrimoine.

Procédure

Si tel devait être le cas pour la maison du 6090, boulevard des Mille-Iles, le comité formé de trois élus dont son président et conseiller de Vimont, Pierre Brabant, serait alors chargé d’en étudier la demande.

Outre l’état du bâtiment, sa valeur patrimoniale, l’intérêt public et la qualité du projet de remplacement, les motifs d’opposition ayant pu être exprimés dans les 10 jours suivant un avis public seraient pris en compte par le triumvirat que complètent Yannick Langlois et Seta Topouzian. Puis, advenant une recommandation favorable, la procédure en place permettrait à toute personne d’interjeter appel auprès du comité exécutif de la Ville dans les 30 jours suivant la décision.

Usages autorisés

Actuellement inoccupée, la propriété ancestrale appartenant à Guy Cliche Jr dispose de 5 pièces sur un étage et demi dont une chambre mansardée.

La maison est située en zone AC-98, un zonage agricole où sont notamment autorisés les usages publics, semi-publics de même que les habitations unifamiliales isolées ou jumelées. La superficie du terrain couvre quelque 420 mètres carrés.

Quant à la valeur foncière au nouveau rôle en vigueur depuis le 1er janvier, celle-ci a grimpé de 18 % en trois ans, passant de 121 800 à 144 200 $ dont 83 000 $ pour le bâtiment.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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