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Protestations contre le Centre de surveillance de l’immigration

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Protestations contre le Centre de surveillance de l’immigration

Le 3 octobre était une journée de protestation internationale contre la détention de migrants, menée par l’organisme Solidarité sans frontières (SSF).

Le Centre de surveillance de l’immigration (CSI), situé à l’établissement Montée-Saint-François (dans Saint-Vincent-de-Paul) est visé par des groupes de pression en droits humains comme SSF. On a rapporté des incidents de menaces et de vandalisme.

Comme nous avions écrit à ce sujet en 2016, le gouvernement fédéral projette de construire un nouveau CSI de 56 millions$, qui ouvrirait en 2021 avec une capacité de 121 personnes.

Des actes de vandalisme ont été perpétrés contre des entreprises engagées dans ce projet, particulièrement la compagnie Tisseur inc., qui a obtenu ce contrat de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

La porte-parole de Solidarité sans frontières, Amy Darwish, a déclaré au médias nationaux en juillet dernier:

«Nous allons certainement continuer les actions publiques sur Tisseur afin d’abandonner ce projet et stopper la construction de cette prison (…).

Réplique de l’ASFC

L’ASFC a répliqué aux mêmes médias:

«Il est important de clarifier que le nouveau Centre de surveillance de l’immigration de Laval, comme les autres CSI de l’ASFC, n’est pas une prison, mais une installation conçue pour accueillir des personnes dont le niveau de risque nécessite une surveillance pour des raisons de sécurité publique. C’est une mesure de dernier recours et les solutions de rechange à la détention doivent toujours être envisagées.»

Il existe trois CSI au Canada: à Laval (à l’établissement pénitenciaire Montée-Saint-François), Toronto et Vancouver.

Le CSI de Laval est est un lieu de détention exploité en collaboration avec le Service correctionnel du Canada, propriétaire de l’établissement.

Le CSI comprend trois secteurs résidentiels: pour les hommes, les femmes et les familles ou les mineurs non accompagnés.

On y offre de nombreux services, tels que: cafétéria servant trois repas par jour, ordinateurs, téléviseurs, salle d’entraînement, salles réservées aux pratiques religieuses, salles réservées aux rencontres privées avec des professionnels, centre médical et personnel infirmier, psychiatre, coiffure, salle pour l’enseignement des enfants.

SSF n’en démord pas

Le 3 octobre, l’organisme Solidarité sans frontières, que plusieurs considèrent comme extrémiste, a protesté dans huit villes canadiennes, dont Laval, contre ce qu’il continue d’appeler la “prison pour migrants” (le CSI de l’Établissement Montée-Saint-François).

En même temps, le Centre des femmes de Laval dénonce l’incarcération des femmes à la prison Leclerc dans “un environnement insalubre, dangereux pour leur santé et qui bafoue les droits humains”, selon le point de vue de l’organisme exprimé dans un communiqué de presse.

“Les femmes autochtones ou racisées sont surreprésentées en prison”, affirme SSF. Certains analystes expliqueraient cela par le fait que ces femmes sont parfois surreprésentées parmi les criminelles.

Solidarité sans frontières croit qu’une situation néfaste similaire existe dans ce qu’il insiste pour appeler “la prison pour migrants”.

“La prison perpétue les inégalités découlant des systèmes d’oppression systémiques (SIC) tels que le colonialisme, le classisme, le racisme, le sexisme, le capacitisme, l’hétérosexisme, la transphobie”, des mots mal définis, mais néanmoins brandis par SSF pour promouvoir sa cause.

SSF prétend au passage que tous les Québécois sont des “migrants” et qu’ils foulent “un territoire autochtone non cédé”, des notions qui se révèlent comme étant des mythes.

Le Centre des femmes veut aider à l’éducation des enfants et l’éloignement des contextes politiques dangereux et celles qui veulent “trouver un emploi, se rapprocher des êtres chers ou rechercher l’aventure (SIC).

Selon des statistiques de l’ASFC, 144 migrants mineurs, dont 7 étaient non accompagnés, ont été détenus dans des CSI canadiens en 2017 et 2018.

Le nombre de personnes migrantes détenues au Canada était de 8355 en 2017-18, dont 71 % ont fait un séjour d’une durée moyenne de 14 jours dans un CSI.

 

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