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La restauration, un des secteurs fragilisés par la pandémie, a besoin d'un plan de déconfinement prévisible et de la flexibilité règlementaire. (Photo Depositphoto)

COVID-19

Prévisibilité et flexibilité pour les commerçants, SVP

Quelques heures avant l’annonce du déconfinement par le gouvernement Legault le 18 mai, la communauté d’affaires de Laval était «fébrile», témoignait la PDG de la Chambre de commerce de Laval, Caroline De Guire.

«Les fournisseurs, les employeurs, les clients… on est tous fébriles!» À quelques semaines des assouplissements des directives sanitaires, la Chambre de commerce de Laval entend adopter «une approche 360 pour voir comment tous seront impactés [et qui comprendra] des mesures pour les milieux les plus fragilisés, comme la restauration, les arts et la culture et le divertissement», explique Mme De Guire.

Pour ces secteurs, «le mot-clé est prévisibilité. On a absolument besoin d’un plan de déconfinement bien articulé».

«Pour les autres secteurs qui ont performé [malgré la pandémie], on vit déjà une pénurie de main-d’œuvre aggravée. Il y aura une pression énorme quand les autres secteurs vont rouvrir», analyse Mme Deguire.

Caroline De Guire, PDG de la Chambre. (Photo gracieuseté)

Besoin de souplesse de la Ville

Pour qu’ils tirent pleinement profit de l’oxygène apporté par le déconfinement, les commerçants lavallois, notamment les restaurateurs, auront besoin d’une ouverture de la part de la municipalité, affirme la PDG.

Que ce soit pour l’électrification ou la couverture des terrasses, l’espace qu’elles peuvent occuper, la période de temps pendant laquelle leur ouverture est permise, «on doit pouvoir compter sur la flexibilité de le réglementation municipale», souligne-t-elle.

Le cas Laval

«Laval a une grande force: elle est la capitale québécoise du commerce, note Carole De Guire. Avant la pandémie, il y avait déjà une surchauffe et une pénurie de main-d’œuvre, qui a été aggravée par la PCU et toutes sortes de facteurs, dans les secteurs manufacturiers et les commerces de détail, par exemple.»

La pandémie et les mesures de confinement ont ensuite poussé les employés des établissements visés par les fermetures à aller vers les secteurs qui ont maintenu leurs activités. «Quand les autres secteurs [restaurants, etc.] vont rouvrir, les gens qui les ont embauchés ont un très grand risque de les perdre. Ils vont s’arracher la main-d’œuvre. Plus que jamais, l’appui à nos entreprises, provenant du gouvernement fédéral et provincial, sera nécessaire.»

Des outils en place

Deux outils déjà en place à la Chambre de commerce vont permettre une vigie et des actions concrètes pour épauler le milieu. Le comité d’affaires publiques, mis sur les rails au début de 2020 a pu se faire les dents sur les nombreux enjeux générés par la pandémie et proposer des actions concrètes. Des entrepreneurs lavallois composent ce comité, qui fait de l’accompagnement terrain auprès des entreprises.

Le programme Prox-commerce, qui vise à conseiller les commerçants lavallois face aux nouveaux défis du commerce de détail a vu sa vocation propulsée à l’avant-scène de l’actualité en raison de la pandémie. «Il fallait appuyer les commerçants, revoir les chaînes d’approvisionnement», illustre Mme De Guire. Le programme, déjà présent dans le secteur des Laurentides-Cartier a été déployé en accéléré dans Sainte-Dorothée, Sainte-Rose, Saint-Vincent-de-Paul, dans l’esprit des 14 noyaux villageois de Laval. «On vise à leur donner une identité qui leur est propre, on veut miser sur cette force», conclut Mme De Guire.

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