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«Prévenir un AVC, c’est payant»

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«Prévenir un AVC, c’est payant»

Au début de sa pratique dans les années 1990, le cardiologue Christian Constance voyait chaque semaine, un ou deux patients atteints de fibrillation auriculaire, la forme la plus courante d’arythmie cardiaque. Aujourd’hui, il en voit un à deux, par demi-journée!

C’est ce que le spécialiste qui pratique à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont a confié à la vingtaine de personnes venues l’entendre lors d’une conférence organisée le 12 octobre, par l’AFEAS.

Comme les facteurs de risque de la fibrillation auriculaire (FA) sont principalement l’hypertension artérielle, les maladies coronariennes, l’hyperactivité thyroïdienne et les maladies pulmonaires, le vieillissement de la population augmente le nombre de cas de FA. «Un adulte de 60 ans sur 25 fait de la FA, à 80 ans et plus, c’est 1/10», a fait remarquer Dr Constance en expliquant qu’avec le temps, les gens cumulent les facteurs de risques.

Il a souligné que la FA n’est pas mortelle, mais qu’il s’agit d’un «problème fatigant» pouvant mener à d’autres problématiques. «Ce qui fait le plus peur aux médecins, ce sont les risques élevés d’accident vasculaire cérébral (AVC) qui sont cinq fois plus grands», a-t-il confié en rappelant que les AVC sont la troisième cause de décès.

Sans symptômes

À l’heure actuelle, 350 000 Canadiens souffrent de FA. Les principaux symptômes sont des palpitations, un essoufflement, des vertiges, de la fatigue, des douleurs dans la poitrine. Cependant, 50 % des personnes aux prises avec la FA ne ressentent aucun symptôme.

«Le but d’une soirée comme celle-là est que les gens aillent voir leur médecin de famille pour passer un électrocardiogramme», a fait valoir Dr Christian Constance. Selon lui, toutes les personnes de plus de 50 ans devraient en passer un tous les cinq ans. «Un électrocardiogramme coûte 3 $ à la Régie de l’assurance-maladie, a-t-il précisé. Prévenir un AVC, c’est payant.»

Traitements

Dr Christian Constance a décrit les différents traitements disponibles. Il a déploré que les médecins puissent difficilement prescrire de la dronédarone, un nouveau médicament que la Régie de l’assurance-maladie rembourse seulement si le patient a essayé deux autres médicaments.

«Il faut faire subir deux échecs aux patients. C’est vrai que les vieux médicaments coûtent 50 $ par mois comparativement à 165 $, mais les patients retournent chez le médecin plusieurs fois, ils ont des effets secondaires, ils vont consulter à l’urgence parce qu’ils se sentent trop mal. Ça coûte cher à l’État», a-t-il argumenté.

«Avec les vieux médicaments, on a des taux de succès de 40 %», a-t-il rapporté. Le cardiologue a enjoint les personnes souffrant de FA à retourner voir leur médecin si elles ne se sentent pas bien même en prenant des médicaments. ««Notre but est que vous poursuiviez votre vie normale», a-t-il ajouté.

Témoignage

Francine Hamel, résidente de Sainte-Rose, qui souffre de FA depuis le mois de mars dernier, a partagé son expérience.

Elle a raconté qu’au moment où elle s’est présentée au CLSC, elle avait une douleur dans le dos, elle était essouffler et son pouls était très élevé, même au repos.

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