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Prématurité, une réalité méconnue mais remplie d’espoir

Germina Jean-Philippe, Lavalloise d’origine haïtienne, qui a accouché de jumeaux au Québec à 25 semaines alors qu’elle était de passage en tant que touriste, veut démystifier la réalité de la prématurité et donner une lueur d’espoir à tous les parents d’enfants prématurés.
«Quand j’ai vu que mes enfants sont nés au mois d’août alors qu’ils devaient naître en novembre, je me suis senti complètement déboussolé, affirme Germina Jean- Philippe qui était venue au Québec pour le baptême de son neveu. Je ne comprenais rien.»
Chaque année, 8% des naissances au Québec surviennent avant terme. Près de 6000 bébés naissent prématurément chaque année, dont 1200 avant 32 semaines de grossesse.
Pour Germina Jean-Philippe, ç’a été tout un défi d’accoucher dans un pays étranger, sans même une assurance médicale couvrant les frais liés à l’accouchement.
«Tout allait vraiment mal pour eux, souligne la résidente de Saint-François. Mes enfants ne pesaient que 800 grammes avec des complications dans les poumons et, moi, j’étais stressée du montant que je devrais rembourser à l’hôpital.

Des ressources

Les parents d’enfants prématurés se sentent souvent seuls et souffrent d’une détresse psychologique causée par les nombreuses complications qui surviennent au long du processus.
La Lavalloise a été amenée par sa famille à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé à Laval, pour ensuite être transférée à Maisonneuve où on a procédé à une césarienne. «J’ai eu de l’assistance sociale à l’hôpital, se rappelle-t-elle. Ils m’ont aidée pour avoir une entente de paiement que je rembourse encore. C’est aussi grâce à eux si j’ai rencontré Mme Mantha, fondatrice de Préma-Québec, qui m’a donné une petite aide financière et des couvertures pour mes enfants.»
Germina remercie Préma-Québec, organisme qui vient en aide aux parents d’enfants prématurés depuis 2003 et qui l’a soutenue moralement. En échange pour toute l’aide, la jeune maman a organisé une collecte de fonds avec sa famille pour donner en retour aux parents dans le besoin.
«J’ai pu voir les commentaires d’autres parents qui ont des enfants prématurés et cela m’a donné de la force. J’ai eu du soutien téléphonique et aussi du soutien pour trouver de l’aide financière. Ils font un travail exemplaire et c’est pour cela que je suis fière de les aider.»
Le parcours de parents d’enfants prématurés est rempli d’incertitude et de peur, souvent parce que les enfants peuvent avoir des séquelles ou parce que les parents sont obligés de s’éloigner de leur famille pour avoir de meilleurs services médicaux.
«Au Québec, il y a seulement six hôpitaux qui peuvent aider les bébés prématurés de 25 semaines, confie Ginette Mantha. On a trouvé notre expérience très difficile parce qu’il fallait changer de ville pour trouver les services pour l’enfant qui venait de naître. Alors, on a été éloignés de notre famille dans un endroit où il y avait peu de ressources.»
Malgré une légère diminution dans les dernières années, le taux de prématurité demeure supérieur à celui mesuré au début des années 1980, selon Institut de la statistique du Québec.
Pour Préma-Québec, il est important de soutenir les parents qui ne connaissent pas la néo-natalité. Ils offrent des services en écoute téléphonique, d’aide financière, en soutien psychologique, etc.
«Les gens qui sont à Laval nous demandent souvent de l’argent pour un peu d’essence. Le stationnement à l’hôpital coûte très cher, nous souligne la fondatrice de l’organisation. Peu importe le besoin, on sera toujours là pour les parents de toutes les villes et régions.»

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