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Place Bell: pas question d’en renégocier l’entente

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Place Bell: pas question d’en renégocier l’entente

OPTION. Bien que la Cité de la culture et du sport de Laval pourrait dès la fin janvier 2017 résilier la présente convention de partenariat qui la lie avec l’exploitant de la Place Bell, question d’en renégocier à la hausse certaines dispositions, cette option n’est absolument pas envisageable pour le moment, assure-t-on.

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«On est à un an de l’ouverture et tout va comme prévu, indique le directeur général de la Ville, Serge Lamontagne. On ne voit pas à cette étape-ci de motifs pour rouvrir une entente qu’on est en train de déployer à 110 milles à l’heure de part et d’autre.»

Même son de cloche du côté de la Cité, organisme responsable de l’amphithéâtre de la Place Bell.

«Pour l’instant, on voit ça comme une très bonne entente. Mais s’il y a des choses qu’il faille préciser parce que l’entente a été signée en 2013, on ne dit pas qu’on ne la rouvrira pas», ajoute Me Ève-Marie Le Fort, avocate au dossier, tout en appuyant sur la réputation de l’exploitant qu’est l’Aréna des Canadiens Inc., mieux connu sous la marque de commerce evenko.

De gauche à droite: le directeur du projet de la Place Bell, Jean-Marc Venne, le directeur général de la Ville, Serge Lamontagne, et Me Ève-Marie Le Fort, représentant la Cité de la culture et du sport de Laval au Bureau des grands projets de Laval.
De gauche à droite: le directeur du projet de la Place Bell, Jean-Marc Venne, le directeur général de la Ville, Serge Lamontagne, et Me Ève-Marie Le Fort, représentant la Cité de la culture et du sport de Laval au Bureau des grands projets de Laval.  ©Photo – Mario Beauregard

À l’inverse, le conseiller municipal indépendant Jean Coupal estime que la Ville aurait intérêt à renégocier son entente avec evenko, tel que le permettrait la convention à compter du 26 janvier 2017.

En fait, l’une ou l’autre des parties aura le loisir de résilier le contrat si l’ensemble des travaux de l’amphithéâtre n’est pas complété dans les 48 mois suivant sa signature, laquelle remonte au 25 janvier 2013.

Selon l’échéancier, ce n’est pas avant avril prochain que le constructeur Pomerleau livrerait l’équipement.

Pas une bonne idée

Experte en gestion municipale et métropolitaine, la professeure associée à l’UQÀM Danielle Pilette ne voit pas d’un bon œil une éventuelle renégociation.

«Si j’étais à la place de la Ville, j’irais au plus vite avec cette entente telle quelle. Dans la conjoncture actuelle, d’après moi, ce serait un peu désastreux pour Laval.»

L’universitaire rappelle que même si le partenaire privé a peu investi dans la construction de l’amphithéâtre, evenko n’en assume pas moins des risques financiers sur une période de 20 ans, notamment pour la partie de ses opérations internationales.

«Dans l’industrie du spectacle et de l’événement, l’avenir n’est pas au Canada, mais à l’est, principalement en Chine et au Japon. À la limite, on est chanceux que des entreprises canadiennes tirent encore leur épingle du jeu dans ce marché.»

Incidemment, evenko, une entreprise québécoise, est le plus important promoteur de l’industrie du divertissement au Canada et le 8e en Amérique du Nord.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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