Close Menu
Courrier LavalCourrier Laval

    Recevoir notre infolettre

    Recevez des informations sur l'actualité, événement et concours

    À la une

    Des enfants lavallois font la sieste dehors l’hiver

    14 mars 2026

    10 athlètes reçoivent une aide financière de Plongeon Laval

    14 mars 2026

    Les Lavallois invités à s’inscrire pour avoir un médecin de famille

    14 mars 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
    • Nous joindre
    • Service aux annonceurs
    • Courrier Laval EN
    • Faire un don
    La météo à Laval
    Samedi 14 mars
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Courrier LavalCourrier Laval
    • Actualités
      1. Économie
      2. Politique
      3. Politique municipale
      4. Société
      5. Voir tout

      Berge des baigneurs: mise en chantier d’un pavillon et d’une scène extérieure à 7,4 M$

      12 mars 2026

      Logement à louer: près de 24 000 $ pour se loger à Laval en 2026

      12 mars 2026

      Un employé loyal depuis 47 ans dans une entreprise de Laval

      11 mars 2026

      Plus de 70 acteurs de Laval abordent le logement social et communautaire

      10 mars 2026

      Berge des baigneurs: mise en chantier d’un pavillon et d’une scène extérieure à 7,4 M$

      12 mars 2026

      Logement à louer: près de 24 000 $ pour se loger à Laval en 2026

      12 mars 2026

      Karine Ménard, première femme à diriger le Service de police de Laval

      11 mars 2026

      Impôts à payer sur les 7 M$ volés par Gilles Vaillancourt: motion d’urgence adoptée ce soir

      10 mars 2026

      Berge des baigneurs: mise en chantier d’un pavillon et d’une scène extérieure à 7,4 M$

      12 mars 2026

      Karine Ménard, première femme à diriger le Service de police de Laval

      11 mars 2026

      Laval finaliste d’un prix Mérite Ovation municipale

      8 mars 2026

      Mohamed Bâ à la présidence du Comité consultatif en environnement

      8 mars 2026

      La Lavalloise Éliane Runner rêve de la couronne à Miss Québec 2026

      13 mars 2026

      Laval se rallie au mouvement Le communautaire à boutte

      13 mars 2026

      100 000$ pour le CAVAC de Laval

      11 mars 2026

      Une députée lavalloise propose la création d’une Politique nationale sur la santé des femmes

      10 mars 2026

      Des enfants lavallois font la sieste dehors l’hiver

      14 mars 2026

      10 athlètes reçoivent une aide financière de Plongeon Laval

      14 mars 2026

      Les Lavallois invités à s’inscrire pour avoir un médecin de famille

      14 mars 2026

      Luke Mittelstadt signe avec les Canadiens et se joint au Rocket

      13 mars 2026
    • Faits divers
    • Culture
    • Sports

      10 athlètes reçoivent une aide financière de Plongeon Laval

      14 mars 2026

      Luke Mittelstadt signe avec les Canadiens et se joint au Rocket

      13 mars 2026

      Jacob Fowler rappelé par les Canadiens de Montréal

      11 mars 2026

      Huitième position aux Mondiaux juniors pour Quattrocchi et Lacasse

      10 mars 2026

      Jeux du Québec : Laval au 6e rang du classement des régions

      9 mars 2026
    • Édition virtuelle
      • Édition de la semaine
      • Archives
    • Inspiration
    • MAG Laval
    • Plus +
      • Jeux
      • Concours
      • Emploi
      • Points de dépôt
      • Zone Aubaines
    Courrier LavalCourrier Laval
    Home - Actualités - Philippe le fait pour lui-même cette fois

    Philippe le fait pour lui-même cette fois

    Benoit LeBlancPar Benoit LeBlanc21 octobre 2017
    Facebook Twitter LinkedIn
    Philippe Populus revient de loin et s'efforce de sortir définitivement de la rue.
    Philippe Populus revient de loin et s'efforce de sortir définitivement de la rue. ©Photo - Photo TC Media - Mario Beauregard
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn

    Mis à jour le 21 octobre 2017 à 02h30

    «Cette fois, je le fais pour moi-même et aucune autre raison, affirme le jeune homme de 27 ans qui fait du bénévolat dans plusieurs fraternités anonymes pour demeurer sobre. L’Aviron, c’est mon chez-moi. Les intervenants m’aident à détecter mes besoins et y répondre sainement. Ça vient me stabiliser et me permet de travailler sur moi.»

    De la banalité à la déchéance

    Philippe Populus est né à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé et a grandi dans Vimont dans une famille normale sans abus ni violence physique.

    «J’étais bon élève à part un peu de harcèlement, raconte-t-il. Au cégep, ça s’est gâté. J’ai décroché pour aller vers l’argent facile gagné dans les bars. Ça m’amenait la valorisation, le paraître, la puissance et 300 $ par jour. C’est quand même bon quand t’as 18 ans!»

    À 17 ans, Philippe est diagnostiqué pour un trouble de la personnalité limite, ce qu’il tente de fuir, d’oublier. Surtout, il ne veut aucunement penser que sa maladie est la cause de tous ses malheurs. À 22 ans, un ami lui fait essayer le GHB. «J’ai aimé ça. La lumière venait d’allumer à’maison!»

    Peu après, Philippe commence à vendre des stupéfiants pour consommer. Levé à 15h, trois téléphones cellulaires en main, il reçoit les appels, socialise et répond à la demande, avant de rentrer au bar faire la soirée et nuit.

    Frôler la mort

    Le jeune homme maintiendra ce rythme jusqu’à l’âge de 25 ans. Le système craque. Après une troisième tentative de suicide, Philippe tombe dans le coma et est hospitalisé durant un mois. Il suit une thérapie. Ses parents acceptent de le reprendre après un passage en réinsertion sociale à l’organisme Un foyer pour toi.

    «J’ai toujours eu un gros vide et la drogue comblait ce vide momentanément, mais les problèmes, eux ne disparaissaient jamais, analyse-t-il maintenant. Un jour, le vide est revenu.»

    Un an de rechute sévère. Sa dernière crise suivait l’ingurgitation d’un cocktail explosif de GHB, cocaïne et différents anxiolytiques. Pire, il volera de l’argent et des médicaments à ses parents. Il dormira partout où il le peut sans jamais trouver de véritable foyer.

    «Là, j’ai tout perdu, le peu de stabilité que j’avais trouvée, la famille, ressasse-t-il avec douleur. Aujourd’hui, j’ai repris de brefs contacts avec mes parents. Je les comprends totalement. Je n’ai pas toujours été correct et ne suis pas une fierté.»

    N’empêche qu’un jour à la fois, Philippe Populus fait un pas de plus vers la réhabilitation et réinsertion. D’ici un an, il espère se retrouver en logement supervisé, avant d’assumer une complète autonomie qui lui semble encore un vertige pour l’instant.

    «Ça va prendre du temps, mais j’ai décidé de me faire un nouveau cercle d’amis et d’affronter mes problématiques et de répondre peu à peu à mon insécurité», de conclure un Philippe souriant avant de rejoindre des amis parmi les marcheurs de la Nuit des sans-abri.

    «Cette fois, je le fais pour moi-même et aucune autre raison, affirme le jeune homme de 27 ans qui fait du bénévolat dans plusieurs fraternités anonymes pour demeurer sobre. L’Aviron, c’est mon chez-moi. Les intervenants m’aident à détecter mes besoins et y répondre sainement. Ça vient me stabiliser et me permet de travailler sur moi.»

    De la banalité à la déchéance

    Philippe Populus est né à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé et a grandi dans Vimont dans une famille normale sans abus ni violence physique.

    «J’étais bon élève à part un peu de harcèlement, raconte-t-il. Au cégep, ça s’est gâté. J’ai décroché pour aller vers l’argent facile gagné dans les bars. Ça m’amenait la valorisation, le paraître, la puissance et 300 $ par jour. C’est quand même bon quand t’as 18 ans!»

    À 17 ans, Philippe est diagnostiqué pour un trouble de la personnalité limite, ce qu’il tente de fuir, d’oublier. Surtout, il ne veut aucunement penser que sa maladie est la cause de tous ses malheurs. À 22 ans, un ami lui fait essayer le GHB. «J’ai aimé ça. La lumière venait d’allumer à’maison!»

    Peu après, Philippe commence à vendre des stupéfiants pour consommer. Levé à 15h, trois téléphones cellulaires en main, il reçoit les appels, socialise et répond à la demande, avant de rentrer au bar faire la soirée et nuit.

    Frôler la mort

    Le jeune homme maintiendra ce rythme jusqu’à l’âge de 25 ans. Le système craque. Après une troisième tentative de suicide, Philippe tombe dans le coma et est hospitalisé durant un mois. Il suit une thérapie. Ses parents acceptent de le reprendre après un passage en réinsertion sociale à l’organisme Un foyer pour toi.

    «J’ai toujours eu un gros vide et la drogue comblait ce vide momentanément, mais les problèmes, eux ne disparaissaient jamais, analyse-t-il maintenant. Un jour, le vide est revenu.»

    Un an de rechute sévère. Sa dernière crise suivait l’ingurgitation d’un cocktail explosif de GHB, cocaïne et différents anxiolytiques. Pire, il volera de l’argent et des médicaments à ses parents. Il dormira partout où il le peut sans jamais trouver de véritable foyer.

    «Là, j’ai tout perdu, le peu de stabilité que j’avais trouvée, la famille, ressasse-t-il avec douleur. Aujourd’hui, j’ai repris de brefs contacts avec mes parents. Je les comprends totalement. Je n’ai pas toujours été correct et ne suis pas une fierté.»

    N’empêche qu’un jour à la fois, Philippe Populus fait un pas de plus vers la réhabilitation et réinsertion. D’ici un an, il espère se retrouver en logement supervisé, avant d’assumer une complète autonomie qui lui semble encore un vertige pour l’instant.

    «Ça va prendre du temps, mais j’ai décidé de me faire un nouveau cercle d’amis et d’affronter mes problématiques et de répondre peu à peu à mon insécurité», de conclure un Philippe souriant avant de rejoindre des amis parmi les marcheurs de la Nuit des sans-abri.

    Print Friendly, PDF & EmailImprimer le texte
    Partager Facebook Twitter LinkedIn
    Benoit LeBlanc

    Articles Similaires

    Des enfants lavallois font la sieste dehors l’hiver

    14 mars 2026

    10 athlètes reçoivent une aide financière de Plongeon Laval

    14 mars 2026

    Les Lavallois invités à s’inscrire pour avoir un médecin de famille

    14 mars 2026
    Tour d’actualité

    Des enfants lavallois font la sieste dehors l’hiver

    Éducation 14 mars 2026

    Des Centres de la petite enfance (CPE) de Laval font à l’occasion dormir les enfants…

    Print Friendly, PDF & EmailImprimer le texte

    10 athlètes reçoivent une aide financière de Plongeon Laval

    14 mars 2026

    Les Lavallois invités à s’inscrire pour avoir un médecin de famille

    14 mars 2026
    Suivez-nous
    • Facebook
    • Twitter
    • Instagram
    • YouTube
    Notre Mission
    Notre Mission

    Rejoindre l’ensemble des citoyens de Laval, et ce, par notre réseau de diffusion unique constitué de publications imprimées, de sites web, de blogues, et par une présence importante dans la communauté et dans les réseaux sociaux.Rejoindre l’ensemble des citoyens de Laval, et ce, par notre réseau de diffusion unique constitué de publications imprimées, de sites web, de blogues, et par une présence importante dans la communauté et dans les réseaux sociaux.

    Financé par le gouvernement du Canada


    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
    Sur le vif

    Des enfants lavallois font la sieste dehors l’hiver

    14 mars 2026

    10 athlètes reçoivent une aide financière de Plongeon Laval

    14 mars 2026

    Les Lavallois invités à s’inscrire pour avoir un médecin de famille

    14 mars 2026

    Recevoir notre infolettre

    Recevez des informations sur l'actualité, événement et concours

    © 2026 Tous droits réservés - Création 2M MEDIA
    • Contactez-nous
    • Conditions d’utilisation et politique de confidentialité
    • Service aux annonceurs
    • Qui sommes-nous ?

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.