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Peu avant son retrait, l’ex-maire Gilles Vaillancourt avait octroyé un contrat de 480 000 $ sans appel d’offres

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Peu avant son retrait, l’ex-maire Gilles Vaillancourt avait octroyé un contrat de 480 000 $ sans appel d’offres

Le 12 septembre dernier, évoquant un «cas de force majeure», l’ex-maire Gilles Vaillancourt décrétait l’octroi d’un contrat de 480 000 $ sans appel d’offres à l’entrepreneur Les Grands Travaux Soter et la firme de génie Cima+.

Quarante-deux jours plus tard, le 24 octobre, Gilles Vaillancourt prenait tout le monde par surprise en annonçant son retrait temporaire de ses fonctions de maire de Laval pour des raisons de santé.

Rappelons que ce jour-là, l’Unité permanente anti-corruption (UPAC) perquisitionnait une dizaine de coffrets de sûreté que détient M. Vaillancourt dans différentes institutions financières.

Celui qui régnait sur Laval depuis 23 ans n’est plus jamais revenu à l’hôtel de ville, si ce n’est que pour y annoncer officiellement sa démission, le 9 novembre dernier.

Pont de l’île Verte

Par ce décret adopté par le maire démissionnaire, Les Grands Travaux Soter s’est vu confier un mandat de quelque 400 000 $ afin de procéder aux travaux de consolidation et de protection de la pile du pont du chemin des Trilles, reliant l’île Pariseau à l’île Verte, dans l’extrême pointe ouest de Laval.

Quant à Cima+, elle a hérité de la surveillance des travaux, qui lui a valu des honoraires d’environ 80 000 $.

Le jour même de l’octroi du contrat, le 12 septembre, Cima+ déposait à la Ville un rapport préliminaire d’une inspection sous-marine de la structure, effectuée le 4 septembre, dans lequel elle recommandait aux autorités municipales de procéder «sans délai et de façon urgente» en raison d’«un affouillement sévère et étendu sous la pile centrale».

Bien que le rapport soit daté du 12 septembre, la porte-parole de la Ville, Nadine Lussier, soutient que «la demande d’intervention pour consolider la fondation de la pile a été faite la journée même» de l’inspection, soit le 4 septembre.

Le Service de l’ingénierie de Ville Laval, dont les bureaux ont été perquisitionnés par l’UPAC le 4 octobre, aurait alors «procédé à une demande de prix (…) auprès de trois entrepreneurs spécialisés», ajoute Mme Lussier dans un courriel transmis au Courrier Laval.

Dans la poursuite d’une vaste enquête sur la corruption municipale et la collusion dans l’octroi des contrats publics à Laval, la firme d’ingénierie-conseil Cima+ avait aussi été visitée, le 6 novembre, par les policiers enquêteurs de l’UPAC.

À huis clos

C’est à l’occasion d’une séance du comité exécutif (CÉ) tenue à huis-clos, le 19 septembre, que les officiers élus Gilles Vaillancourt, alors maire et président du CÉ, Basile Angelopoulos, alors vice-président du CÉ, Benoît Fradet, Alexandre Duplessis et Jocelyne Guertin ont adopté à l’unanimité que recommandation soit faite au conseil de ville de recevoir le rapport de M. Vaillancourt, autorisant Les Grands Travaux Soter et Cima+ à effectuer les travaux de consolidation de la pile du pont de l’île Verte et la surveillance du chantier.

À la Ville, on précise que les travaux liés au double mandat évalué à 480 000 $, avant taxes, octroyé le 12 septembre, ont débuté dès le lendemain.

Les Grands Travaux Soter devait consolider la semelle de la pile dans un délai de 10 jours et disposait de 30 jours pour réaliser le reste des travaux. Les travaux sont aujourd’hui terminés, mentionne-t-on.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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