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Permis suspendu pour un chauffeur de taxi suspecté d’agression sexuelle

Faits divers

Permis suspendu pour un chauffeur de taxi suspecté d’agression sexuelle

JUSTICE. Dans une décision rendue le 21 juillet, la Commission des transports du Québec (CTQ) a ordonné au Bureau de taxi de Montréal de suspendre le permis de taxi détenu par le Lavallois Lofti Ben Romdhane, à la suite d’accusations pour trois agressions sexuelles.

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Les trois incidents se seraient déroulés entre le 13 avril et le 16 octobre 2016.

«Les événements reprochés à Lofti Ben Romdhane portent sur des agressions sexuelles sur des personnes de sexe féminin lors d’un transport par taxi. Faire des câlins ou des attouchements à une cliente n’est pas un geste acceptable pour un chauffeur de taxi», peut-on lire dans le jugement.

«L’intérêt public exige qu’un chauffeur de taxi n’ait aucune conduite déficiente de quelque façon que ce soit dans l’exercice de son métier. Les gestes posés par Lofti Ben Romdhane constituent des empêchements qui compromettent la sécurité des usagers», ajoute la CTQ dans son analyse

Dans sa défense, le chauffeur a argué qu’il connaissait les plaignantes et que celles-ci sympathisaient avec lui.

Trois agressions

Du côté de la preuve, la première victime a indiqué qu’elle avait passé une partie de la soirée avec trois amies dans une discothèque. Elles sont ensuite sorties et ont marché sur la rue Sainte-Catherine, dans le centre-ville de Montréal. Un chauffeur de taxi a alors klaxonné à plusieurs reprises pour leur offrir ses services.

Comme elle désirait retourner chez elle en taxi, la plaignante est montée à bord. Une amie a pris une photo du véhicule à ce moment, permettant ainsi d’identifier plus tard sa plaque d’immatriculation. Arrivée à destination, la jeune femme a payé sa course. Par la suite, Lofti Ben Romdhane serait sorti de son taxi pour la rejoindre sur le trottoir. Il aurait mis ses mains en dessous de sa jupe et lui aurait touché l’intérieur des cuisses avant de remonter jusqu’à ses parties intimes et fesses, en tentant de l’embrasser sur la bouche.

La plaignante aurait alors tourné la tête et se serait réfugiée chez elle, se confiant à sa mère avant d’entreprendre des démarches judiciaires.

La seconde victime sortait d’un bar du Vieux-Montréal et est montée dans le premier taxi d’une file d’attente. À ce moment, le chauffeur lavallois aurait essayé de causer avec elle, l’invitant à deux reprises de venir s’asseoir devant, à ses côtés. Il se serait retourné pour lui flatter la cuisse en renouvelant sa demande. La femme a refusé de nouveau et pris en note le numéro de chauffeur apparaissant à l’intérieur du taxi, soit le 31993 au nom de Lofti Ben Romdhane.

Environ un mois plus tard, cette même plaignante a reconnu l’homme quand elle est montée à bord de son véhicule, cette fois, boulevard Saint-Laurent. Évitant toute conversation avec lui, le chauffeur lui aurait tout de même dit «donne-moi un câlin», ce qu’elle a refusé. Cependant, l’individu lui aurait saisi le bras pour réclamer la caresse demandée

«Prise au dépourvu, elle lui fait un câlin et quitte le véhicule», mentionne le document du jugement.

Elle déposera une plainte au Bureau de taxi de Montréal et le chauffeur sera intercepté le 10 novembre 2016, après que des patrouilleurs eurent aperçu une passagère sortir à deux reprises sa main de la fenêtre avant droite du taxi, alors que celui-ci circulait sur le chemin public.

À cette occasion, la jeune femme, visiblement en état d’ébriété selon les agents, serait sortie promptement, sans payer, se sauvant à la course. Les patrouilleurs auraient trouvé des condoms et du lubrifiant dans le coffre à gants du véhicule. Ils ont donné un constat d’infraction à Lofti Ben Romdhane pour avoir laissé à l’intérieur du taxi des objets non nécessaires à la mise en service d’un taxi.

Le Service de police de la Ville de Montréal procédera à l’arrestation du chauffeur de taxi sept jours plus tard, ce qui mènera aux trois accusations d’agression sexuelle.

Les trois incidents se seraient déroulés entre le 13 avril et le 16 octobre 2016.

«Les événements reprochés à Lofti Ben Romdhane portent sur des agressions sexuelles sur des personnes de sexe féminin lors d’un transport par taxi. Faire des câlins ou des attouchements à une cliente n’est pas un geste acceptable pour un chauffeur de taxi», peut-on lire dans le jugement.

«L’intérêt public exige qu’un chauffeur de taxi n’ait aucune conduite déficiente de quelque façon que ce soit dans l’exercice de son métier. Les gestes posés par Lofti Ben Romdhane constituent des empêchements qui compromettent la sécurité des usagers», ajoute la CTQ dans son analyse

Dans sa défense, le chauffeur a argué qu’il connaissait les plaignantes et que celles-ci sympathisaient avec lui.

Trois agressions

Du côté de la preuve, la première victime a indiqué qu’elle avait passé une partie de la soirée avec trois amies dans une discothèque. Elles sont ensuite sorties et ont marché sur la rue Sainte-Catherine, dans le centre-ville de Montréal. Un chauffeur de taxi a alors klaxonné à plusieurs reprises pour leur offrir ses services.

Comme elle désirait retourner chez elle en taxi, la plaignante est montée à bord. Une amie a pris une photo du véhicule à ce moment, permettant ainsi d’identifier plus tard sa plaque d’immatriculation. Arrivée à destination, la jeune femme a payé sa course. Par la suite, Lofti Ben Romdhane serait sorti de son taxi pour la rejoindre sur le trottoir. Il aurait mis ses mains en dessous de sa jupe et lui aurait touché l’intérieur des cuisses avant de remonter jusqu’à ses parties intimes et fesses, en tentant de l’embrasser sur la bouche.

La plaignante aurait alors tourné la tête et se serait réfugiée chez elle, se confiant à sa mère avant d’entreprendre des démarches judiciaires.

La seconde victime sortait d’un bar du Vieux-Montréal et est montée dans le premier taxi d’une file d’attente. À ce moment, le chauffeur lavallois aurait essayé de causer avec elle, l’invitant à deux reprises de venir s’asseoir devant, à ses côtés. Il se serait retourné pour lui flatter la cuisse en renouvelant sa demande. La femme a refusé de nouveau et pris en note le numéro de chauffeur apparaissant à l’intérieur du taxi, soit le 31993 au nom de Lofti Ben Romdhane.

Environ un mois plus tard, cette même plaignante a reconnu l’homme quand elle est montée à bord de son véhicule, cette fois, boulevard Saint-Laurent. Évitant toute conversation avec lui, le chauffeur lui aurait tout de même dit «donne-moi un câlin», ce qu’elle a refusé. Cependant, l’individu lui aurait saisi le bras pour réclamer la caresse demandée

«Prise au dépourvu, elle lui fait un câlin et quitte le véhicule», mentionne le document du jugement.

Elle déposera une plainte au Bureau de taxi de Montréal et le chauffeur sera intercepté le 10 novembre 2016, après que des patrouilleurs eurent aperçu une passagère sortir à deux reprises sa main de la fenêtre avant droite du taxi, alors que celui-ci circulait sur le chemin public.

À cette occasion, la jeune femme, visiblement en état d’ébriété selon les agents, serait sortie promptement, sans payer, se sauvant à la course. Les patrouilleurs auraient trouvé des condoms et du lubrifiant dans le coffre à gants du véhicule. Ils ont donné un constat d’infraction à Lofti Ben Romdhane pour avoir laissé à l’intérieur du taxi des objets non nécessaires à la mise en service d’un taxi.

Le Service de police de la Ville de Montréal procédera à l’arrestation du chauffeur de taxi sept jours plus tard, ce qui mènera aux trois accusations d’agression sexuelle.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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