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Parc-école Raymond: peu sécuritaire

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Parc-école Raymond: peu sécuritaire

Le parc-école du pavillon nord de l’école Raymond, situé dans l’ouest de Laval, est fermé depuis la mi-octobre pour des raisons sécuritaires. «On craignait qu’un enfant se fasse mal», explique la responsable du service de garde, Joanne Picard.

Il manque du sable, des socles des modules en ciment ressortent du sol et certains équipements en bois sont vétustes. Le personnel de l’établissement et des parents d’élèves alertent la Ville de Laval depuis plus de deux ans sur l’état du parc-école peu sécuritaire.

Imbroglio

«Nous avons été victimes d’une confusion des genres», reconnaît Marc Laforge, porte-parole de la Ville de Laval.

Depuis plusieurs mois, les services publics s’affairent à apporter du sable au parc-école du pavillon sud de l’école, qui appartient à la Ville. Mais les réclamations concernaient le parc-école du pavillon nord, propriété de la Commission scolaire de Laval (CSDL).

S’il y a eu confusion, c’est que les structures présentes dans les deux parcs-écoles relèvent de la municipalité, un élément qui avait échappé à la Ville.

Néanmoins des travaux, jusqu’ici jamais mis en chantier, avaient été prévus dans le parc-école nord, à l’été 2007.

Les modules les plus anciens datent des années 1980, voire au-delà. La difficulté pour les acteurs du problème a été de remettre la main sur le prtocole d’entente signé par le maire, Gilles Vaillancourt.

Résolution

Dès le 19 octobre, la situation devrait être régularisée. «Les Travaux publics vont casser le ciment dans lequel est coulé le module pour installer une structure autoportante, plus sécuritaire. On ne verra plus de béton remonter à la surface», explique Marc Laforge.

Après deux ans de réclamations, la Ville a enfin entendu les plaintes des parents. Le 15 octobre, des employés du service d’ingénierie se trouvaient dans le bureau de la directrice de l’établissement, Josée Bonin, pour résoudre le problème.

Inquiétude des parents

Avant le dénouement de l’imbroglio, des parents communiquaient leurs inquiétudes et leur frustration. «Ça fait plusieurs années qu’on achale la Ville de Laval. L’école et des parents ont fait des plaintes, mais rien n’a été fait», a déclaré le 5 octobre Alain Boucher, père d’une élève de 5e année de l’école Raymond.

Il y a deux ans, on lui a répondu qu’un représentant de la municipalité se rendrait à l’école «la semaine prochaine». «Ils ne sont jamais venus», constate M. Boucher.

«Le problème revient chaque année. Si un enfant tombe, il peut se fracturer le crâne», s’inquiète une maman qui souhaite garder l’anonymat. «J’ai appelé la Ville le 1er octobre, puis le 7, ils ont enregistré ma plainte. Ça me choque que ce ne soit pas un automatisme, on dirait qu’ils attendent l’accident», dit-elle.

Conseil de ville

Une citoyenne venue s’exprimer lors de la séance publique du Conseil de ville, le 4 octobre, a évoqué une visite «du maire et d’un conseiller», en 2009, à la suite de plaintes du service de garde. «Ce n’est pas encore réglé», a-t-elle dit.

«C’est la première fois que cela nous est souligné», a répondu le maire, Gilles Vaillancourt. Il a toutefois ajouté que si les équipements, installés par la municipalité il y a une quinzaine d’années, n’étaient plus adéquats, les mesures nécessaires seraient prises.

En collaboration avec Nathalie Villeneuve

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