Mis à jour le 23 mars 2026 à 13h06
Plus d’une douzaine d’organismes communautaires lavallois participent au mouvement Le communautaire à boutte, qui entame sa grève panquébécoise de services ce lundi 23 mars, et ce, jusqu’au jeudi 2 avril.
Au moment d’écrire ces lignes, le Courrier Laval avait répertorié 13 organismes qui ont déposé un mandat de grève, soit Au Panier, le Centre communautaire Val-Martin, le Centre Défi-Jeunesse, la Maison 100 Limites, la Maison des enfants Le Dauphin, la Maison des jeunes de Laval-Ouest, la Maison des jeunes du Marigot, Mesures Alternatives jeunesse de Laval, Mieux-Naître à Laval, la Maison des jeunes de Sainte-Rose, la Maison de la famille de St-François, la Maison de la famille de Vimont ainsi que la Parentèle de Laval.
Sans avoir confirmé leur participation à la grève, plusieurs autres OBNL contribueront à certains moyens de pression, dont Perspective Famille, l’Association pour aînés résidant à Laval, le Relais du quartier de St-Vincent-de-Paul, l’Association lavalloise pour le transport adapté, la Corporation de développement communautaire de Laval, la Maison de Lina, l’Entraide Pont-Viau, Diabète Laval, Nourri-Source Laval et le CPIVAS.
Comme certaines de ces organisations offrent des services essentiels, comme du dépannage alimentaire, ce n’est pas nécessairement l’ensemble de leurs services qui seront mis sur pause. Les citoyen.ne.s sont invités à se référer directement à leurs équipes afin d’avoir plus d’information.
Mobilisation lavalloise
Une action locale sera organisée tous les jours de semaine à partir du lundi 23 mars jusqu’au jeudi 2 avril à Laval.
Ce lundi 23 mars, les OBNL feront du bruit sur les réseaux sociaux pour lancer la grève.
Le mardi 24 mars, les équipes mobilisées sont invitées à publier des vidéos illustrant les impacts du sous-financement du milieu communautaire. L’idée est de susciter la réflexion: qu’est-ce qui arriverait si l’organisme fermait demain?
Le jour suivant, le mercredi 25 mars, les grévistes créeront leurs affiches au Centre communautaire Simonne-Monet-Chartrand (3700, boulevard Notre Dame), à Chomedey, de 13h à 16h. Cette activité se veut un moment de pause collective pendant la grève ainsi qu’un espace pour échanger.
Les jeudi 26 et vendredi 27 mars, des flash mob seront déployés dans des lieux publics de la région. Le premier sera axé sur le secteur de la santé et des services sociaux. Ces rassemblements éclairs se veulent symboliques et les détails seront révélés le jour même.
La seconde semaine d’actions débutera le lundi 30 mars avec une visite au bureau de Christopher Skeete, député de Sainte-Rose et ministre responsable de la région de Laval. Les manifestant.e.s feront parvenir directement à l’élu leurs revendications.
Le mardi 31 mars, des séances de piquetage auront lieu dans plusieurs quartiers. Chaque secteur est invité à occuper l’espace public de façon pacifique pour faire entendre les demandes et pour rappeler la contribution essentielle du milieu communautaire au filet social.
Pour marquer le jour du Poisson d’avril, les organismes porteront le deuil du communautaire lors d’une marche funèbre visant à illustrer l’impact potentiel réel de la fermeture d’organismes. La marche commencera au Centre Simonne-Monet-Chartrand dès 16h.
La grève se conclura par une mobilisation d’envergure à Québec le jeudi 2 avril, où déjà plus de 110 militant.e.s lavallois ont confirmé leur présence.
Mouvement national
Rappelons que Le communautaire à boutte est un mouvement provincial qui a pour objectif la reconnaissance du milieu communautaire ainsi que l’amélioration des conditions de travail de ses travailleuses et travailleurs. Ses organisateurs vont encore plus loin en réclamant l’ouverture immédiate d’une table de négociations où des représentant.e.s du milieu et du gouvernement siégeraient.
Selon le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), 50 000 travailleurs sont liés au secteur communautaire. Cela représente 1,6% des emplois de la province et 2 milliards de masse salariale.
Pour chaque 100 000 millions investis dans le domaine, 185 millions retourneraient dans l’économie québécoise. Pourtant, il y aurait un écart salarial moyen de 43% entre un employé du communautaire et la moyenne québécoise pour des postes comparables à temps plein.
«Aujourd’hui, on crie qu’on est à boutte, [que le gouvernent] doit agir et que c’est urgent, assénait Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA en point de presse, le dimanche 22 mars. Et on va la gagner notre table de négociation pour travailler sur un vrai plan d’investissement et de redressement du secteur communautaire. Parce que le milieu communautaire actuellement n’a plus grand-chose à perdre. C’est la survie de plusieurs organismes qui est en jeu!»
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