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Le Carrefour aliénation parentale a reçu près de 5000 demandes d’aide provenant de membres de la famille variés : mère, père, grands-parents, nouveaux conjoints et enfants aliénés. (Photo gracieuseté)

Société

Nouvelle campagne de sensibilisation contre l’aliénation parentale

À l’occasion du cinquième anniversaire de sa fondation, le Carrefour aliénation parentale (CAP) lance, sur l’ensemble des plateformes numériques, sa nouvelle campagne de sensibilisation.

Celle-ci se déroulera du 15 avril au 15 mai 2022 sous le thème «L’aliénation parentale, un tabou lourd de conséquences!»

Afin de sensibiliser et éclairer la population québécoise sur les conséquences de l’aliénation parentale, le CAP a entre autres conçu des balados comprenant des témoignages d’enfants et de parents ayant vécu ce phénomène.

Cette violence familiale survient principalement en situation post-séparation.

Elle se caractérise par la participation active d’un enfant, sous l’influence d’un parent, au dénigrement, à la disqualification, à l’exclusion ou au bannissement de l’autre parent, et ce, sans fondement valable.

Le dénigrement peut être direct, indirect, conscient ou inconscient et les experts confirment qu’il s’agit de maltraitance et d’abus psychologique.

«Nos cinq ans d’activités nous ont révélé un problème de société dont l’amplitude et les conséquences chez les enfants et les familles sont insoupçonnées, souligne Caroline Paradis, présidente et fondatrice du CAP. Si nous sommes vraiment honnêtes sur l’importance de protéger nos enfants, alors parler ouvertement et sans résistance d’aliénation parentale devient un incontournable.»

Le CAP organise également une soirée «café rencontre en ligne» le 25 avril prochain, soit pour la Journée internationale de sensibilisation à l’aliénation parentale.

Impacts à long terme

Les séquelles et l’héritage de l’aliénation parentale (AP) chez les enfants sont lourds de conséquences puisque 65% d’entre eux souffriraient d’anxiété et 70% seraient touchés par la dépression à l’âge adulte.

L’automutilation (28%), tentative de suicide (13%) ainsi que troubles mentaux et alimentaires sont également des problèmes dont ces enfants souffrent.

Emy, 20 ans, a été choisie ambassadrice du CAP pour cette campagne de sensibilisation.

Maintenant une jeune adulte, cette dernière a vécu l’AP de l’âge de cinq à quinze ans.

«L’aliénation parentale hypothèque des vies, autant celles des enfants que celles des parents, déclare Emy. Une problématique aussi grave ne peut pas rester tabou. Il est urgent qu’on en parle!»

Les enjeux de l’AP soient documentés et publiés par des experts de plus de 65 pays. Malgré cela, le CAP souligne que le sujet demeure tabou et méconnu par une importante partie de la population.

(J.B.)

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