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Naître à la fine pointe de la technologie

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Naître à la fine pointe de la technologie

Derrière le poste des infirmières du module des naissances de la Cité-de-la-Santé, un grand écran présente plusieurs graphiques qui s’actualisent en temps réel. Ce ne sont pas les courbes de la bourse, mais bien le rythme cardiaque des bébés qui viendront au monde dans les prochaines heures.

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L’implantation du système CALM (Computer Aided Labor Monitoring) a envoyé au rencart les moniteurs qui crachent des kilomètres de papier. Les infirmières peuvent maintenant suivre le travail de toutes les futures mamans en un coup d‘oeil. En plus des battements cardiaques, elles ont accès aux données concernant les contractions et les notes prises lors des examens.

Les médecins ont quant à eux accès aux informations à partir de leur cabinet ou de la maison. En plus de voir eux-mêmes le tracé du rythme cardiaque foetal, ils ont accès aux résultats d’une visite antérieure. Dr Marie-Claude Lavigne, directrice médicale du regroupement famille-enfance-jeunesse insiste sur l’importance de voir le graphique pour le médecin. «Au lieu de se le faire expliquer, on le voit», s’exclame-t-elle. «Ce n’était pas évident de décrire un événement au téléphone, note Diane Bertrand, infirmière-chef du module des naissances. Il y avait toujours la crainte de mal traduire la situation.»

Le suivi à distance est notamment requis lorsqu’une patiente est référée, pour vérifier la santé d’un bébé qui bouge moins. «Le système permet de maximiser la prévention et de réduire les risques durant la progression du travail et l’accouchement», explique Dr Lavigne.

Vitrine

Lors de la présentation de ce nouvel outil qui a nécessité un investissement de 800 000 $, dont 500 000 $ défrayés par la Fondation de la Cité de la Santé, le directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Laval, Luc Lepage, a salué la détermination de ceux qui ont mené ce projet. «On quitte un système, on s’en va dans un autre, mais les bébés continuent d‘arriver», a-t-il souligné en rappellant que 5000 enfants naissent chaque année dans l’établissement du boul. René-Laennec.

Cité-de-la-Santé est les premiers hôpitaux à utiliser le système CALM. «Nous allons devenir une vitrine pour d’autres centres hospitaliers», croit Diane Filiatrault, chef du département Famille-Enfant-Jeunesse.

Confiance

«C’est plus le fun que de lire du papier qu’on ne comprenait pas, ces graphiques sont plus faciles à interpréter», dit Olivier Moreau, en désignant l’écran d’ordinateur placé de l’autre côté du lit occupé par sa conjointe, Nancy Rouillier.

Parents de deux enfants et en attente de leur troisième, au moment où nous les avons rencontrés, ils constatent tous les deux que ce système rend le travail des infirmières plus efficace. «Elles sont plus détendues, il y a moins de stress. Il y a quelque chose de changé dans l‘atmosphère», rapporte M. Moreau.

Mme Bertrand remarque que les futurs parents sont souvent à l’aise avec l’environnement informatique et que ce genre de système les met en confiance.

Archivage

En plus de faciliter le suivi des mamans et des bébés et d’améliorer le transfert des informations, le système CALM a également un impact important sur l’archivage. Les tracés obtenus durant le travail et l’accouchement doivent être conservés durant 25 ans. Les tracés obtenus au cours d‘une période de 28 jours remplissaient cinq boîtes.

«Ça c’est les archives papier des trois derniers mois», montre Diane Bertrand en désignant trois paquets de feuilles au fond d’une boîte. Auparavant, pour la même période, il aurait fallu 15 boîtes.

Depuis le mois de novembre, le papier n’est utilisé que lors des périodes de maintenance informatique.

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