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Mieux outiller les médecins en santé mentale

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Mieux outiller les médecins en santé mentale

Un nouvel outil pour orienter les médecins a été présenté lors du colloque Une alliance pour la santé mentale adulte à Laval, qui a réuni environ 150 spécialistes de la santé et intervenants du milieu, le 15 novembre, au Château Royal.

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Nommé «Alliance», cet outil consiste à soutenir les médecins généralistes dans le dépistage, la prise en charge et le suivi des personnes vivant avec un problème de santé mentale.

Ces soins, dits «de collaboration», permettront d’éviter l’éparpillement des services chez les gens ayant un trouble de l’humeur, comme la dépression, des troubles anxieux ou bipolaires, la présence de psychose ou de schizophrénie ou des troubles alimentaires.

«Souvent les médecins envoient les gens à l’hôpital quand les situations se complexifient et là-bas, ils se font dire qu’on ne les garde pas, explique Françoise Roy, chargée de projet pour le programme Prend soin de toi, qui vise à soutenir l’amélioration de la santé et du bien-être des personnes aux prises avec un problème de santé mentale. La personne se retrouve souvent dans un état de déception, ce qui finit par faire augmenter le désespoir pour elle.»

Soins de collaboration

L’outil présente un protocole de soins et une nouvelle approche de mesures des suivis des symptômes.

«Ce qu’on remarque en santé mentale, c’est que les médecins utilisent moins d’outils de mesure pour voir comment le problème affecte le fonctionnement quotidien de la personne dans différentes sphères, comme le travail, les études, la vie familiale et les occupations quotidiennes, observe Mme Roy. En santé physique, si on a des problèmes de diabète, on prend des prises de sang, mais on suivra aussi d’autres symptômes.»

Lors de cet événement, les avantages de la collaboration entre le psychiatre, le médecin, les ressources et la personne utilisatrice de services ont été mis de l’avant. Certains médecins ont également été informés de l’accessibilité à des conseils cliniques dans l’heure qui suit la venue de la personne, en appelant directement à une ligne de psychiatres répondants. «Cette ligne n’est pas nouvelle, mais elle est peu connue», indique Mme Roy.

Les spécialistes ont aussi eu l’occasion de s’informer davantage sur le guichet d’accès en santé mentale du CSSS de Laval, qui oriente la personne vers le meilleur service en tenant compte de sa situation.

Organisme en santé mentale

Le colloque a permis à plusieurs organismes lavalloisœuvrant en santé mentale de se faire connaître auprès des médecins, notamment la Ressource Régionale Suicide, l’Îlot, Service régional de crise de Laval, l’Urgence sociale, le Centre de réadaptation en dépendance Laval et l’Association lavalloise de parents et amis pour le bien-être mental (ALPABEM).

«Un des constats est que les médecins ne savaient pas à quel point il y a autant de ressources à Laval», ajoute Mme Roy.

Le colloque reviendra pour une deuxième édition l’an prochain, toujours dans cet objectif d’outiller les médecins dans le domaine de la santé mentale.

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