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Manon Massé de retour au Québec

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Manon Massé de retour au Québec

Près d’une quinzaine de personnes ont accueilli la travailleuse du Centre des femmes de Laval Manon Massé, le 13 juillet, à l’aéroport de Montréal.

En Grèce depuis le 19 juin, cette dernière participait à la flottille d’aide internationale pour Gaza, l’enclave palestinienne sous blocus d’Israël depuis l’élection du Hamas en 2006. Israël, comme le Canada, voit en ce parti une organisation terroriste qui prône la destruction de l’État hébreu.

Après avoir tenté sans succès de quitter les eaux grecques, l’équipage du bateau canadien, le Tahrir (libération, en arabe), a finalement abandonné.

Solidarité

«Ce que je retiens de cette expérience, c’est la solidarité. Au Canada, on a reçu 400 000 $ pour partir, en moins d’un an», déclare Manon Massé.

«Le moment le plus fort, c’est celui du départ, où l’on a défié l’interdiction du ministre grec de quitter le port. Des liens importants se sont créés sur le bateau et cela nous a donné un deuxième souffle, jusqu’à ce que l’on abdique.

«Pendant 20 minutes, on a roulé. On a cru qu’on allait y arriver», raconte-t-elle.

Le blocus de la bureaucratie

La déléguée de Québec Solidaire se souvient qu’après son échappée, le bateau a été pris sous la tutelle des autorités grecques. «Jour après jour, on était confrontés au blocus de la bureaucratie. Il manquait toujours un papier», dit-elle.

«Une fois, ils nous ont dit que nos banquettes n’étaient pas réglementaires, mais la police portuaire n’a jamais trouvé le règlement à cet effet. Une autre fois, c’est parce que nous n’avions pas d’eau chaude sur le bateau», relate Manon Massé.

Prochain départ

Les 50 000 $ de médicaments que transportaient le Tahrir sont restés entreposés en Grèce, dans des espaces réfrigérés, d’après Mme Massé. «Des médecins les ont triés, ils sont encore bons pour deux à trois ans», déclare-t-elle.

Ils pourraient être transportés à Gaza dans le cadre d’une nouvelle flottille, vraisemblablement prévue à l’automne 2012.

«Je serai du voyage, sauf si on est en élection provinciale. Ma première mission est d’être élue», précise Manon Massé.

Objectifs atteints

Pour elle, les objectifs de la flottille ont «largement été atteints, même sans aide humanitaire».

«La Terre entière a une meilleure compréhension du blocus et nous avons fait voir à l’ensemble de la planète les stratégies du gouvernement israélien», affirme-t-elle.

La travailleuse, qui se ressource pour le restant de l’été sur le site de la maison communautaire de Missinak, près de Québec, déclare qu’il «va y avoir un sacré travail à faire au Canada pour la reconnaissance de l’État palestinien, dont la demande sera analysée cet automne à l’ONU.»

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