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L’usine à compost s’en vient

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L’usine à compost s’en vient

La nouvelle est tombée mercredi dernier, à la séance hebdomadaire du comité exécutif: Laval aura son usine de compostage et de biométhanisation. Un troisième bac viendra donc s’ajouter dans le paysage lavallois, une fois les 126 M$ requis réunis.

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La future usine sera installée à côté de l’usine de traitement des eaux usées La Pinière, à Duvernay Est.

Elle traitera les 40 000 tonnes de déchets verts (résidus de jardin, feuilles mortes) et de déchets de table des résidences de sept logements ou moins, par le biais d’une collecte à trois voies: ordures, matières recyclables et déchets putrescibles. Un bac à déchets organiques s’ajoutera donc au bac bleu.

Selon le scénario établi par l’Hôtel de Ville, la future usine accueillera également 25 000 tonnes de résidus alimentaires en provenance de certains commerces comme les restaurants et les marchés d’alimentation.

Enfin, quelque 45 000 tonnes de boues issues du traitement des eaux usées s’ajouteront aux intrants. C’est donc 110 000 tonnes de résidus putrescibles qui ne prendront plus le chemin de l’enfouissement.

L’usine transformera plutôt ces matières en compost ou en biogaz, qui pourra éventuellement alimenter les véhicules municipaux, voire les autobus lavallois.

De consommatrice à productrice

L’usine La Pinière traite annuellement 40 000 tonnes de boues grâce à un séchoir alimenté au gaz naturel, pour fabriquer des granules qui sont vendus à titre de combustibles. La municipalité débourse 1 M$ en gaz naturel pour ce procédé, chaque année.

En délaissant la filière «granules» pour celle du compostage, on coupe net les achats de gaz naturel à La Pinière et on évite la rénovation des installations de séchage, qui sont vétustes. «On fait deux bons coups: on évite l’enfouissement et, au lieu d’utiliser du gaz naturel, on en produit!», résume André Giroux, conseiller professionnel – déchets solides à Ville de Laval.

De façon générale, le projet suscite des commentaires positifs au Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets. «C’est une bonne chose que ce soit implanté à Laval, qui exporte tous ses déchets à l’extérieur de l’île», note le directeur du Front, Karel Ménard.

Appel providentiel

La décision de passer à l’action concrète vers une telle usine a été motivée par un appel logé à la municipalité le 4 septembre, par le Bureau des changements climatiques (BCC), une entité qui relève du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Une annonce d’investissements de l’ordre de 500 M$ avait déjà été faite pour ce type d’infrastructure au printemps, dans le cadre du plan budgétaire provincial. «Ils [le BCC] nous ont dit: « On est prêts à aller chercher du financement au fédéral. Êtes-vous prêts à déposer un projet maintenant? »» raconte M. Giroux.

Le financement serait pris en charge à parts égales par les trois paliers de gouvernement, soit 42 M$ issus de Laval, Québec et Ottawa. «Notre plan, on l’avait déjà en tête», dit André Giroux. Quoique la municipalité attende toujours les résultats d’une étude commandée à la firme d’ingénierie Dessau «pour préciser notre pensée», elle profite des circonstances favorables pour régler la question des déchets putrescibles.

Les conclusions de l’analyse serviront à élaborer l’ensemble de la vision lavalloise, dans un plan directeur des matières résiduelles que la Ville compte déposer au début de 2010.

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