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L’opposition accuse la présidente du conseil de la museler

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L’opposition accuse la présidente du conseil de la museler

BUDGET. La fin de non-recevoir que la présidente du conseil municipal, Christiane Yoakim, a opposée à l’amendement visant l’annulation de la hausse de taxes de 1,4 % a vivement fait réagir l’opposition officielle qui se dit bâillonnée.

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«Empêcher de discuter un amendement déposé sans motif valide est extrêmement préoccupant pour la démocratie lavalloise», a dénoncé le conseiller municipal de Fabreville, Claude Larochelle, au lendemain du conseil extraordinaire pour l’adoption du budget du 19 décembre.

Son chef Michel Trottier y voit un abus de pouvoir partisan sans précédent qui n’est pas sans «semer le doute quant à son indépendance», ajoute-t-il au sujet de la présidente.

«L’année dernière, j’avais proposé le même amendement qui avait été accepté, discuté et voté. Ça apparaît dans le PV [procès-verbal] du conseil du 8 décembre 2016», explique le leader de Parti Laval, preuve à l’appui.

«Parfaitement justifiée»

Au cabinet du maire, on balaie du revers de la main les allégations de l’opposition.

«La décision de la présidente est parfaitement justifiée sur la base de l’article 11.9, déclare le porte-parole François Brochu en évoquant les règles de régie interne du conseil municipal. Nous ne commenterons pas davantage.»

L’article stipule qu’un amendement ne peut aller à l’encontre de la proposition principale.

Comment expliquer alors qu’à pareille date l’an dernier, un amendement identique avait été jugée recevable? À court d’explication, M. Brochu a indiqué qu’il «ne justifiera pas la décision de cette année» tout en déclinant notre demande d’entrevue auprès de la présidente du conseil.

Adopté en 20 minutes

Le chef de l’opposition estime la démocratie sérieusement mise à mal à Laval.

Il en donne pour preuve «un budget adopté en 20 minutes sans aucun débat dans la 3e ville en importance au Québec».

«Écoutez! On parle d’un budget de 832 M$. On peux-tu en parler et apporter des amendements?» fait valoir Michel Trottier.

Ce dernier aurait voulu que les élus débattent de l’idée de diminuer le fardeau fiscal de 9,4 M$ des Lavallois en puisant cette somme dans les quelque 20 nouveaux millions de dollars que la Ville aurait récupérés auprès de firmes collusionnaires repentantes via le Programme de remboursement volontaire, qui a pris fin le 2 novembre.

«On avait un appuyeur, mais on ne s’est pas rendu-là», mentionne le chef de Parti Laval en parlant de la conseillère de Chomedey, Aglaia Revelakis, la seule autre élue indépendante du parti du maire Marc Demers.

Quant au second amendement à l’effet que la Ville absorbe les 8,6 M$ liés à la réforme fiscale du déneigement plutôt que refiler la facture aux contribuables, la proposition a été acceptée par la présidente du conseil, mais non débattue en raison de l’absence d’un appuyeur.

«Mme Revelakis s’était déjà prononcée en faveur de l’harmonisation de la taxe sur le déneigement pour que l’on mette fin aux inégalités», a justifié un de ses porte-parole tout en confirmant qu’elle aurait appuyé le premier amendement si celui-ci n’avait pas été rejeté d’emblée.

«Empêcher de discuter un amendement déposé sans motif valide est extrêmement préoccupant pour la démocratie lavalloise», a dénoncé le conseiller municipal de Fabreville, Claude Larochelle, au lendemain du conseil extraordinaire pour l’adoption du budget du 19 décembre.

Christiane Yoakim, présidente du conseil municipal.Christiane Yoakim, présidente du conseil municipal.  ©Photo – Photo 2M.Media – Mario Beauregard

Son chef Michel Trottier y voit un abus de pouvoir partisan sans précédent qui n’est pas sans «semer le doute quant à son indépendance», ajoute-t-il au sujet de la présidente.

«L’année dernière, j’avais proposé le même amendement qui avait été accepté, discuté et voté. Ça apparaît dans le PV [procès-verbal] du conseil du 8 décembre 2016», explique le leader de Parti Laval, preuve à l’appui.

«Parfaitement justifiée»

Au cabinet du maire, on balaie du revers de la main les allégations de l’opposition.

«La décision de la présidente est parfaitement justifiée sur la base de l’article 11.9, déclare le porte-parole François Brochu en évoquant les règles de régie interne du conseil municipal. Nous ne commenterons pas davantage.»

L’article stipule qu’un amendement ne peut aller à l’encontre de la proposition principale.

Comment expliquer alors qu’à pareille date l’an dernier, un amendement identique avait été jugée recevable? À court d’explication, M. Brochu a indiqué qu’il «ne justifiera pas la décision de cette année» tout en déclinant notre demande d’entrevue auprès de la présidente du conseil.

Adopté en 20 minutes

Le chef de l’opposition estime la démocratie sérieusement mise à mal à Laval.

Il en donne pour preuve «un budget adopté en 20 minutes sans aucun débat dans la 3e ville en importance au Québec».

«Écoutez! On parle d’un budget de 832 M$. On peux-tu en parler et apporter des amendements?» fait valoir Michel Trottier.

Ce dernier aurait voulu que les élus débattent de l’idée de diminuer le fardeau fiscal de 9,4 M$ des Lavallois en puisant cette somme dans les quelque 20 nouveaux millions de dollars que la Ville aurait récupérés auprès de firmes collusionnaires repentantes via le Programme de remboursement volontaire, qui a pris fin le 2 novembre.

«On avait un appuyeur, mais on ne s’est pas rendu-là», mentionne le chef de Parti Laval en parlant de la conseillère de Chomedey, Aglaia Revelakis, la seule autre élue indépendante du parti du maire Marc Demers.

Quant au second amendement à l’effet que la Ville absorbe les 8,6 M$ liés à la réforme fiscale du déneigement plutôt que refiler la facture aux contribuables, la proposition a été acceptée par la présidente du conseil, mais non débattue en raison de l’absence d’un appuyeur.

«Mme Revelakis s’était déjà prononcée en faveur de l’harmonisation de la taxe sur le déneigement pour que l’on mette fin aux inégalités», a justifié un de ses porte-parole tout en confirmant qu’elle aurait appuyé le premier amendement si celui-ci n’avait pas été rejeté d’emblée.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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