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L’industrie du taxi dépose une injonction contre le gouvernement

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L’industrie du taxi dépose une injonction contre le gouvernement

TRANSPORT. Le Front commun du taxi a déposé une procédure d’injonction contre le gouvernement du Québec et Uber Canada, le 15 septembre, au palais de justice de Montréal pour empêcher la mise en place du projet-pilote avec Uber.

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Georges Tannous, président du Comité provincial de développement et de concertation de l’industrie du taxi (CPCDIT) et président de Co-Op Taxi Laval,affirme que le projet-pilote est «illégal», puisqu’il ne respecte pas plusieurs modalités de la loi 100.

«Cette entente de principe est une autre preuve que le gouvernement n’a pas respecté les règles qu’il a lui-même établies en juin dernier. Ça nous donne raison d’aller devant les tribunaux et de la casser», s’insurge-t-il.

«Ce projet-pilote conclu entre le gouvernement du Québec et Uber n’a pas de sens. Pourquoi avoir accepté cette entente à la dernière minute? Il n’y avait rien qui pressait», enchaîne-t-il.

Pas de permis d’intermédiaire

Selon M. Tannous, Uber ne respecte pas le gouvernement, le ministre des Transports Laurent Lessard et la loi. La multinationale n’a pas encore demandé de permis d’intermédiaire. «Uber n’est donc pas admissible au projet-pilote. C’est la première étape à faire. Il se moque de tout le monde», avoue-t-il.

La Commission des Transports délivre les permis d’intermédiaire en services de transport par taxi à toute personne qui entend agir à titre d’intermédiaire dans une agglomération située sur l’un des territoires suivants: Gatineau, Lévis, Longueuil, Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke, Trois-Rivières et Laval.

Chauffeurs mécontents

Les 22 000 chauffeurs, dont près de 500 à Laval, sont mécontents. Ils reprochent au gouvernement et au nouveau ministre des Transports de ne pas avoir été consultés.

M. Tannous dénonce aussi le fait que le gouvernement ait mis en place un système de seuil d’heures sans consultation avec l’industrie. «En commission parlementaire, personne n’a parlé de ça.»

«Foutaise»

Le projet-pilote d’un an conclu, le 7 septembre, entre Uber et Québec accorde 50 000 heures de transport par semaine aux chauffeurs d’Uber, soit 300 permis de propriétaire de taxi.

Les chauffeurs pourront travailler un nombre d’heures illimité. La redevance sera établie à 90 cents par course, mais augmentera à 1,10 $ au-delà du seuil de 50 000 heures. À la 100 001e heure, la redevance grimpera à 1,26 $.

«Il n’y a aucun plafond d’heures, dénonce le président de Co-Op Taxi Laval Il n’y a pas de limite de véhicules. C’est un calcul  ridicule! On ne peut pas affirmer qu’Uber va se limiter à 300 véhicules un vendredi soir. C’est de la foutaise!»

Depuis le 8 septembre, les deux taxes de vente sont perçues sur chaque course Uber. «Uber paiera des taxes, c’est une bonne nouvelle, ironise M. Tannous. Ça fait deux semaines que le nouveau ministre est en place, il ne connaît pas l’industrie du taxi et prend cette décision. Il y a anguille sous roche», croit-il.

«Uber a eu trois mois pour se conformer à la loi. Ce n’est pas la loi qui doit se conformer à Uber. Le gouvernement n’a pas à courir après eux. Le ministre Poëti l’a déjà dit: ce sont des voleurs», enchaîne-t-il.

Illégalité

Le Bureau du taxi de Montréal a confirmé l’illégalité des activités d’Uber. «D’ailleurs, le contrôle routier continue d’arrêter des chauffeurs d’Uber. Ils ont procédé à sept arrestations, dont cinq à Laval», de conclure Georges Tannous.

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