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L’histoire familiale comme inspiration pour Micheline Duff

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Culture

L’histoire familiale comme inspiration pour Micheline Duff

LITTÉRATURE. Avec la parution de son 20e livre, Le Passé recomposé, le 20 janvier, Micheline Duff lève le voile sur l’origine de son nom de famille en racontant la fascinante histoire de Johann Adam Thofft, un mercenaire allemand débarqué au Canada à la solde de l’armée britannique.

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En 1776, ce jeune médecin s’installe à Québec. Attaché à la population, l’aventurier décidera de rester en Amérique quand les militaires reprendront la mer vers la Grande-Bretagne.

En plus de se servir de l’arbre généalogique qu’une tante avait fait produire, l’écrivaine de Sainte-Dorothée n’a pas ménagé les heures de recherches afin de camper un contexte historique solide, parcourant une quinzaine d’ouvrages de référence.

«Il y a beaucoup de fiction, j’ai dû remplir de gros trous, mais toujours en relatant une vie quotidienne et des événements fidèles à l’époque, de raconter Micheline Duff quelques jours avant de s’envoler pour un safari en Tanzanie. Je me suis intéressée de près aux us et coutumes autochtones, au fonctionnement d’un régiment ou aux particularités de la médecine de cette période du XVIIIe siècle.»

Créer l’Histoire

Au fil des pages de ce premier tome d’un diptyque, publié chez Québec Amérique, le jeune Johann Adam connaîtra une idylle avec une Amérindienne. Né d’un père écossais dans la ville allemande qui a aussi vu naître Jean-Sébastien Bach, Eisenach, il aime la musique. D’ailleurs, il croisera un compatriote musicien à Sorel où il s’établit après un premier mariage avec une Canadienne-française.

«Je me suis imprégnée profondément de l’époque, d’ajouter Micheline Duff, qui est la 6e génération de cette descendance. L’espérance de vie était courte. Les gens étaient très religieux. On vivra d’ailleurs le premier arbre de Noël à avoir été dressé au Québec, à Sorel, devant la maison d’un lieutenant allemand devenue un musée aujourd’hui.»

L’aïeul de l’auteure interviendra aussi quand il est atterré par la forte mortalité de femmes en couches. Il compte régler ce problème à cette époque où les familles de 12 enfants étaient la norme dans les campagnes québécoises. En tant que médecin, il signera notamment un contrat avec un collègue venu de France.

Pour Micheline Duff, le grand moment de grâce demeurera à jamais cette journée où elle a pu dédicacer ce roman sur ses racines familiales à son père de 101 ans.

Succès répété

En plus de cette nouvelle saga historique, dont le deuxième tome sera publié cet été, Micheline Duff se réjouit de voir sa série de trois volumes D’un silence à l’autre ne pas décroître en popularité. Pas moins de 60 000 exemplaires ont été écoulés l’automne dernier.

«Après avoir révisé et réécrit mon tout premier manuscrit, Les Tournants de la vie d’une femme ordinaire, je m’intéresse à la Révolution tranquille et les débuts de l’émancipation de la femme au Québec», d’annoncer Micheline Duff.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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