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Les syndicats demandent des engagements signés au CISSS de Laval

Le Syndicat des infirmières inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ) et la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) ont publié, le jeudi 19 novembre, une déclaration d’engagements en matière de sécurité pour ses membres et les usagers.

Ils souhaitent voir tous les membres du conseil d’administration du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval apposer leur signature au bas de celle-ci.

«Oui, il y a certaines leçons qui ont été retenues, mais il y a encore beaucoup de choses à faire, note Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ. Je pense au temps supplémentaire obligatoire et à la stabilité des équipes. Les mesures mises en place à la première vague touchent les propositions présentées, donc le CISSS de Laval devrait signer.»

Demandes

Un total de 10 engagements sont énumérés dans la déclaration transmise à l’organisation de santé. Ceux-ci touchent particulièrement les travailleurs des installations de santé et l’importance de conserver les mesures mises en place lors de la pandémie à plus long terme.

«Il y a des mesures partielles qui sont en place et nous sommes très contents, mais nous voulons nous assurer que ces mesures seront prises à nouveau dans l’éventualité d’une troisième vague ou s’il arrive quelque chose», précise Isabelle Dumaine, présidente du SIIIAL-CSQ.

Parmi les demandes intégrées dans les engagements, notons le désir de mettre fin au temps supplémentaire obligatoire, le fait de ne pas accorder un traitement privilégié au personnel du secteur privé, ainsi que d’assurer un approvisionnement sécuritaire et suffisant en équipement de protection individuelle.

«On a un gros enjeu au niveau des masques N95, ajoute Mme Dumaine. Nous savons que nous avons plus de 400 000 masques qui sont disponibles avec des dates de péremption et l’employeur hésite encore à les fournir.»

Réaction

Le CISSS de Laval a bel et bien accusé réception de la documentation des organisations syndicales. Il a toutefois été décidé, en concertation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, que la déclaration ne serait pas signée.

«Les propositions sont nobles, mais dans un contexte de pandémie alors que nous nous préoccupons de la santé de notre population, il est impossible de répondre à l’ensemble de ces demandes», mentionne Judith Goudreau, porte-parole du CISSS de Laval.

À titre d’exemple, elle revient sur les engagements de ne pas délester de personnel et de ne pas faire de temps supplémentaire obligatoire.

«Bien que l’organisation le souhaiterait, dans le contexte de pandémie, il nous est impossible […] de s’engager dans de telles mesures. Il en va de la santé et du bien-être de notre population.»

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