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Les professionnels de Montmorency en grève pour la rentrée

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Les professionnels de Montmorency en grève pour la rentrée

SCOLAIRE. Après des mois d’impasse dans les négociations entourant le renouvellement de leur convention collective, les professionnels du Collège Montmorency et leurs confrères de 16 autres cégeps tiendront une demi-journée de grève le 22 août, jour de la rentrée des étudiants.

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Les 700 professionnels du réseau collégial québécois sont sans convention collective depuis le 31 mars 2015. Au Collège Montmorency, le syndicat compte 65 membres.

Suspension des cours

La grève aura lieu de 8h à midi. Un piquet de grève aux portes 3 et 4 empêchera les gens d’entrer au Collège, à l’exception des travailleurs qui s’affairent à rénover l’établissement.

Les cours et activités pédagogiques seront suspendus. Par ailleurs, les cours seront donnés aux étudiants de la formation continue fréquentant les locaux des Galeries Laval.

«Cela n’aura pas trop d’impact sur le retour en classe à part les étudiants qui ont des cours en matinée», admet le délégué syndical du Collège Montmorency, Pierre Cohen-Bacrie.

15 corps de métiers

Le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) regroupe 15 corps de métiers: conseiller en orientation,aide pédagogique individuel (API), bibliothécaires, travailleurs sociaux, technicien en informatique, responsable des sports, pour ne nommer que ceux-là.

«Nos membres sont mécontents des offres du gouvernement, affirme le président du SPGQ, Richard Perron. La pression ne se relâchera pas, si le gouvernement ne donne pas une orientation positive à la table de négo.»

«Nos membres auront une baisse de salaire global en 2019, c’est un recul, ajoute-t-il. Il sera de plus en plus difficile d’attirer et de retenir des candidats dans les corps d’emploi professionnels dans les cégeps quand on amputera quatre semaines de vacances et qu’ils auront une baisse de salaire au bout de cinq ans.»

Enjeux

Parmi les enjeux rendant la négociation difficile, on retrouve la relativité salariale, non-reconnaissance de l’appartenance à l’enseignement supérieur et discrimination salariale envers les femmes.

«La relativité salariale est le principal enjeu, a insisté le délégué Pierre Cohen-Bacrie. «Le manque de reconnaissance survient à un moment où la profession s’est beaucoup féminisée, conclut-il. Il existe une certaine discrimination.»

Rencontre avec la ministre

D’autres actions pourraient survenir en septembre et en octobre si rien n’avance, affirme le syndicat.

«De nouvelles rencontres de négociation et une réunion avec la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, sont prévues bientôt, termine Richard Perron. J’ai eu des discussions avec le cabinet de la ministre.»

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