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Les libéraux s’attaquent à la hausse des frais de garde et à la taxe santé

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Les libéraux s’attaquent à la hausse des frais de garde et à la taxe santé

L’élimination graduelle de la taxe santé sur une période de quatre ans et l’annulation immédiate de la hausse des tarifs en CPE, annoncée pour le 1er janvier 2015, voilà ce que promettent les libéraux, s’ils prennent le pouvoir le 7 avril prochain.

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Le Parti libéral avait déployé à Laval, le 19 mars, son équipe économique pour défendre son cadre financier, rendu public la veille.

Économiste en chef à la Banque Laurentienne, jusqu’à ce qu’il fasse le saut en politique, Carlos Leitao a d’abord annoncé un retour à l’équilibre budgétaire pour l’exercice 2015-2016.

Rétablir la confiance

On entend y arriver en stimulant la reprise économique, notamment par la mise en place d’un Plan québécois d’infrastructures qui disposerait de 1,5 G$ dès cette année.

«Il est important de rétablir la confiance des investisseurs», a-t-il dit, dénonçant une «panne sèche des investissements privés», l’an dernier.

Son collègue Martin Coiteux, également économiste, a fait valoir des compressions de 1,3 milliard, dès les deux premières années d’un mandat, au moyen d’une révision exhaustive des programmes gouvernementaux.

Et qu’à compter de 2016-2017, les surplus engrangés permettraient de réduire progressivement la taxe santé.

«Quand on nous a annoncés des hausses d’impôts rétroactives, ç’a eu pour effet de créer un frein au niveau de l’économie, des consommateurs, des entreprises et des investisseurs internationaux», a pour sa part avancé l’ex-pdg d’Investissement Québec, Jacques Daoust, pour expliquer que «les revenus ne sont pas au rendez-vous».

Situation de l’emploi

S’ils ne contestent pas les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec, à l’effet qu’ils se seraient créés 47 800 postes en 2013, dont la majorité à temps plein, les libéraux les interprètent toutefois bien différemment.

L’économiste Martin Coiteux estime que cette hausse est trompeuse, car elle réfère à la moyenne annuelle des emplois de 2013 par rapport à la moyenne de 2012.

Dans les faits, soutient-il, il se serait plutôt perdu 67 000 emplois à temps plein, l’an dernier, pendant que les emplois à temps partiel auraient crû de 77 000 postes. C’est la lecture qu’il fait lorsqu’il compare la situation au 31 décembre 2013 à celle qui prévalait un an plus tôt.

Autres mesures

De son côté, Jean Habel, candidat dans Sainte-Rose, a souligné une mesure pour faciliter le transfert des entreprises, alors que 50 % des entrepreneurs du Québec auront quitté pour la retraite d’ici 10 ans.

«On vise une exemption d’impôts pour les employés et les membres de la famille» qui reprendront les guides, a-t-il signifié. Selon le cadre financier, dévoilé le 18 mars, cette mesure entrerait en vigueur en 2016-2017.

Enfin, Gilles Ouimet, député sortant de Fabre, s’est porté à la défense des familles, dénonçant la hausse des taxes scolaires et des frais de garderie. «La hausse de 2 $ par jour sur deux ans, annoncée dans le dernier budget, représentera des frais additionnels de 1000 $ par année pour une famille de deux enfants», a-t-il indiqué, tout en affirmant qu’un gouvernement libéral abolirait cette hausse à la faveur d’une indexation des tarifs des services de garde à 7 $.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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