Mis à jour le 10 mars 2026 à 16h48
En collaboration avec Pro-Nature
L’hiver à Laval : une saison à risque pour les nuisibles
Lorsque la neige s’installe sur Laval et que les températures plongent sous zéro, les rongeurs et certains insectes modifient complètement leur comportement. À la recherche de chaleur, de nourriture et d’abris, ils délaissent les terrains, remises et structures extérieures pour tenter de pénétrer dans les bâtiments chauffés, qu’il s’agisse de maisons unifamiliales, de plex, de condos ou de locaux commerciaux.
Cette dynamique hivernale est bien documentée par les organismes de santé publique et les autorités en habitation, qui rappellent que les souris, rats et autres indésirables peuvent causer des dommages matériels importants, contaminer les denrées et contribuer à détériorer la salubrité d’un logement. Pour les résidents de Laval, comprendre ce qui se joue en hiver est la première étape pour protéger durablement leur environnement.
Pourquoi les rongeurs s’invitent dans les maisons en hiver
Les rongeurs sont particulièrement problématiques en saison froide, car ils ne peuvent pas survivre longtemps s’ils ne trouvent pas de refuges chauffés et de sources de nourriture. Ils profitent alors de la moindre faiblesse du bâtiment : fissure dans les fondations, jour sous une porte, espace mal calfeutré autour d’un tuyau ou d’un conduit de ventilation.
Les organismes de prévention en habitation au Québec expliquent qu’une très petite ouverture suffit souvent à laisser passer une souris, ce qui rend l’inspection du pourtour de la maison et des entrées de services essentielle avant et pendant l’hiver. À Laval, le parc immobilier mélange constructions récentes et bâtiments plus anciens, ce qui crée un contexte où les points d’infiltration peuvent être nombreux si l’entretien n’est pas rigoureux.
Les rongeurs cherchent trois choses : chaleur, eau et nourriture.
- La chaleur est fournie par le chauffage des logements et des locaux techniques.
- L’eau peut provenir de petites fuites, de condensation ou de tuyauterie.
- La nourriture se trouve dans les garde-manger, sous les électroménagers, dans les sacs de nourriture pour animaux et même dans les déchets mal entreposés.
Ce trio fait de certains sous-sols, caves, garages ou locaux de stockage de véritables refuges hivernaux pour les nuisibles, si aucune mesure préventive n’est mise en place.
Signes d’infestation à surveiller dans les logements et commerces
Les autorités en habitation et les guides institutionnels décrivent des signes assez typiques d’une présence de rongeurs à l’intérieur d’un bâtiment. Les principaux indices sont les suivants
- Petits excréments sombres, souvent regroupés, dans les armoires de cuisine, le garde-manger, les locaux techniques, derrière les électroménagers ou près des poubelles.
- Bruits de grattement ou de déplacement dans les murs, les plafonds, les vides sanitaires ou les structures la nuit.
- Emballages de nourriture, sacs ou cartons grugés, particulièrement autour des denrées sèches.
- Isolant déplacé ou déchiqueté, matériaux de nidification et traces graisseuses le long de certains passages.
En milieu urbain, la présence de rongeurs ne signifie pas nécessairement un manque de propreté de la part des occupants, mais elle indique que le bâtiment leur offre ce dont ils ont besoin pour survivre. C’est pourquoi les organismes publics insistent sur la combinaison de mesures structurales (calfeutrage, réparation) et de bonnes pratiques d’hygiène pour limiter les risques.
Les obligations en matière de salubrité et de nuisibles au Québec
Au Québec, la lutte contre les nuisibles s’inscrit dans un cadre juridique qui impose des responsabilités autant aux locateurs qu’aux locataires. Le Code civil du Québec et le Tribunal administratif du logement rappellent que le propriétaire doit fournir un logement en bon état d’habitabilité et le maintenir dans cet état pendant toute la durée du bail, ce qui implique de traiter adéquatement les infestations.
De son côté, le locataire doit informer rapidement le locateur en cas de présence d’animaux nuisibles (souris, coquerelles, punaises de lit, etc.) afin que des mesures soient prises. JuridiQC et d’autres ressources gouvernementales expliquent que cette dénonciation rapide est essentielle pour conserver des recours en cas d’inaction et pour éviter que la situation ne se dégrade.
Dans les grandes agglomérations québécoises, dont Laval, l’enjeu ne se limite pas à un seul logement : une infestation peut facilement se propager d’un appartement à l’autre ou d’un local commercial à ses voisins, surtout dans les immeubles à logements et les bâtiments mitoyens. L’intervention d’un exterminateur qualifié devient alors un outil de gestion collective de la salubrité.
Punaises de lit : un ennemi qui ne connaît pas de saison
Si les rongeurs sont plus visibles en hiver, les punaises de lit, elles, ne se préoccupent pas de la météo extérieure. La santé publique rappelle que ces insectes peuvent se maintenir toute l’année dans les logements chauffés, car ils se nourrissent de sang humain et se cachent dans les fissures, les coutures de matelas, les têtes de lit et les meubles. Les études indiquent que les infestations sont plus fréquentes en milieu urbain et dans les immeubles à haute densité, où les déplacements et la proximité favorisent leur propagation.
Une enquête citée par SOQUIJ signale qu’environ 1,1% des ménages québécois ont déclaré un problème de punaises de lit sur une année, avec des taux plus élevés dans les grandes villes. Ce phénomène concerne directement les résidents de Laval, dont une grande partie vit en logement locatif ou en copropriété. La plupart doivent donc faire appel a un exterminateur a proximité de chez eux. Sur le plan juridique, la responsabilité est partagée :
- Le locataire doit dénoncer la présence de punaises de lit au locateur sans délai.
- Le locateur doit faire appel rapidement à un gestionnaire de parasites qualifié et entreprendre les traitements nécessaires, sous peine d’être considéré comme manquant à son obligation de fournir un logement salubre.
Les ressources de santé publique insistent sur l’importance de suivre les consignes de préparation au traitement (lessive à haute température, désencombrement, sacs scellés) pour que l’intervention de l’exterminateur soit pleinement efficace
Prévention hivernale : les gestes recommandés par les organismes publics
Les grandes lignes de la prévention sont largement partagées par les organismes gouvernementaux et les centres d’information en habitation au Québec. Elles peuvent se résumer en trois volets : l’exclusion, l’hygiène et la surveillance.
- Exclusion des rongeurs par des travaux simples
- Calfeutrer les fissures dans les fondations, les joints autour des fenêtres de sous-sol et les passages de tuyaux.
- Installer ou remplacer les coupe-froid en bas des portes extérieures.
- Protéger les sorties de sécheuse, évents et autres ouvertures par un grillage solide.
- Hygiène et gestion de la nourriture
- Conserver les aliments dans des contenants fermés.
- Ne pas laisser de nourriture pour animaux accessible en permanence.
- Entreposer les déchets dans des bacs fermés et les sortir aux moments prévus pour la collecte.
- Surveillance et réaction rapide
- Inspecter régulièrement les zones à risque (sous-sols, remises, locaux techniques).
- Réagir dès les premiers signes de présence (excréments, bruits, emballages grugés).
- En logement, informer rapidement le propriétaire ou le gestionnaire de l’immeuble.
La Ville de Laval, comme d’autres municipalités, publie également des informations sur la cohabitation avec la faune urbaine et la prévention des insectes nuisibles, ce qui contribue à sensibiliser les citoyens aux bons gestes à poser dans leur quartier
Pourquoi l’intervention d’un exterminateur local reste déterminante
Même avec une prévention rigoureuse, certaines situations dépassent ce qu’un particulier peut gérer seul. Les organismes publics et les guides institutionnels recommandent de faire appel à des professionnels qualifiés lorsque l’infestation est avérée, récurrente ou qu’elle touche un immeuble entier. Un exterminateur expérimenté dispose de la formation, des produits homologués et des méthodes adaptées pour éliminer les nuisibles tout en respectant les normes de sécurité.
Dans un contexte urbain comme Laval, l’expertise locale a un avantage : meilleure connaissance du type de bâti, des problématiques de quartier, des réalités des logements et des exigences réglementaires québécoises. L’intervention professionnelle permet également de documenter les actions entreprises, ce qui est utile en cas de litige ou de suivi au Tribunal administratif du logement.
Pour les propriétaires, copropriétés et gestionnaires d’immeubles, la mise en place d’un programme régulier d’inspection et de prévention avec un exterminateur peut réduire considérablement les risques de voir une petite présence se transformer en crise de salubrité coûteuse, tant en réparations qu’en insatisfaction des occupants
Tableau récapitulatif : nuisibles hivernaux, risques et actions recommandées
| Nuisible / Situation | Risques principaux pour les occupants et le bâtiment | Recommandations des organismes publics (prévention et réaction) |
| Souris et rats en hiver dans la maison | Contamination des aliments, dommages aux fils et isolants, insalubrité du logement. | Calfeutrage des ouvertures, coupe-froid, gestion rigoureuse des déchets, pièges appropriés et recours à un professionnel au besoin. |
| Coquerelles et autres insectes intérieurs | Transmission potentielle de contaminants, perception d’insalubrité, propagation dans les immeubles. | Maintien d’une hygiène stricte, réduction des sources d’eau et de nourriture, signalement rapide au locateur et traitement spécialisé. |
| Punaises de lit en milieu urbain | Détresse des occupants, démangeaisons, litiges locatifs, propagation dans l’immeuble. | Dénonciation rapide au locateur, intervention d’un exterminateur qualifié, respect des consignes de préparation et des traitements recommandés. |
| Logement insalubre (infestation non traitée) | Logement impropre à l’habitation, recours possibles au Tribunal administratif du logement. | Obligation du locateur de rétablir la salubrité, possibilité pour le locataire d’exercer des recours si aucune action adéquate n’est prise. |



