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Les infirmières recourent à la Loi sur la maltraitance

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Les infirmières recourent à la Loi sur la maltraitance

PLAINTE. Le Syndicat des infirmières, inhalotérapeuthes, infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ) a fait, hier, un signalement de maltraitance organisationnelle au Bureau de la commissaire aux plaintes et à la qualité des services, Hélène Bousquet,  attaché au Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de Laval.

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La présidente syndicale Isabelle Dumaine dit «s’inquiéter sérieusement des conséquences de l’épuisement et de l’instabilité des équipes sur la prestation sécuritaire des soins».

Ce recours à la Loi sur la maltraitance, laquelle oblige les CISSS à se doter d’une politique pour lutter contre le phénomène, est appuyé par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSQ) affiliée à la Centrale des syndicats du Québec. Incidemment, cette dernière rencontrait ce matin le ministre Gaétan Barrette pour lui soumettre des solutions aux problèmes décriés par l’ensemble du personnel du réseau québécois.

«Malheureusement, certaines situations causant du tort ou de la détresse aux patients sont directement liées au manque de personnel et aux difficultés organisationnelles, comme c’est le cas à Laval», fait valoir Mme Dumaine, qui dénonce au passage une hausse importante du temps supplémentaire obligatoire, des départs en congé de maladie, du recours à la main-d’oeuvre indépendante, des cas de santé et sécurité au travail de même que des incidents et accidents lors de la prestation des services de santé.

Administrateurs visés

Évoquant la loi adoptée en mai 2017, la présidente du SIIIAL-CSQ ajoute que «les administrateurs et la direction du CISSS ont donc l’obligation de prendre les mesures qui s’imposent pour restaurer une saine organisation du travail».

Par ailleurs, la vice-présidente de la CSQ, Sonia Éthier, rappelle aux administrateurs et dirigeants du CISSS de Laval que leur premier devoir est envers la population qu’ils desservent.

«Les compressions budgétaires récurrentes et les diverses mesures d’austérité sont directement responsables du déficit structurel qui hypothèque année après année la qualité et l’accessibilité des soins de santé dans les régions, déplore-t-elle.

À cet égard, Mme Éthier exhorte les administrateurs à constater «les effets désastreux de leurs politiques budgétaires et stratégies de gestion néfastes […] sur le personnel et sur la dispensation des soins».

Puis, elle conclut: «Si le budget qui leur est confié est insuffisant pour assurer à leur population les services auxquels elle a droit, alors qu’ils interpellent le ministre de la Santé en conséquence.»

Appelé à réagir vendredi matin, le CISSS de Laval a indiqué qu’il préférait se donner quelques jours avant de commenter publiquement.

À lire également:

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«Malheureusement, certaines situations causant du tort ou de la détresse aux patients sont directement liées au manque de personnel et aux difficultés organisationnelles, comme c’est le cas à Laval», fait valoir Mme Dumaine, qui dénonce au passage une hausse importante du temps supplémentaire obligatoire, des départs en congé de maladie, du recours à la main-d’oeuvre indépendante, des cas de santé et sécurité au travail de même que des incidents et accidents lors de la prestation des services de santé.

Administrateurs visés

Évoquant la loi adoptée en mai 2017, la présidente du SIIIAL-CSQ ajoute que «les administrateurs et la direction du CISSS ont donc l’obligation de prendre les mesures qui s’imposent pour restaurer une saine organisation du travail».

Par ailleurs, la vice-présidente de la CSQ, Sonia Éthier, rappelle aux administrateurs et dirigeants du CISSS de Laval que leur premier devoir est envers la population qu’ils desservent.

«Les compressions budgétaires récurrentes et les diverses mesures d’austérité sont directement responsables du déficit structurel qui hypothèque année après année la qualité et l’accessibilité des soins de santé dans les régions, déplore-t-elle.

À cet égard, Mme Éthier exhorte les administrateurs à constater «les effets désastreux de leurs politiques budgétaires et stratégies de gestion néfastes […] sur le personnel et sur la dispensation des soins».

Puis, elle conclut: «Si le budget qui leur est confié est insuffisant pour assurer à leur population les services auxquels elle a droit, alors qu’ils interpellent le ministre de la Santé en conséquence.»

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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