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Les hockeyeuses professionnelles gardent espoir

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Les hockeyeuses professionnelles gardent espoir

Tout au long du calendrier 2019-2020, les plus grandes étoiles du hockey féminin se mettent en valeur dans le cadre d’affrontements organisés par l’Association professionnelle des joueuses de hockey féminin (PWHPA).

Ces parties ont notamment pour but de garder les joueuses en forme en attendant la création d’un nouveau circuit professionnel après la fermeture de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) au terme de la saison 2018-2019.

«C’est une chose de s’entraîner, mais il faut jouer des matchs compétitifs, assure Danièle Sauvageau, organisatrice des rencontres et ancienne entraîneuse-chef des Canadiennes de Montréal. Il faut aussi continuer de s’assurer que ceux qui n’ont jamais vu de hockey féminin puisse en voir et que ceux qui venaient voir les Canadiennes continuent de nous suivre.»

Parmi les participantes, 34 joueuses évoluent ou ont évolué pour l’équipe nationale du Canada ou des États-Unis.

«Notre but est de mettre le meilleur du hockey féminin sur la glace en tout temps pour offrir le meilleur aux fans», ajoute l’attaquante Mélodie Daoust.

Équité

Malgré l’intérêt de ses événements, les joueuses souhaitent avant tout voir l’arrivée d’une nouvelle ligue viable qui leur permettra de vivre de leur sport.

À sa dissolution, la LCHF offrait un salaire approximatif de 2000 $.

Cela obligeait les joueuses, qui ne recevaient pas l’aide du programme olympique, à travailler près de 40 heures par semaine, en plus de s’entraîner et se déplacer aux événements rattachés à l’équipe.

«Nous voulons que le gap entre les deux groupes se rétrécisse pour que nous soyons toutes sur le même pied d’égalité, poursuit Daoust. En faisant ça, nous pourrions être notre équipe complète sur la glace pour s’entraîner de jour plutôt que d’être seulement cinq joueuses pendant que les autres sont au travail.»

Une ligue mieux structurée permettrait également aux joueuses universitaires de pouvoir vivre une transition avant de viser le programme olympique.

De là l’importance de bien évaluer toutes les composantes d’un futur circuit, quitte à repousser son lancement à la saison 2022.

«Si on lançait une nouvelle ligue aujourd’hui, ça serait probablement plus pour <patcher des trous, note Marie-Philip Poulin, capitaine de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de Pyeongchang 2018. Pour une ligue viable, qui va être là à long terme, ça va prendre plus de temps. On va se tenir les coudes jusqu’à la fin, car on croit en notre produit.»

Intérêt

La création de ce circuit nécessitera l’implication de plusieurs commanditaires.

Ceux-ci peuvent toutefois être réticents à investir des fonds en raison du niveau de popularité du volet féminin par rapport à son homologue masculin.

Pour Danièle Sauvageau, cette comparaison n’a pas lieu d’être. «Il faut arrêter de comparer, comme on l’a fait au tennis, au basketball et dans d’autres sports. Il s’agit de vos filles, vos sœurs et vos mères qui sont impliquées dans le hockey.»

Au cours des dernières semaines, le hockey féminin a notamment été marqué par la série de la rivalité entre le Canada et les États-Unis.

Celle-ci a accueilli plusieurs foules supérieures à 10 000 personnes dans différents amphithéâtres, prouvant l’intérêt des amateurs.

La présence de certaines joueuses au Match des étoiles de la Ligue nationale de hockey a aussi retenu l’attention.

«À l’aéroport, le lendemain, on entendait les gens dire que c’était le match le plus le fun à regarder, assure Poulin. Pour nous, de pouvoir être là et utiliser cette plateforme était très agréable. On était là pour plus que nous-mêmes. On représentait surtout le hockey féminin en général.»

Affiliation

D’ailleurs, cette deuxième présence à un événement organisé par la LNH a ramené l’idée d’un partenariat pour procéder à la création d’une ligue féminine.

«Leur mission, c’est « le hockey est pour tout le monde », rappelle Sauvageau. Si on pouvait prendre un petit pourcentage du budget alloué au marketing et […] créer une ligue avec un fanbase davantage au féminin, ça serait très peu d’investissement pour eux.»

Les joueuses aimeraient voir une entente similaire à celle entre l’Association nationale de basketball féminin (WNBA) et l’Association nationale de basketball (NBA).

L’affiliation de ces deux circuits a permis l’octroi de bons salaires aux joueuses qui peuvent désormais vivre de leur sport.

Viable

Selon un sondage maison effectué sur la page Facebook du Courrier Laval, 155 (66 %) internautes sur 236 croient à la viabilité d’un circuit professionnel féminin, tandis que 81 (34 %) soutiennent que ce n’est pas possible.

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