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Les exploits de Radisson selon Manon Plouffe

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Culture

Les exploits de Radisson selon Manon Plouffe

LITTÉRATURE. Pour son quatrième volume de la Collection Bonjour L’Histoire publié chez L’Isatis, Manon Plouffe a craqué pour l’intrépide et courageux Pierre-Esprit Radisson.

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Souvent considéré à tort comme un traître pour la nation québécoise, alors qu’il demeure un héros aux États-Unis, l’explorateur et commerçant de fourrure a connu une vie hors normes qui ne pouvait qu’intéresser l’auteure de Laval-des-Rapides.

«Né en France vers 1636, il prend le bateau à l’âge de 11 ans pour aller rejoindre ses demi-sœurs à Trois-Rivières, après la mort de ses parents», raconte Manon Plouffe qui a aussi consacré des bouquins à Louis Jolliet, Paul de Chomedey et Jeanne Mance.

Décédé à Londres en 1710, ce polyglotte savait parler français, anglais, algonquin, mohawk et hollandais.

Des Iroquois au commerce

Quand le préadolescent débarque en Amérique, 300 personnes habitent le village fortifié érigé par Laviolette en 1634.

«Ce n’était pas le bon moment pour arriver en Nouvelle-France parce que la guerre faisait rage entre Français et Iroquois», précise l’écrivaine dont Pierre-Esprit Radisson, l’aventurier aux cent visages est la 21e publication.

Malgré la menace, Radisson aime découcher et sortir chasser. L’envie d’explorer l’inconnu demeure trop forte. À son insu, les Iroquois l’observent traquer le gibier et cacher ses proies. Sa ruse attire leur respect. Aussi, quand il a 12 ans et qu’il convainc deux copains de franchir les palissades, il est enlevé par des chasseurs amérindiens. Ayant la frousse et voulant rebrousser chemin, ses deux amis sont tués sans ménagement.

«Radisson n’avait peur de rien! continue Manon Plouffe. Il va apprendre leurs mœurs, coutume et langue, en plus de les accompagner en excursion au Lac Érié et vendre des peaux. À son passage à Fort Orange (Albany), il apprend des Hollandais qu’il pourrait bientôt se trouver en danger.»

Toujours l’argent

L’adolescent de 14 ans marchera 24 heures et finira dans un bateau pour les Pays-Bas, avant de regagner la France et préparer son retour auprès de ses demi-sœurs, deux ans plus tard.

L’une d’elles s’est remariée à Médard Des Groseilliers qui deviendra l’un de ses principaux partenaires d’expédition. Radisson sert souvent d’interprète, sachant notamment détecter les réelles intentions derrière les visages autochtones. Lors d’un voyage dans l’Ouest canadien, quand il ne se rend pas au Lac Supérieur ou dans les Petites Antilles, le commerçant rapportera 200 000 livres de fourrures qui seront saisies par le gouverneur de la Nouvelle-France, ce qui refroidira les ardeurs patriotiques du jeune aventurier.

«Il partira pour Boston et se fera engager par les Anglais, souligne Mme Plouffe. Mort à 70 ans, il a risqué sa peau constamment, ayant fait une dizaine de naufrages. C’était un dur, un être individualiste qui ne voulait pas de guerre, mais faire des affaires en traitant d’égal à égal. Il faisait ce qu’il avait en tête.»

Ce cosignataire de la Compagnie de la Baie d’Hudson aurait eu trois femmes et neuf enfants. Sachant lire et écrire, il a rédigé ses mémoires une fois en Angleterre, animant les salons avec sa gouaille jusqu’à son dernier souffle.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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