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Les élus débattront ce soir de l’acquisition de l’île Gagnon

S’il y a un point qui retient l’attention à l’ordre du jour de l’assemblée municipale de ce soir, c’est bien l’avis de proposition visant l’acquisition de la partie non développée de l’île Gagnon.

Les élus doivent débattre de cette proposition du chef de l’opposition, Michel Trottier, à l’effet de mandater la Direction générale d’entreprendre des démarches en ce sens auprès d’Olymbec, le propriétaire de l’île.

Or, si le temps le permet, la discussion entourant le point 15.3 devrait normalement s’ouvrir dans le dernier droit de la séance du conseil, tard en soirée. Advenant le cas où on n’arriverait pas à épuiser l’ordre du jour avant la levée de l’assemblée fixée à 23h, le débat reprendrait le lendemain vers 16h, selon la nouvelle tradition.

Seule solution

«L’acquisition de l’île Gagnon à des fins de protection et d’espace vert public est la seule solution que doit envisager la Ville à ce point-ci», de mettre la table le chef de Parti Laval à quelques heures du conseil.

M. Trottier en veut pour preuve les résultats préliminaires du sondage rendus publics vendredi par la Municipalité. «Ce qu’on entend, c’est que les gens ne veulent pas d’un projet de développement, peu importe son ampleur.» Trois Lavallois sur quatre s’y opposent.

À la lumière de ce coup de sonde, le maire Marc Demers a renvoyé le promoteur à la table à dessin, lui suggérant de repenser son projet en concertation avec les citoyens de manière à le rendre plus acceptable socialement.

«J’ai bien de la difficulté à m’imaginer comment le maire Demers, Mme [Virginie] Dufour et les autres conseillers du Mouvement lavallois vont justifier qu’un projet de développement a encore sa place sur l’île Gagnon quand plus d’une dizaine d’organismes environnementaux et locaux s’entendent pour dire le contraire et que 75 % des répondants au sondage de la Ville y sont défavorables», fait valoir M. Trottier.

Ce dernier a déjà indiqué que la valeur au rôle d’évaluation des terrains faisant l’objet de sa proposition est de 4,8 M$.  Cela représente 71,5 % de la superficie totale de l’île, à savoir précisément 55 185 mètres carrés.

Appuis

Si le rejet des projets dans leur forme actuelle a été salué par le groupe Citoyens-nes contre le projet de développement immobilier IGSR, ce mouvement regroupant quelque 1900 membres ne voit toutefois pas de compromis possible, souhaitant plutôt que la Ville acquière la superficie non développée de l’île à des fins de conservation.

Dans un communiqué publié ce 11 août, le Parti Laval cite d’autres appuis à sa proposition dont celui du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval.

«La Ville de Laval pourrait faire une demande via les Programmes d’aide financière pour les projets contribuant à la mise en place de la trame verte et bleue de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), suggère son directeur général, Guy Garand. On s’assurerait de conserver le couvert végétal qui existe déjà avec la biodiversité.»

La présidente du conseil d’administration de Nature Québec, Louise Gratton, déclare pour sa part que «plus aucune île encore naturelle de la rivière des Mille Îles ne devrait être construite».

Elle estime que «la Ville de Laval a les moyens de faire de grands projets comme acquérir la majeure partie de cette île qui a gardé son caractère naturel», d’autant que la Fondation de la faune du Québec et les paliers de gouvernement supérieur peuvent contribuer financièrement à «l’acquisition de terres privées pour en faire de véritables aires protégées», ajoute-t-elle.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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