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Les conservateurs à l’assaut des libéraux

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Les conservateurs à l’assaut des libéraux

Le lieutenant politique conservateur au Québec, le député sortant Alain Rayes, était à Laval le 17 septembre pour rencontrer la presse et discuter des principaux enjeux de la présente campagne électorale.

En présence des quatre candidats régionaux, M. Rayes a d’entrée de jeu positionné le parti d’Andrew Scheer comme l’alternative au gouvernement Trudeau.

«La seule façon de tasser les libéraux, c’est de les remplacer par un gouvernement conservateur», a-t-il dit, suggérant même d’en faire la question de l’urne. Est-ce qu’on veut d’un autre quatre ans avec Justin Trudeau, sa gestion des finances publiques et ses conflits éthiques? C’est le seul premier ministre dans l’histoire du Canada qui a été reconnu coupable d’avoir violé la Loi sur les conflits d’intérêt dans deux événements différents.»

Loi 21

Candidate dans Marc-Aurèle-Fortin, Sonia Baudelot, qui a brigué la mairie de Laval aux dernières élections municipales, a fait valoir la position d’Andrew Scheer face à la loi québécoise sur la laïcité de l’État, évoquant son engagement à respecter la décision de l’Assemblée nationale. Son collègue Tom Pentefountas a renchéri, interpellant Justin Trudeau. «J’aimerais que le premier ministre ait le courage de dire ce qu’il planifie de faire sur la question de la loi 21 [s’il est réélu], qu’il ait le courage de ses convictions et mette au clair sa position.» Ces derniers jours, le chef libéral s’est limité à dire qu’il serait irresponsable de fermer la porte à une éventuelle contestation judiciaire.
«Même Québec solidaire qui est contre la loi 21 a dit à Justin Trudeau de se mêler de ses affaires» en a remis Alain Rayes.

Atomes crochus

Candidate dans Vimy, Rima El-Helou a pour sa part mentionné que le Parti conservateur «est sur la même longueur d’onde» que le gouvernement Legault.

Affirmation que n’a pas manqué d’étayer M. Rayes, pour qui la victoire de la Coalition avenir Québec (CAQ), l’an dernier, est plutôt de «bon augure».

En plus de reconnaître la légitimité de la loi interdisant le port de signes religieux à certains employés de l’État en position d’autorité, un gouvernement conservateur accorderait au Québec «plus de pouvoir en immigration, en culture» et accepterait «dans les 100 premiers jours de discuter d’un rapport d’impôt unique» administré par le Québec, comme le réclame le premier ministre Legault.

Corridor énergétique

Quant au corridor énergétique dont rêve Andrew Scheer pour le pays, c’est loin d’être gagné, concède M. Rayes, Québec s’opposant fermement au passage d’oléoduc sur son territoire.

Un gouvernement conservateur pourrait-il l’imposer? «Question hypothétique, répond-il, tout en reconnaissant que c’est de juridiction fédérale. On pense qu’il y a moyen de trouver un terrain acceptable pour tous. Ce sera à nous à faire la démonstration.»

En matière d’acceptabilité sociale, il souligne que plus des deux-tiers des Québécois sondés préfèrent consommer le pétrole de l’Ouest canadien à celui des États-Unis sans compter que le corridor permettrait d’exporter l’hydro-électricité vers les autres provinces. «Avec l’électrification des transports, la province qui pourrait être la plus riche dans 20, 30 ans, c’est le Québec.»

Pour les familles

Candidat dans Alfred-Pellan, l’ex-hockeyeur Angelo Esposito a souligné quant à lui l’instauration de deux crédits d’impôt qui permettront aux familles d’économiser jusqu’à 1000 $ par enfant qui pratique une activité sportive et 500 $ pour celui qui s’adonne à une activité artistique ou éducative.

Le parti promet également une baisse d’impôt graduelle et universelle qui, à terme, représentera une économie moyenne annuelle de 850 $ par couple. Cette mesure estimée à 6 G$ par année se fera sans couper dans les services publics, promet M. Rayes. «On va maintenir les transferts aux provinces avec [une hausse de] 3 % indexés en santé et en éducation. On l’a fait dans le temps de la pire crise économique.»

Conscient qu’il sera «plus difficile» de percer dans la région de Montréal, il a toutefois bon espoir de mettre fin à cette séquence de 8 campagnes électorales où les conservateurs ont été blanchis à Laval.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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