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Les conséquences terribles d’un seul texto au volant

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Les conséquences terribles d’un seul texto au volant

Jeudi matin, Stéphanie Malouin-Buswell a poursuivi ce qu’elle fait depuis maintenant trois ans: tenir son micro de conférencière devant une classe de 5e secondaire pour raconter les séquelles d’un texto qu’elle était à rédiger le 7 septembre 2009, une fraction de seconde avant que sa vie tourne à l’horreur.

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La Lavalloise de Duvernay avait 20 ans depuis 2 semaines. Le lendemain, elle débutait la deuxième année d’un baccalauréat en administration aux HEC Montréal. Elle jonglait avec un horaire dense de 60 heures partagées entre ses 3 boulots: sauveteuse à la piscine Émile, représentante des ventes au Nautilus et serveuse au resto-bar Le Tops.

Ce soir-là, elle se rendait chez son copain de l’époque qui habitait Sainte-Anne-des-Plaines. Elle dormirait sur place, après un souper en compagnie d’un couple d’amis. Or, plus tard, une chicane a éclaté avec son petit ami.

«J’étais très fatiguée, relate-t-elle. Je suis partie sur un coup de tête. À un feu rouge, sur l’autoroute 335, j’ai reçu un texto de mon chum. J’ai commencé à lui répondre. Au feu vert, j’ai continué d’écrire mon texto et dévié de ma voie. Un camion Ford 150 s’en venait en face.»

L’accident

En novembre 2014, la station télévisuelle Canal D a diffusé un épisode de J’ai frôlé la mort consacré à l’histoire de Stéphanie. On y apprend que la petite Mazda Protegé noire est passée sous le camion qui s’est renversé. À l’aide de pinces de désincarcération, les pompiers prendront plusieurs heures pour dégager la jeune femme aujourd’hui âgée de 25 ans.

D’ailleurs, en conférence, Stéphanie énumère d’abord la liste de ses blessures. Après la collision frontale, son fémur est sorti de son genou et s’est retrouvé coincé dans le tableau de bord. Elle a eu d’importantes lésions au visage. La liste est longue; globe oculaire gauche fracturé, traumatisme crânien important, côté gauche paralysé, fractures ouvertes aux tibia, bras et péroné droits. En prime: un accident vasculaire cérébral (AVC), son cerveau ayant manqué d’oxygène.

«J’ai reçu le moteur dans le ventre et mon bassin s’est ouvert complètement, ajoute-t-elle. J’avais ma ceinture sous le bras et, surtout, mon auto était trop vieille et n’avait pas de coussin gonflable. Ce que j’ai malheureusement appris à ce moment.»

La réhabilitation

Elle sera bien loin l’époque où Stéphanie jouait dans la cour d’école de Charles-Perreault. Le coma durera une semaine, le séjour à l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal un mois et demi, après 25 opérations et 6 transfusions sanguines, sa vessie ayant éclaté, causant une hémorragie interne.

Transférée, elle passera six mois à l’Hôpital juif de réadaptation de Laval. Par la suite, ce sera un long réapprentissage à marcher, parler et autres gestes du quoditien qui se terminera en 2012.

«J’ai toujours été une fille très active qui n’abandonne jamais!» lance-t-elle fièrement.

Seuls les vrais amis resteront. Sa mère prendra un congé sabbatique pour se consacrer exclusivement à la longue convalescence de sa fille.

«Cela a pris beaucoup de temps, mais désormais, je n’ai plus de pincement au cœur, après l’avoir vu s’épanouir là-dedans», de dire Diane Malouin, maintenant retraitée.

Aujourd’hui et demain

Les médecins ont prédit à Stéphanie Malouin-Buswell qu’elle serait inapte à des études universitaires et un emploi à temps plein. Depuis septembre 2013, elle continue ses études en Finances, inscrite à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) au rythme d’un à deux cours par session.

Parallèlement, elle travaille à temps partiel à titre de conseillère en cosmétiques et s’occupe de son condo, dans Laval-des-Rapides.

«Je conduis ma voiture, confie-t-elle. Je n’ai gardé aucun souvenir de l’accident. Ce sont les gens qui m’ont raconté. Surtout, il est important de dire que l’autre conducteur n’a eu aucune blessure. Je n’aurais pas supporté que mon erreur provoque la mort d’une personne. Ç’aurait été la pire, la plus terrible des conséquences.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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