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Environ 54 M$ de perte pour le taxi lavallois

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Environ 54 M$ de perte pour le taxi lavallois

Pour illustrer leur mécontentement face au projet de loi 17 du gouvernement Legault, près de 100 chauffeurs lavallois se sont rassemblés dans le stationnement du Cosmodôme, le 5 avril, avant de se diriger vers les bureaux du ministre des Transports, au centre-ville de Montréal.

«Notre message, c’est qu’on ne veut pas de leur argent, on veut notre emploi», affirme Georges Tannous, vice-président de Co-Op Taxi Laval. Nos permis, pour lesquels nous avons travaillé pendant des années, vont perdre toute leur valeur.»

Rappelons que le projet de loi vise à dérèglementer l’industrie en abolissant notamment les permis de propriétaire de taxi transférables.

L’impact à Laval est encore plus prononcé. «Nous avons le permis le plus cher de la province, mentionne M. Tannous. En moyenne, il coûte entre 250 000 $ et 260 000 $.»

Avec plus de 300 chauffeurs sur l’île Jésus, le vice-président estime les pertes à 54 M$. En comparaison, les permis montréalais ont une valeur de moins de 200 000 $ et celle-ci continue de baisser avec la présence forte d’Uber.

La compensation offerte par la Coalition avenir Québec est jugée insuffisante. «Ils vont peut-être nous remettre 10 % de ce qu’on a payé», affirme le vice-président de Co-Op Taxi Laval.

Précipité

«Ce projet de loi n’a pas été bien étudié, défend M. Tannous. Avec tous les dossiers en transport, je ne sais pas comment il a pris le temps d’écrire, en quelques mois, un projet qui change une industrie en entier.»

Selon lui, la nouvelle règlementation se fait au détriment des utilisateurs en région. «Uber fonctionne quand il y a une forte densité de population, ajoute le vice-président. Loin des grandes villes, le prix des courses augmente car les véhicules se déplacent de 10, 15 kilomètres pour ramasser le client.»

1,4 milliard

Un recours collectif vise à récolter 1,4 milliard de dollars du gouvernement pour compenser la perte de valeur des permis. «Ces démarches demandent plusieurs années, déplore le chauffeur avec 26 ans d’expérience. C’est maintenant que l’argent est nécessaire.»

Les chauffeurs lavallois ont été rejoints par des collègues de la région métropolitaine, qui s’étaient rassemblés à Longueuil, aux Galeries d’Anjou et à Pointe-Claire.

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Journaliste aux transports, à la santé et à l'éducation, agohierdrolet@2m.media , 450-667-4360 poste : 3527

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