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De droit à gauche, en commençant par le haut, Stéphane Boyer (Mouvement lavallois), Michel Trottier (Parti Laval), Sophie Trottier (Action Laval), Michel Poissant (Laval citoyens), Pierre Anthian (Ma ville maintenant), Nicolas Lemire (indépendant) et Redouane Yahmi (indépendant). (Photos gracieusetés)

Élections municipales

Les candidats à la mairie répondent à nos questions

Mise à jour: 31 octobre, 8h35

C’est le jeudi 28 octobre que les candidats à la mairie et chefs du Mouvement lavallois et Parti Laval, Stéphane Boyer et Michel Trottier, et l’aspirante mairesse pour Action Laval, Sophie Trottier, ont pris part à la première transmission Internet en direct du Studio 2M.Media, aménagé dans les locaux du Courrier Laval.

Lors de l’événement diffusé en direct sur les pages Facebook, Twitter et la chaîne YouTube de l’hebdomadaire lavallois, qui a fêté récemment ses 76 ans, les candidats à la mairie et actuels leaders au pouvoir, de l’opposition officielle et de la seconde opposition à l’hôtel de ville, ont dû répondre à une série de questions sur des thématiques collées aux préoccupations de la population lavalloise; eux qui trônaient largement au sommet d’un sondage CROP-Radio-Canada dévoilé le 21 octobre.

Chacun disposait d’une minute quinze secondes par question durant cet événement de 75 minutes. Par souci d’équité, le Courrier Laval a également invité les chefs non présents au rendez-vous à répondre par écrit aux 12 principales questions posées durant la soirée du 28 octobre, soit Michel Poissant (Laval citoyens), Pierre Anthian (Ma ville maintenant), ainsi que deux autres candidats à la mairie, ceux-là indépendants, Nicolas Lemire et Redouane Yahmi.

Prendre note également que nous avons demandé à ces candidats de répondre en cinq lignes maximum, ce qui fait que les interventions filmées ont aussi été réduites au même format, toujours dans un souci de transparence et d’équité; en plus de supprimer les attaques envers un ou des candidats adverses.

Fiscalité municipale

Ces 2 dernières années, Laval a enregistré des surplus budgétaires annuels de 58,9 et 85,6 M$; jugez-vous excessifs ces surplus engrangés ? Pour vous, quel excédent sur les dépenses de fonctionnement serait acceptable et comment entendez-vous, à l’avenir, disposer de ces futurs surplus annuels à la Ville de Laval?

Redouane Yahmi (indépendant): «Oui, je pense qu’une partie de ces surplus devrait être réinvestie dans les services aux citoyens dans l’année et qu’une autre partie soit investie de façon à pouvoir récupérer, sur un terme court à moyen, les investissements. Exemple, acheter des obligations.»

Nicolas Lemire (indépendant): «Les surplus annuels devraient être investis dans des projets phares de la transition socio-écologique sur notre territoire, et non être un prétexte à un gel de taxes. Les besoins sont réels et la population l’exprime sans arrêt, alors l’argent doit suivre ces besoins. Laval doit pouvoir développer des services de qualité et accessibles, générer des revenus suffisants pour protéger les milieux naturels, boisés et milieux humides le plus rapidement possible et développer massivement un vrai réseau de mobilité durable.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Déjà en partant, certains polluent le débat en affirmant que c’est illégal d’avoir un déficit. Faux. Ce que la loi exige est d’avoir un budget équilibré. Parce qu’on a aucun contrôle sur la quantité de neige qui va tomber, ni sur la quantité de contraventions qui seront émises, etc. Un coussin pour amortir certains imprévus: oui, mais pas un gros matelas king comme on a déjà eu et qui qui est loin de faire la preuve d’une bonne gestion. Par contre, cela donne des points politiques lorsque les agences de cotations donnent une bonne note à la Ville.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «Ces importants surplus n’ont pas lieu d’être, qu’ils sont causés par une taxation trop importante. Sur les huit années au pouvoir, l’administration sortante a été semoncée à 3 reprises en raison de taxes municipales trop élevées. Nous avons l’intention de réinjecter dans les infrastructures municipales, les routes, les rues, les parcs, les installations sportives, culturelles et communautaires.»

Sophie Trottier (Action Laval): «Il faut faire une bonne gestion et trop d’excédents est peut-être un signe que les citoyens sont trop taxés. C’est ce que beaucoup de gens nous ont dit sur le terrain. C’est la raison pour laquelle nous offrons un gel de taxes pour quatre ans et que je me suis même engagée, puisque je prends cette promesse très au sérieux, de donner ma démission à mon premier mandat si je ne respecte pas cette promesse.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Je trouve un peu indécent le dernier surplus de 84 M$, parce qu’à l’intérieur de ça, il y a un montant de 40 M$ qui venait du gouvernement du Québec pour pallier les difficultés que nos citoyens et entreprises ont vécu lors de la pandémie. De le garder dans un surplus et de dire qu’on va le réinjecter l’année prochaine, je pense que ce n’est pas du tout de l’utiliser à bon escient. Cet argent aurait dû être utilisé immédiatement.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Cet argent, on le réinvestit en services aux citoyens et, à Laval, on paie comptant une bonne partie de nos investissements. Ça fait en sorte qu’on paie moins d’argent et que les Lavallois paient moins d’intérêt. C’est l’un des avantages de Laval. On a l’une des meilleures cotes de crédit au Québec et nous sommes en excellente situation financière.»

Que comptez-vous faire avec le compte de taxes des citoyens durant votre mandat de 4 ans?

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Ce qu’on s’engage à faire, c’est de ne pas augmenter davantage les taxes que ce qui est prévu pour l’inflation. On a augmenté globalement les taxes de 4,6 % sur quatre ans et l’inflation la plus récente cumulative sur quatre ans est rendue aujourd’hui plus aux alentours de 8 %, donc on a respecté cet engagement. Laval a un taux de taxation de 0,99 $ par 100 $ d’évaluation. C’est un des plus bas taux de taxation parmi les grandes villes du Québec.»

Michel Trottier (Parti Laval): « De notre côté, on s’est engagé à geler les taxes pour 2022. C’est 5,7 M$ qu’on ne chargera pas aux citoyens. Pour 2023 à 2025, nous allons avoir un taux de taxation de 1,33 %. […] Pour les personnes âgées de plus de 65 ans, on va permettre un crédit de près de 50 % de leur compte de taxes afin qu’ils puissent demeurer à la maison.»

Sophie Trottier (Action Laval): «Avec nous, c’est clair: un gel de taxes et du taux de taxation. Tout va augmenter avec l’inflation autour, mais, à ce moment, votre compte de taxes va vous faire sauver des montants intéressants. Dans les calculs, ce qui a aussi été pris en compte, ce sont des investissements qu’on veut faire.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «Un gel de taxes municipales pour 2 ans est réaliste.  Plus de 3 ans peut mettre en péril les finances de la ville, compte tenu des ententes régionales sur le transport en commun.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Gel du compte de taxe pour 4 ans, mais surtout dégraissage à tous les niveaux pour permettre ce gel sans geler les services.»

Nicolas Lemire (indépendant): «Je compte limiter la hausse des taxes au taux d’inflation afin de respecter la capacité de payer de la population, tout en permettant la réalisation d’investissements plus que nécessaires. Il est irresponsable de suggérer des gels de taxes successifs plusieurs années d’avance, et il est irréaliste de penser pouvoir maintenir et bonifier nos investissements en accumulant les gels ou les baisses. Un tel plan entraînerait des manques à gagner et des sacrifices importants quant à la vision d’un Laval plus vert.»

Redouane Yahmi (indépendant): «Les taxes ne monteront pas plus que nécessaire au maintien et à l’amélioration de la qualité de vie des Lavallois.»

Transparence budgétaire

En 2019, un rapport de l’Institut CD Howe attribuait à la Ville de Laval la pire note (F) en matière de transparence budgétaire (clarté, états financiers etc.) Comptez-vous remédier à la situation au cours du prochain mandat ?

Nicolas Lemire (indépendant): «Une partie des critiques formulées dans ce rapport sont communes aux municipalités québécoises, souvent contraintes par les lois provinciales quant à la manière de produire un budget. Discuter avec Québec des mesures pour remédier à ce manque de transparence serait une étape essentielle. Notons cependant que la note de Laval s’est grandement améliorée depuis la publication du rapport de 2019, mais il reste du chemin à faire, notamment quant à la transparence auprès des oppositions et des élus.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Il faut bien partir de quelque part: alors on fait une projection budgétaire à la lumière de la précédente année, mais il ne faut surtout pas oublier de s’ajuster l’année suivante pour éviter le surtaxage successif de ces dernières années.Voilà comment toute une ville a subi 22% d’augmentation de taxes en 7 ans, alors que l’inflation n’était que de 11%.»

Redouane Yahmi (indépendant): «La transparence est une obligation que la Ville doit avoir envers ses citoyens tout simplement.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «On apprenait dans vos pages qu’une entente hors cour était intervenue dans les litiges avec la Place Bell dont les termes demeurent confidentiels. On va améliorer la transparence des présentations. Il est important de comparer les budgets de l’année à venir avec les revenus et dépenses réels pour l’année en cours, en effectuant une projection pour les derniers mois. Finie la culture de la cachette!»

Sophie Trottier (Action Laval): «Le mot transparence est un mot qui est tellement beau, intéressant et qui me définit tout à fait, tout comme mon parti. […] On a une vérificatrice générale qui fait un très bon travail et qui mérite d’être respectée, parce que c’est une institution qui est très sérieuse.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Lorsqu’il y a eu le rapport, on est passé à l’action. On a demandé un plan d’action à la direction générale pour s’améliorer et on a réussi. On avait eu une note de F. Dans la dernière année, on a eu une note de C et on vise une note de A l’année prochaine pour avoir évidemment plus de transparence.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Je m’engage comme chef et maire de Laval de mettre en place un processus pré-budgétaire de consultation auprès des citoyens et de tous les élus afin de préparer le budget 2023. […] Il est aussi très important que les élus participent aux divers comités de la Ville.»

Taille de l’appareil municipal

Ce sont plus de 1 000 postes créés, portant à 4,151 le nombre d’employés « équivalent temps complet » à la ville. Soit 130 nouveaux employés par année, ce qui créé une pression sur les finances municipales. Avez-vous l’intention de revoir à la baisse la taille de l’appareil municipal?

Michel Trottier (Parti Laval): «Ce n’est pas tant le nombre d’employés qui sont là que leur efficacité ou la façon dont on les exploite. […] Actuellement, ce sont des cadres et des professionnels qui ont surtout été embauchés et il y a beaucoup moins de cols bleus qui sont là pour offrir des services directs aux citoyens. […] Je m’engage à revoir la structure administrative pour faire en sorte que nos employés soient le plus possible sur le terrain et le moins possible dans les strates supérieures.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «La croissance incontrôlée doit cesser.  Il est important de diminuer les structures administratives et favoriser l’embauche d’employés pour les services aux citoyens, de proximité. Nous procéderons à une analyse de l’organigramme afin d’optimiser les fonctions de chacun et de leur donner une fierté de travailler pour la ville.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Non. Il y a eu une augmentation des effectifs et des ressources à la Ville, parce qu’on souhaite offrir plus de services aux citoyens et c’est ce qu’on entend beaucoup aux portes, c’est ce qu’on veut. […] À Laval, on a 12 % moins d’employés par 1000 habitants que les autres 10 grandes villes du Québec. On a donc embauché plus de personnes, car on veut plus et de meilleurs services, mais on reste une ville extrêmement efficiente au nombre d’employés par habitant.»

Sophie Trottier (Action Laval): «Il faut toujours se rappeler qu’une ville est au service des citoyens. On a des besoins au niveau des cadres et des professionnels – j’en suis même une présentement – mais ce qui est important, c’est de prioriser les services aux citoyens. […] On va vraiment vouloir maximiser et s’assurer de prendre un virage. Les embauches qui seront faites seront vraiment pour donner des services directs.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Je crois qu’on a plus le choix. On doit garder les employés qu’on a embauchés. Mais cela restera toujours le grand mystère de ces 8 dernières années: comment a-t-on réussi à donner moins de service avec 1000 employés de plus.»

Redouane Yahmi (indépendant): «Aucun employé ayant voué son temps pour Laval ne sera renvoyé. Cependant, les salaires de certains postes supérieurs seront réexaminés. Je précise que je parle ici de postes décisionnels.»

Nicolas Lemire (indépendant): «Pour quatre fois la population de Laval, Montréal a sept fois plus d’employés municipaux. Longueuil, elle, a 45% moins de population, mais seulement 25% moins d’employés. L’administration lavalloise est donc de taille très raisonnable pour la population qu’elle sert. De plus, n’oublions pas que l’époque où Laval avait un petit appareil municipal n’a pas été très reluisante! Je crois que la transition écologique nécessite des effectifs et des investissements suffisants à l’interne et c’est ce que nous avons actuellement.»

Rôle de l’ombudsman

Considérez-vous que les Services municipaux (Travaux publics, Ingénierie, Urbanisme) doivent collaborer davantage avec l’ombudsman? SI OUI, quels gestes entendez-vous poser pour améliorer le « canal de communication » entre le Bureau de l’ombudsman et les différents Services?

Michel Poissant (Laval citoyens): «L’Ombudsman a un rôle essentiel et névralgique.  Le service aux citoyens est au cœur de nos engagements. Nous donnerons à l’Ombudsman les pouvoirs nécessaires pour que celle-ci puisse remplir son pleinement mandat.  Il est primordial que les services de la ville collaborent adéquatement et entièrement avec celle-ci.»

Redouane Yahmi (indépendant): «L’ombudsman doit être écouté, tout comme ses citoyens. Cependant, il y a des priorités pour une ville et les recommandations ne sont pas forcément dans celles-ci. Il faut choisir ses priorités et les expliquer au lieu de mettre de côté et d’ignorer les préoccupations des Lavallois.»

Nicolas Lemire (indépendant): «Je joins ma voix à celles d’autres candidats qui affirment qu’on doit souhaiter le moins de travail possible à l’ombudsman! Plus précisément, je crois que l’administration et les fonctionnaires devraient retrouver une proximité avec les milieux de vie : rencontrer davantage les citoyens, visiter plus souvent le terrain sur lequel ils interviennent… Ce n’est pas une tâche facile dans une ville assez centralisée et qui grandit constamment, mais il ne faut pas que les services municipaux perdent contact avec la population.»

Sophie Trottier (Action Laval): «J’aimerais que l’ombudsman m’appelle et me dise qu’il y a un problème avec son téléphone, car il ne sonne plus. Je pense que la source, on l’a dit, c’est le 311 qui avait été présenté de façon très glamour. Laval a 21 districts et donc 21 réalités différentes. Avec ce service, on devrait être en mesure d’appuyer sur un bouton et d’avoir le portrait. Le 311 devait devenir le meilleur ami des citoyens, des élus et des employés de la Ville.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Le meilleur ombudsman qu’on peut avoir, c’est celui qui travaille le moins possible, car ça veut dire qu’on a fait notre travail. Actuellement, on n’y arrive pas. Je crois vraiment que les services doivent être ouverts à travailler en extrême collaboration. […] Il faut absolument accélérer et mieux collaborer avec l’ombudsman pour arriver à diminuer les problématiques et régler les problèmes des citoyens.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «En 2019 et 2020, il y a eu 300 dossiers en moins. C’est donc dire que le nombre d’interventions citoyennes qui ont nécessité l’ombudsman a diminué. C’est parce qu’on a réussi à mieux faire le travail en amont et créer cette collaboration entre nos services. Cela dit, il faut toujours tenter d’améliorer les choses et d’aller plus loin et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons augmenté les budgets de la vérificatrice générale et de l’ombudsman. Ils sont deux corps indépendants de notre administration municipale et sont un peu comme les chiens de garde qui agissent aux noms des élus et des citoyens.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Je suis insatisfait du rendement de la plus part de nos hauts fonctionnaires. En tant que maire je les inviterai à se trouver un autre emploi ou nous les relocaliserons dans des postes subalternes le temps que leur contrat prenne fin. Nous avons clairement besoin d’une nouvelle équipe de hauts fonctionnaires à Laval pour rétablir la confiance de la population et les canaux de communications.»

Environnement

Que comptez-vous faire des îles privées de la région, nommément les îles Saint-Joseph (3e et dernière grande île de l’archipel Saint-François à acquérir), les Îles Locas et Gagnon (situées au cœur  du refuge faunique du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles)?

Sophie Trottier (Action Laval): «Il y a plein de gens qui sont impliqués dans des dossiers comme ça et des poursuites sont la dernière chose qu’on veut avoir, par exemple le Commodore qui coûté des millions de dollars aux citoyens. […] . Prendre soin de l’environnement est important. En tant que mère de trois enfants, c’est clair que je veux leur laisser une belle planète.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Dans les dernières années, on a fait des grands pas en matière d’environnement. On est passé de 3 % de territoires protégés à 12 %. […] On s’engage à investir 100 M$ au cours de notre prochain mandat pour poursuivre ces acquisitions et protéger notre environnement. On veut donner l’accès à ceux-ci aux citoyens. C’est une question de protéger la biodiversité, mais aussi de pouvoir apprécier nos milieux naturels.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Au niveau de l’environnement, le Parti Laval a le plan le plus ambitieux. Nous avons des cibles de protéger 17 % des aires protégées. […] Nous allons avoir 30 % de canopée. Nous allons planter 100 000 arbres et nous voulons protéger 90 % des milieux humides sur l’île de Laval. […] Nous allons investir 54 M$ pour des acquisitions au cours des quatre prochaines années et, nous, c’est notre argent.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «De concert avec les gouvernements, nous aménagerons un parc urbain qui agira comme poumon du centre-ville au Boisé du Trait-Carré. Nous proposons un règlement audacieux permis par la loi en vigueur, qui permettra de protéger les milieux humides et qui imposera aux promoteurs le fardeau de démontrer qu’il n’y a pas de telles zones. Si requis, nous proposerons l’acquisition de certains terrains visant à compléter la protection de ces iles.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Les intégrer de toute urgence à la réserve faunique de la Rivière des Mille-Îles. Aucun compromis ne doit être fait, malgré la convoitise des promoteurs et l’appât foncier des politiciens. Ces espaces naturels qui ont attiré 82% de notre population actuelle devraient être protégés avec la même détermination que nous avons protégé les terres agricoles.»

Nicolas Lemire (indépendant): «Les îles sont des exemples parfaits d’espaces naturels « critiques » et certaines, comme l’île Gagnon, s’inscrivent aussi dans les milieux de vie. Je supporte l’acquisition prioritaire de tels joyaux écologiques. Plus généralement, je souhaite doubler ou tripler le rythme des acquisitions de terrains boisés, humides, à forte valeur écologique ou appropriés par les citoyens. Plus on agit rapidement, plus vite on sécurise les services socio-écologiques que pourront fournir ces espaces pour les décennies à venir.»

Redouane Yahmi (indépendant): «Une fois à la mairie, je ferai pression pour passer des lois sur le zonage de ces îles. S’il le faut, Laval demandera la coopération des municipalités des alentours et je défendrai la cause jusqu’au provincial. Pour moi, il est hors de question d’acheter des îles. Un gouvernement ne peut pas limiter ses actions à l’achat d’un terrain dans sa propre région.»

Quel pourcentage de ces milieux humides vous engagez-vous à protéger et quel en serait l’impact économique pour la ville?

Redouane Yahmi (indépendant): «Je m’engage à protéger le pourcentage adéquat, qui sera le juste milieu pour faire de Laval une ville économique et écologique. Ce qui est sûr, c’est qu’il est hors de question de régresser dans le pourcentage actuel.»

Nicolas Lemire (indépendant): «À l’échelle du Grand Montréal, les milieux naturels perdus au profit du développement nous privent de services écologiques qui doivent être compensés à hauteur de 250 millions de dollars chaque année. Acquérir les milieux naturels et humides constitue donc un investissement important pour l’avenir. Je souhaite protéger au moins 17% du territoire lavallois et viser une protection quasi-totale (96%) des milieux humides, tel que revendiqué par le Conseil régional de l’environnement. Il faut écouter la science!»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Depuis le début de la pandémie nous avons appris l’importance d’écouter les experts. S’ils préconisent la préservation quasi-totale des milieux humides, alors c’est vers là qu’on se dirige tous. Pas de compromis avec notre santé et celle de notre planète.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «Avec la présente réglementation, certaines zones ne sont aucunement protégées et peuvent être remblayées moyennant une indemnité souvent symbolique, comme pour le REM à Montréal, ou le Quintessence à Laval. Avec l’adoption de notre règlement audacieux permis en vertu des pouvoirs conférés par la loi sur l’aménagement et l’urbanisme, nous pourrions protéger tous ces milieux à moindre coût.»

Sophie Trottier (Action Laval): :«Une première chose qu’on voudrait faire est de rencontrer toutes les parties prenantes. On voit qu’il y a des groupes de gens de Laval qui se sont mobilisés sur les réseaux sociaux. […] Je pense qu’avant de lancer des chiffres dans les aires, il y a d’autres vérifications à faire. J’entends des 100 M$, 200 M$ et tout ça. J’aime bien prendre le temps qu’on s’assoit et que les décisions prises soient des décisions de qualité.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Les experts du CRE [Conseil régional de l’environnement] de Laval nous disent qu’on devrait en protéger 90 %. Nous, on va aller là. […] Il faut les acquérir et les protéger. Il faut faire en sorte que ces milieux soient des milieux de vie fréquentés par les citoyens dans des quartiers afin d’améliorer leur qualité. Les îlots de chaleur sont là. Ça, ça va venir nous aider à les contrecarrer.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «On a proposé un règlement de contrôle intérimaire pour protéger une bonne partie des milieux humides. On a également proposé la Trame verte et bleue pour venir protéger nos milieux naturels et interconnecter ces mêmes milieux. […] 67 %, c’est ce qu’on propose, car on considère que c’est ce qui vient amener un équilibre entre développement économique, zones humides et protection du milieu agricole.»

Sécurité civile

Laval a été le théâtre de nombreuses fusillades ces derniers mois, quel est votre plan pour enrayer cette violence urbaine?

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Je ne crois pas que plus de policiers va régler le problème. Mais si je me rappelle bien, quand j’étais conseiller municipal un lieutenant m’a dit qu’il n’y avait que 8 voitures de police qui patrouillaient toute la ville chaque nuit. Nous avons 500 policiers. N’y a-t-il pas une meilleure gestion des ressources humaines à faire?»

Redouane Yahmi (indépendant): «Je suis persuadé que les services de police travaillent dûment et avec sérieux sur le problème. Je m’engage à ce que la ville les soutienne dans leurs démarches avec les subventions nécessaire. Aussi, j’ajouterai des activités récréatives dans les établissement secondaires pour la prévention.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Le 8 novembre, il y a plus de policiers dans les rues, plus de policiers disponibles et plus de policiers en patrouille. Un autre engagement que je fais, c’est de réunir les maires de Montréal, Longueuil et Laval dans un comité qui va nous faire réfléchir à la criminalité sur le cœur de la CMM. […] J’ai aussi un petit coup de cœur pour regarder notre police pour passer à une police plus communautaire, plus près des gens et des jeunes.»

Sophie Trottier (Action Laval): «Je pense que d’avoir une mairesse qui a étudié en travail social est un très bon point de départ. En plus, je suis intervenue auprès de nos jeunes pendant plusieurs années, des jeunes parfois criminalisés ou issus de la pauvreté. Je crois qu’il faut travailler en amont et un peu plus avec le communautaire. Aussi, ce qu’on s’engage à faire, c’est de mettre sur pied une cellule de crise pour nos policiers et nos pompiers qui vivent des difficultés au niveau du travail.»

Nicolas Lemire (indépendant): «La violence par armes à feu dépasse les frontières municipales et doit être traitée avec les autres paliers. Québec et Ottawa se doivent d’agir, tout en gardant un canal de communication adéquat avec toutes les villes qui vivent avec ce grave problème. La ville a aussi son rôle à jouer pour prévenir la criminalité à la base et renforcer le sentiment de sécurité. Elle peut créer des espaces publics fréquentés et attrayants à toute heure et offrir plus d’opportunités sociales, économiques et culturelles aux jeunes et moins jeunes.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «La clé est la prévention. On va s’assurer que notre jeunesse ait des infrastructures sportives et culturelles de qualité.  Nous travaillerons avec et donnerons un soutien aux organismes communautaires qui interviennent auprès des clientèles vulnérables. Simplifier les rouages administratifs exigés des organismes pour les demandes d’aide. L’approche communautaire des services policiers doit être bonifiée.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Des épisodes de violences comme l’a vécu le grand Montréal cet été, c’est inacceptable. J’ai demandé au Service de police de Laval d’avoir un plan d’action. On l’a mis en œuvre et c’est une somme récurrente de 1,2 M$ pour venir augmenter le nombre de ressources. […] Ensuite, on doit agir en prévention. On souhaite aussi faire une subvention pour nos jeunes qui viennent des quartiers les plus défavorisés pour s’assurer qu’ils puissent s’inscrire à des sports, des activités culturelles et de loisirs.»

De nombreux citoyens contactent le Courrier Laval, craignant fortement pour la sécurité de leurs enfants en raison de la « vitesse excessive » observée dans leurs rues, leur secteur; comment entrevoyez-vous régler ce problème de sécurité routière?

Sophie Trottier (Action Laval): «Ma première [fille] s’est faite frappée par un camion sur notre rue. Je peux vous dire que l’aspect de la sécurité routière, c’est clair que ça vient me toucher droit au cœur et c’est un dossier qu’on prend très au sérieux. […] La répression est une chose, mais il faut faire de la sensibilisation, car on a un petit problème de comportement. C’est tout le monde qui en a est responsable.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «La sécurité dans les rues est un enjeu extrêmement important sur lequel je crois qu’on ne doit pas faire de la partisanerie. C’est la sécurité de nos enfants et de tout le monde qui est en jeu. On propose d’avoir certaines rues qui peuvent être réduites à 30 km/h pour une question de sécurité et de préserver la vie de nos jeunes.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Dans notre programme, on a plus de 1000 dos d’âne qu’on voudrait installer dans les endroits stratégiques et surtout dans les rues où les gens ont fait des signalements au 311. […] Un autre élément important: il faut avoir une campagne de sensibilisation des citoyens. On prend plein d’argent dans des mesures pour ralentir la vitesse, quand le problème majeur est les gens derrière le volant.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «Le rôle actif du conseiller municipal jumelé aux recommandations des experts fera en sorte que les mesures de réduction de vitesse et d’augmentation de sécurité seront revues et adéquates. Le plan de déploiement des pistes cyclables sera réévalué.  Nous allons favoriser des pistes cyclables hors route. Le tout se fera suite à des consultations avec les citoyens.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Le 6 septembre 2016, en tant qu’élu j’ai fait voter une résolution pour l’implantation de dos d’âne, même si l’administration Demers-Boyer n’était pas trop favorable et qu’elle a préféré peindre les bordures de trottoirs en bleu et blanc. Il faut revenir à ce que j’ai fait voter en 2016, en l’étendant aussi aux rues résidentielles sensibles qui ont besoin de dos d’âne.»

Nicolas Lemire (indépendant): «J’abaisserai la limite de vitesse des rues résidentielles locales à 30 km/h. Si on veut des rues sécuritaires, il faut cesser de les voir comme de simples voies de circulation : on doit leur redonner le statut d’espaces publics accessibles et polyvalents. Ces rues doivent être partagées de manière harmonieuse entre tous les usagers, y compris les enfants. Sur les artères, il faut de larges trottoirs bien déglacés l’hiver, des zones tampons végétalisées et des bandes cyclables surélevées, pas juste peintes sur la chaussée!»

Redouane Yahmi (indépendant): «Des dos-d’âne seront installés dans les endroits stratégiques des quartiers résidentiels. Plus de patrouilles de police seront en vigueur dans les secteurs les plus achalandés.»

Grands projets

Complexe aquatique, Centre de services animaliers, Complexe culturel / Centre de création artistique, Bibliothèque centrale ou autres… Quels seraient vos «trois grands projets prioritaires» et qu’en feriez-vous?

Redouane Yahmi (indépendant): «Je pense qu’une séance de consultation avec les citoyens doit s’organiser. Les projets les plus demandés seront donc pris en charge pour une avance efficace. Cependant, je pense certains projets doivent être annulés pour se concentrer sur les plus importants pour les Lavallois.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «La gestion des grands projets est un fiasco : 10 millions perdus dans le centre aquatique, usine de biométhanisation, centre de proximité de l’est, une majoration des coûts de 50% en 9 mois. Nous proposons un parc linéaire de 8 kilomètres. Pour le centre aquatique, des plans et devis pour un immeuble plus conventionnel afin de respecter un budget de 60 millions. La construction de deux dômes multisports.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Dans une grande organisation avec un budget d’un milliard par année, ça ne sera jamais 100 % des projets qui vont bien aller. L’importance d’apprendre de nos erreurs, c’est d’être capables d’avancer et de changer les choses pour s’améliorer. C’est ce qu’on a fait. […] On a le droit d’être fier, on a le droit d’avoir de beaux projets et des installations qui vont nous permettre d’accueillir des compétitions sportives à Laval.»

Michel Trottier (Parti Laval): «Je crois qu’avec la période qu’on vit actuellement il faut revenir avec des projets beaucoup plus locaux de moindre ampleur, mais qui vont se faire et sur lesquels il y aura des soumissionnaires. Je compte investir dans des projets de piscines intérieures. […] Les complexes intérieurs de basket et de soccer sont demandés. Les grands projets dans les nuages, les parcs du futur, ça ne sera pas pour nous.»

Sophie Trottier (Action Laval): «Le premier grand projet est un projet à l’échelle humaine. Je m’engage à offrir de rouvrir la conversation avec le gouvernement du Québec pour qu’on puisse avoir un deuxième hôpital à Laval. […] On a aussi proposé le centre de foires pour enrichir notre ville et accueillir des compétitions pour aller chercher notre petite part de gâteau dans un marché de 34 G$. Évidemment, on veut également augmenter nos infrastructures sportives.»

Nicolas Lemire (indépendant): «Le Bureau des grands projets a connu des réussites, mais aussi de nombreux défis, et doit mettre en place des contrôles adéquats pour l’avenir. C’est important, car la transition socio-écologique exigera la réalisation de grands projets collectifs au cours des prochaines décennies. Parmi celles déjà en cours, je souhaite particulièrement mener à bien la Bibliothèque centrale et l’usine de biométhanisation. Je souhaite aussi déployer un réseau de métro léger, le Réseau express lavallois (REL), projet-phare de ma plateforme.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Le pire s’en vient avec cet éléphant blanc qu’est l’usine de biométhanisation à 200M$.  Mes 3 grands projets prioritaires: Piscines de quartier (0 nouvelle depuis 8 ans) Plateaux sportifs (0 nouveau depuis 8 ans; la Place Bell est le projet de Gilles Vaillancourt); et ma 3e priorité comme suit: Bibliothèques de quartier (0 nouvelle en 8 ans)»

Économie

Quelles seront vos priorités et actions pour assurer une économie dynamique et croissante à Laval?

Sophie Trottier (Action Laval): «La rareté de main d’œuvre est un enjeu. On veut travailler avec nos experts du Développement Économique Laval qui veulent voir notre ville prospérer. On veut aussi mettre en place un comité en collaboration avec notre Chambre de commerce de Laval pour vraiment amener des idées et […] élargir le concept de villes jumelées qu’on fait déjà au niveau culturel et qui fonctionne très bien.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Pour enrayer la pénurie de main d’oeuvre, travaillons ce défi en amont: Envoyons une délégation lavalloise qui représenterait notre ville dans les grands salons professionnels internationaux, pour aiguiller les futurs arrivants vers Laval en promouvant notre ville comme satellite de Montréal, avec tous les avantages de la métropole sans ses inconvénients.»

Nicolas Lemire (indépendant): «La réussite économique collective doit d’abord passer par une haute qualité de vie et par des opportunités accrues pour notre population. L’accessibilité accrue aux pôles d’emploi en transport collectif, notamment par le REL, est une priorité. C’est un projet ambitieux qui vitalisera les pôles de quartier et le centre-ville. Je souhaite également stimuler l’économie sociale sur notre territoire et les organisations porteuses de la transition. Ainsi, nous pourrons nous doter d’une économie verte, régénérative et qui profite à tous.»

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Laval est la région au Québec qui est anticipée d’avoir la plus forte relance économique en 2021-2022. Le principal problème auquel on fait face, c’est la pénurie de main d’œuvre. […] On veut faire un programme de promotion de la région lavalloise. […] On veut aider les gens à trouver un logement, un employeur et s’impliquer dans notre communauté.»

Michel Trottier (Parti Laval): «L’emploi est au cœur de la relance économique à Laval. Il faut absolument recruter et mettre en place tous les moyens avec les organismes qui peuvent collaborer avec nous pour aller recruter. […] Il va être important de trouver la façon de mettre en place ou de fournir des logements abordables ou sociaux pour que ces gens puissent se loger. […] Il y aussi le volet du transport collectif.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «Nous effectuerons des missions étrangères avec la collaboration des gouvernements supérieurs pour un recrutement de main d’œuvre à l’étranger ciblé dans un processus accéléré et arrimé aux besoins pressants des entreprises lavalloises. Nous voulons accompagner la relève d’entreprises afin d’assurer la pérennité de celles-ci.  Nous voulons mettre en place des incubateurs d’entreprises.»

Redouane Yahmi (indépendant): «Promouvoir Laval, son transport et ses services. Les Québécois veulent un travail facile d’accès et proche de chez eux. Laval peut accueillir plus de résidents et offrir un service de transport en commun exemplaire.»

Culture, sport et divertissement

Quels projets et quelles idées avez-vous pour Laval, ses citoyennes et citoyens, afin d’améliorer l’offre en matière de divertissement, vie culturelle et sportive?

Stéphane Boyer (Mouvement lavallois): «Nos infrastructures avaient été très négligées avant 2013. On a investi massivement pour rénover nos arénas, nos parcs, nos centres communautaires. La prochaine étape est d’en construire des nouvelles. […] On veut construire des gymnases, des centres intérieurs pour le soccer, on veut construire de nouvelles piscines intérieures, mais je veux le faire en partenariat avec d’autres joueurs institutionnels ou associatifs pour que chaque dollar lavallois aille le plus loin possible et que chaque infrastructure soit maximisée.»

Michel Trottier (Parti Laval): «On veut investir 225 M$ dans le rattrapage du manque d’infrastructures à Laval. Deux piscines intérieures à l’est et à l’ouest qui vont pouvoir desservir les familles, deux arénas, un terrain de soccer intérieur, des terrains de basketball extérieurs. […] On veut faire des salles satellites de la Maison de la culture dans les extrémités. Je parles beaucoup de proximité dans les extrémités de Laval, car ils ont été oubliées pendant de nombreuses années.»

Sophie Trottier (Action Laval): «On s’entend tous pour augmenter l’offre sportive. On va prendre le relais sur les travaux qui ont été faits. On a beaucoup de personnes dans le sport dans notre équipe. On veut vraiment travailler fort. Augmenter les infrastructures sportives, tout le monde va être gagnant. Dans l’est, dans l’ouest. Il ne faut pas oublier que le fait de devoir s’exiler dans d’autres villes occasionne présentement un stress de plus aux parents et aux enfants, donc on parle ici de prendre soin de la santé mentale.»

Michel Poissant (Laval citoyens): «Il faut rendre la Maison des arts et d’autres infrastructures municipales, dont le centre de la nature, accessibles aux artistes lavallois afin de leur donner une plus grande visibilité.  En plus des infrastructures sportives dont nous avons parlé plus haut, nous voulons implanter le plus gros centre de planche à roulettes au Québec, ainsi que deux terrains de basketball de calibre national.»

Pierre Anthian (Ma ville maintenant): «Recycler les résidences pour aînés en salles de spectacles: on ferait d’une pierre deux coups en divertissant ceux qui ont le plus souffert du confinement, tout en aidant économiquement les artistes lavallois, professionnels ou amateurs.»

Redouane Yahmi (indépendant): «Faire plusieurs événements à la grandeur de Laval qui dureraient, chacun, un ou deux jours. Course de vélo autour de Laval, kayak, concours d’activités ludiques, etc. La vie de quartier est la raison d’être des conseillers et du maire.»

Nicolas Lemire (indépendant): «La revitalisation des parcs s’inscrit dans ma vision, notamment l’ajout de plateaux sportifs originaux et diversifiés : volley-ball, ping-pong, skateboard, BMX… Je veux également que les boisés soient des hauts lieux de l’identité lavalloise, avec des activités légères et distinctives alliant nature et culture. Je suggère aussi de préserver l’offre culturelle gratuite dans tous les quartiers et de faire de Laval un leader en art public, notamment en remplaçant la publicité des panneaux, autobus et abribus par des œuvres visuelles.»

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