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Black Girls From Laval
Le balado s’adresse à toutes les communautés, noires ou pas, alors que Naïla Rabel, Christle Gourdet et Laurie Petit considèrent que le racisme est un problème de société. (Photo gracieuseté Izzolo)

Culture

Les Black Girls From Laval brillent sur la toile

Le balado Black Girls From Laval, animé par Naïla Rabel, Christle Gourdet et Laurie Petit, a remporté le titre de production Web engagée de l’année au Gala Dynastie, qui honore annuellement l’excellence noire.

Partageant la catégorie avec des têtes d’affiche telles qu’Eddy King et La Tablée des Femmes, les Youtubeuses lavalloises étaient très touchées d’avoir réussi à se démarquer, alors que plus de 2000 personnes ont voté pour leur production.

«On le savait que c’était important ce qu’on faisait, mais ce prix est venu nous confirmer que le public le savait aussi», partage joyeusement Christle Gourdet, qui mise sur la création d’un changement social par le biais de ses études en communication et action culturelle.

Avec leur balado diffusé sur une base hebdomadaire, les jeunes femmes afro-descendantes «réclament leur individualité en tant que personne noire», en montrant qu’au sein même du «corps noir», il existe une pluralité de personnes et profils.

«Je suis noire, mais je ne suis pas obligée de savoir twerker, danser, chanter ou être une cochonne au lit», insiste Christle Gourdet.

George Floyd

La chaîne YouTube des Lavalloises, suivie par plus de 2000 personnes, a vu le jour un mois après la mort de George Floyd, aux États-Unis, le 25 mai dernier.

Naïla Rabel et Christle Gourdet, qui sont meilleures amies depuis le cégep, ont refusé d’être de simples «témoins» devant cet événement qui a créé une onde de choc à travers la planète.

Laurie Petit, animatrice et youtubeuse mieux connue sous le nom Lau To The Rey, s’est jointe au duo à la fin de la toute première saison du balado.

«J’étais seulement invitée, mais ç’a tellement cliqué entre nous trois, que le public pensait que j’étais une nouvelle animatrice», explique en riant celle qui anime notamment le Laureyshow sur sa page Instagram.

«Même si on ne l’avait pas voulu, on aurait été obligée [de l’intégrer]», ajoute Naïla Rabel, alias La grosse qui fait des vidéos, déclenchant ainsi un fou rire général.

Au fil de leurs discussions «authentiques», les «trois mousquetaires» souhaitent mettre de l’avant diverses réalités qu’elles considèrent absentes des médias traditionnels.

S’émanciper

Les animatrices, qui ont dû «se créer une table, alors qu’il n’y avait pas de place pour elles aux tables déjà existantes», encouragent les jeunes filles noires à prendre la place qui leur est due.

«J’aimerais qu’elles se regardent dans le miroir et qu’elles se disent quotidiennement que c’est de vraies dures à cuire, soutient Laurie Petit. Quand tu es une légende, tu brilles, peu importe où, quand, comment.»

«Si tu penses que tu vis quelque chose de pas correct, tu n’es pas folle, poursuit Christle Gourdet. C’est valide et si tu veux le dénoncer, on va te croire.»

Les Youtubeuses, qui considèrent avoir gagné en crédibilité avec leur prix, souhaitent profiter de cette opportunité pour devenir plus actives sur leurs différentes plateformes.

Le trio féminin réserve plusieurs surprises à son auditoire pour la prochaine saison, qui s’avèrera «éternelle».

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