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    Home - Actualités - Les AVC ont plus de conséquences pour les femmes

    Les AVC ont plus de conséquences pour les femmes

    Rédaction LavalPar Rédaction Laval7 juin 2018
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    Julie Rivard peut regarder vers l’avenir, en organisant des voyages en caravane avec sa famille.
    Julie Rivard peut regarder vers l’avenir, en organisant des voyages en caravane avec sa famille. ©Photo - Photo 2M.Media
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    Mis à jour le 07 juin 2018 à 18h33

    «Mon mari et moi prenions un verre de vin rosé dans la cour, a décrit la survivante. Nos trois enfants jouaient dans le bac à sable. Mon mari m’a même dit à quel point la vie était belle.»

    Puis, en s’adressant à ses enfants, Julie Rivard a senti sa langue s’épaissir, «comme si j’avais une patate chaude dans la bouche.»

    Infirmière de formation, elle a d’abord suspecté une allergie, puisque c’était la première fois qu’elle consommait du vin rosé.

    Toujours pleinement consciente, elle a versé une larme en pensant que c’était peut-être la dernière fois qu’elle verrait ses enfants.

    Un caillot a été découvert dans son cerveau pendant un scan, alors qu’elle retrouvait l’usage du côté droit de son corps. Les médecins lui ont alors donné quelques minutes pour décider si elle voulait une opération potentiellement risquée.

    Avec une pensée pour ses enfants, elle a accepté. «Dès que le traitement a commencé, j’ai senti mon corps se réveiller, a-t-elle révélé. J’ai tout de suite su que ç’avait fonctionné.»

    Complications

    Le risque immédiat était écarté, mais la question demeurait: quelle était la cause de l’accident? Julie savait qu’elle ne présentait pas de facteurs de risques. Elle n’avait que 38 ans, n’était pas fumeuse, ne prenait pas de contraceptifs et ne faisait pas d’hypercholestérolémie.

    L’Institut de cardiologie de Montréal a apporté la réponse: un trou entre les oreillettes du coeur aurait laissé passer le caillot. Résultat: une autre opération, puis une embolie pulmonaire. Pour l’infirmière, les mois suivants ont été empreints d’angoisse et de doute.

    «Je n’arrivais ni à conduire, ni à dormir, a-t-elle confié. Si je me retrouvais seule, je ne lâchais pas mon téléphone cellulaire.»

    C’est un commentaire de son médecin de famille qui a débuté la guérison. «Il m’a fait comprendre qu’un AVC, c’est d’abord et avant tout un accident, a-t-elle ajouté. Ça n’arriverait plus.»

    Espoir

    «C’est certain que l’angoisse peut revenir dans des moments de fatigue, mais je vois maintenant plus l’expérience comme un cauchemar que je revis parfois», mentionne la victime.

    Elle se dit «moins chialeuse des petites choses comme la température et la neige», et prête à vivre pleinement.

    Le sport a été pour elle un moyen privilégié de surmonter l’épreuve. Grâce à des cours de karaté en groupe, trois membres de la famille sont des ceintures noires. «Le karaté a été ma pilule, ça m’a défoulé», a avoué Julie.

    Elle tentera d’obtenir son troisième dan en novembre.

    Support

    Julie se dit chanceuse dans sa malchance, non seulement pour sa guérison sans séquelles, mais pour les gens qui l’ont aidé à traverser cette épreuve.

    «Ma mère habite le Bas-Saint-Laurent, mais elle est venue ici pendant quelques semaines, a-t-elle rappelé. Mon mari s’est occupé des enfants pendant tout mon séjour à l’hôpital. Heureusement, ils étaient trop jeunes pour sentir le danger.»

    Le Dr Yan Deschaintre, neurologue du CHUM, affirme que le support est un facteur important de la récupération des victimes d’AVC. «Des études ont prouvé que les hommes mariés ont de meilleurs taux de guérison que les célibataires», a-t-il expliqué.

    Selon lui, cela pourrait expliquer la plus grande vulnérabilité des femmes face à ce problème. «Les femmes vivent plus longtemps que les hommes et font leur AVC plus tard dans leur vie, a-t-il ajouté. Elles n’ont pas toujours le support nécessaire pour s’en remettre.»

    Au Canada, 405 000 personnes vivent avec les conséquences d’un AVC, dont 214 000 femmes, selon le bulletin de la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC.

    Le Dr Deschaintre insiste sur le fait de réagir promptement lorsque les symptômes physiques surviennent, comme un visage affaissé, une incapacité motrice et un trouble de la parole. Heureusement, Julie et son mari Roch ont réagi rapidement.

    «Mon mari et moi prenions un verre de vin rosé dans la cour, a décrit la survivante. Nos trois enfants jouaient dans le bac à sable. Mon mari m’a même dit à quel point la vie était belle.»

    Puis, en s’adressant à ses enfants, Julie Rivard a senti sa langue s’épaissir, «comme si j’avais une patate chaude dans la bouche.»

    Infirmière de formation, elle a d’abord suspecté une allergie, puisque c’était la première fois qu’elle consommait du vin rosé.

    Toujours pleinement consciente, elle a versé une larme en pensant que c’était peut-être la dernière fois qu’elle verrait ses enfants.

    Un caillot a été découvert dans son cerveau pendant un scan, alors qu’elle retrouvait l’usage du côté droit de son corps. Les médecins lui ont alors donné quelques minutes pour décider si elle voulait une opération potentiellement risquée.

    Avec une pensée pour ses enfants, elle a accepté. «Dès que le traitement a commencé, j’ai senti mon corps se réveiller, a-t-elle révélé. J’ai tout de suite su que ç’avait fonctionné.»

    Complications

    Le risque immédiat était écarté, mais la question demeurait: quelle était la cause de l’accident? Julie savait qu’elle ne présentait pas de facteurs de risques. Elle n’avait que 38 ans, n’était pas fumeuse, ne prenait pas de contraceptifs et ne faisait pas d’hypercholestérolémie.

    L’Institut de cardiologie de Montréal a apporté la réponse: un trou entre les oreillettes du coeur aurait laissé passer le caillot. Résultat: une autre opération, puis une embolie pulmonaire. Pour l’infirmière, les mois suivants ont été empreints d’angoisse et de doute.

    «Je n’arrivais ni à conduire, ni à dormir, a-t-elle confié. Si je me retrouvais seule, je ne lâchais pas mon téléphone cellulaire.»

    C’est un commentaire de son médecin de famille qui a débuté la guérison. «Il m’a fait comprendre qu’un AVC, c’est d’abord et avant tout un accident, a-t-elle ajouté. Ça n’arriverait plus.»

    Espoir

    «C’est certain que l’angoisse peut revenir dans des moments de fatigue, mais je vois maintenant plus l’expérience comme un cauchemar que je revis parfois», mentionne la victime.

    Elle se dit «moins chialeuse des petites choses comme la température et la neige», et prête à vivre pleinement.

    Le sport a été pour elle un moyen privilégié de surmonter l’épreuve. Grâce à des cours de karaté en groupe, trois membres de la famille sont des ceintures noires. «Le karaté a été ma pilule, ça m’a défoulé», a avoué Julie.

    Elle tentera d’obtenir son troisième dan en novembre.

    Support

    Julie se dit chanceuse dans sa malchance, non seulement pour sa guérison sans séquelles, mais pour les gens qui l’ont aidé à traverser cette épreuve.

    «Ma mère habite le Bas-Saint-Laurent, mais elle est venue ici pendant quelques semaines, a-t-elle rappelé. Mon mari s’est occupé des enfants pendant tout mon séjour à l’hôpital. Heureusement, ils étaient trop jeunes pour sentir le danger.»

    Le Dr Yan Deschaintre, neurologue du CHUM, affirme que le support est un facteur important de la récupération des victimes d’AVC. «Des études ont prouvé que les hommes mariés ont de meilleurs taux de guérison que les célibataires», a-t-il expliqué.

    Selon lui, cela pourrait expliquer la plus grande vulnérabilité des femmes face à ce problème. «Les femmes vivent plus longtemps que les hommes et font leur AVC plus tard dans leur vie, a-t-il ajouté. Elles n’ont pas toujours le support nécessaire pour s’en remettre.»

    Au Canada, 405 000 personnes vivent avec les conséquences d’un AVC, dont 214 000 femmes, selon le bulletin de la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC.

    Le Dr Deschaintre insiste sur le fait de réagir promptement lorsque les symptômes physiques surviennent, comme un visage affaissé, une incapacité motrice et un trouble de la parole. Heureusement, Julie et son mari Roch ont réagi rapidement.

     
     

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