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Le RQRA réitère sa tolérance zéro contre la maltraitance des aînés

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Le RQRA réitère sa tolérance zéro contre la maltraitance des aînés

SOCIÉTÉ. Dans le cadre de sa tournée annuelle, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) a axé sa présentation sur la prévention de la maltraitance des aînés en invitant l’avocate Miriam Morissette.

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Devant une salle pleine de l’hôtel Sheraton, Me Morissette a tenté d’outiller les propriétaires de résidences présents, avant d’illustrer son propos avec deux exemples percutants.

L’un d’eux remontait à 2010. Un fils dont les parents devaient être placés avait décidé de les installer dans un petit logement aménagé dans son sous-sol. Peu à peu, il les a isolés des autres membres de la famille, les privant d’une ligne téléphonique et installant de nombreuses caméras pour les surveiller.

«Cet homme a changé leur adresse de courrier et pris le contrôle total de ses parents jusqu’à tenter certaines transactions et qu’on découvre son stratagème, de raconter Miriam Morissette. Le juge l’a déclaré indigne à succéder et privé ainsi de sa part d’héritage.»

Dans les deux cas démontrés, il y a également eu le refus de soins. La maltraitance peut prendre plusieurs formes: psychologique, physique, sexuelle, matérielle et financière, violation des droits, organisationnelle, ainsi que l’âgisme.

Mesures élaborées

«Depuis toujours, c’est tolérance zéro envers la maltraitance chez nous, continue Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA. Nous ferons circuler un document aidant à en reconnaître les signes. Nos membres ont de l’amour pour leurs résidents et quand ils sont témoins de telles injustices et abus semblables, ils doivent s’informer, prévenir et s’assurer que ça ne se reproduise plus et réagir.»

C’est pourquoi Me Miriam Morissette a pris soin de bien détailler la récente Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité.

«Chaque édifice doit l’appliquer en informant la clientèle et le personnel, indique-t-elle. Des capsules d’information comme celle du RQRA, des conférences, rencontres et jeux de rôles sont disponibles comme outils. Il faut prendre connaissance des critères de vulnérabilité (âge, atteintes physiques et cognitives, dépendance de ses avoirs), ainsi que du profil de l’abuseur qui éprouve souvent une problématique personnelle (divorce, trouble de santé mentale, dépendance).»

Règlementation et main d’oeuvre

Dans la nouvelle règlementation mise en place, dont la sécurité incendie avec gicleurs obligatoires reste la plus importante sinon onéreuse mesure, la vérification des antécédents judiciaires tient d’ailleurs une place de choix, a-t-on appris après un portrait de l’industrie témoignant de sa métamorphose.

Depuis 10 ans, le nombre de résidences a baissé de 668 établissements alors que le nombre d’unités locatives a augmenté de près de 47 000.

Les petites résidences, spécialement en régions éloignées, disparaissent progressivement au profit de plus grosses dans des centres urbains plus importants.  

«Je reviens de Senneterre (Abitibi) où des gens devront être déplacés à Val-d’Or, mentionne Yves Desjardins. On déracine nos aînés à 50, 60 kilomètres de chez eux! Ça vient toujours nous chercher ces situations-là. C’est un drame.»

Le défi de la main d’œuvre demeure ainsi tout en haut des priorités du Regroupement. Participation à des salons de l’emploi, collaboration étroite avec le milieu scolaire et recours à l’immigration sont parmi les solutions qui sont avancées et font déjà l’objet d’actions concrètes.

Rappelons que le RQRA  rassemble 750 membres, gestionnaires et propriétaires de résidences gérant plus de 88 000 unités locatives dans tout le Québec. Laval comprend une vingtaine de ces membres.

Devant une salle pleine de l’hôtel Sheraton, Me Morissette a tenté d’outiller les propriétaires de résidences présents, avant d’illustrer son propos avec deux exemples percutants.

L’un d’eux remontait à 2010. Un fils dont les parents devaient être placés avait décidé de les installer dans un petit logement aménagé dans son sous-sol. Peu à peu, il les a isolés des autres membres de la famille, les privant d’une ligne téléphonique et installant de nombreuses caméras pour les surveiller.

«Cet homme a changé leur adresse de courrier et pris le contrôle total de ses parents jusqu’à tenter certaines transactions et qu’on découvre son stratagème, de raconter Miriam Morissette. Le juge l’a déclaré indigne à succéder et privé ainsi de sa part d’héritage.»

Dans les deux cas démontrés, il y a également eu le refus de soins. La maltraitance peut prendre plusieurs formes: psychologique, physique, sexuelle, matérielle et financière, violation des droits, organisationnelle, ainsi que l’âgisme.

Mesures élaborées

«Depuis toujours, c’est tolérance zéro envers la maltraitance chez nous, continue Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA. Nous ferons circuler un document aidant à en reconnaître les signes. Nos membres ont de l’amour pour leurs résidents et quand ils sont témoins de telles injustices et abus semblables, ils doivent s’informer, prévenir et s’assurer que ça ne se reproduise plus et réagir.»

C’est pourquoi Me Miriam Morissette a pris soin de bien détailler la récente Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité.

«Chaque édifice doit l’appliquer en informant la clientèle et le personnel, indique-t-elle. Des capsules d’information comme celle du RQRA, des conférences, rencontres et jeux de rôles sont disponibles comme outils. Il faut prendre connaissance des critères de vulnérabilité (âge, atteintes physiques et cognitives, dépendance de ses avoirs), ainsi que du profil de l’abuseur qui éprouve souvent une problématique personnelle (divorce, trouble de santé mentale, dépendance).»

Règlementation et main d’oeuvre

Dans la nouvelle règlementation mise en place, dont la sécurité incendie avec gicleurs obligatoires reste la plus importante sinon onéreuse mesure, la vérification des antécédents judiciaires tient d’ailleurs une place de choix, a-t-on appris après un portrait de l’industrie témoignant de sa métamorphose.

Depuis 10 ans, le nombre de résidences a baissé de 668 établissements alors que le nombre d’unités locatives a augmenté de près de 47 000.

Les petites résidences, spécialement en régions éloignées, disparaissent progressivement au profit de plus grosses dans des centres urbains plus importants.  

«Je reviens de Senneterre (Abitibi) où des gens devront être déplacés à Val-d’Or, mentionne Yves Desjardins. On déracine nos aînés à 50, 60 kilomètres de chez eux! Ça vient toujours nous chercher ces situations-là. C’est un drame.»

Le défi de la main d’œuvre demeure ainsi tout en haut des priorités du Regroupement. Participation à des salons de l’emploi, collaboration étroite avec le milieu scolaire et recours à l’immigration sont parmi les solutions qui sont avancées et font déjà l’objet d’actions concrètes.

Rappelons que le RQRA  rassemble 750 membres, gestionnaires et propriétaires de résidences gérant plus de 88 000 unités locatives dans tout le Québec. Laval comprend une vingtaine de ces membres.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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