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«Les femmes sont les piliers de cette société et il faut arrêter de les invisibiliser», de clamer Graciela Mateo, co-porte-parole du G13 et co-coordonnatrice du Centre des femmes de Laval. (Photo 2M.Media – Camille Robillard)

Société

Le G13 revendique une relance économique féministe

À quelques semaines du dépôt du budget provincial, les 20 groupes et regroupements provinciaux féministes du Groupe des 13 demandent une relance économique «inclusive et féministe», alors que les conditions de vie des femmes se sont exacerbées avec la pandémie.

Le 23 février, le G13 s’est réuni devant les bureaux du premier ministre, à Montréal, afin de revendiquer l’inclusion et l’implication des femmes dans la relance économique post-COVID.

«Il ne peut tout simplement pas manquer le bateau, partage Graciela Mateo, co-porte-parole du G13 et co-coordonnatrice du Centre des femmes de Laval. Il faut que les femmes qui vivent ces réalités soient au cœur des cellules décisionnelles.»

Dans son mémoire, présenté dans le cadre des consultations prébudgétaires, le G13 émet quatre recommandations phares pour réussir une relance économique inclusive: combattre l’invisibilité des femmes en faisant de l’Analyse différenciée selon les sexes et intersectorielle (ADS+) une priorité, investir dans la santé et sécurité des femmes, tenir compte des enjeux spécifiques et systémiques des femmes dans la relance économique et renforcer le filet social grâce à des mesures fiscales progressives.

«Si le gouvernement passe à côté encore une fois, ce seront des mesures à la limite sexistes et ça va renforcer les stéréotypes qui gardent les femmes en marge de la société», soutient Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes des femmes du Québec.

Femmes et COVID-19

Selon le G13, la pandémie est venue accentuer les inégalités liées à tous les systèmes d’oppression, tels que «la race, situation économique, le handicap, l’orientation sexuelle et les différents éléments intersectionnels».

Ainsi, les femmes, qui représentent la moitié de la population et majorité du personnel dans le système de la santé, se sont retrouvées dans des «situations précaires».

Graciela Mateo est notamment scandalisée par la réalité des femmes noires et des sans papier à qui on donne du travail et «qu’on laisse tomber dès qu’elles tombent malade».

«Le gouvernement dit qu’elles sont des anges gardiens, comme si elles faisaient ça par dévotion, présente Mme Mateo. Non, ce sont des femmes avec des compétences. Elles risquent leur vie tous les jours.»

Les membres du G13 invitent donc le gouvernement du Québec à reconnaitre «une fois pour toute» le travail des femmes et remédier à une situation qui est «plus qu’inacceptable».

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