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Le couple maudit de Saint-François écope de 10 et 8 ans

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Faits divers

Le couple maudit de Saint-François écope de 10 et 8 ans

JUSTICE. En imposant des peines respectives de 10 et 8 ans à Jacques Laporte et sa conjointe, Micheline Laporte Charland, le juge Gilles Garneau est resté fidèle à ses propos de mars pendant la comparution du couple de pédophiles récidivistes: «On obligeait des enfants en bas âge à commettre des actes inqualifiables. Ce que j’ai entendu est scandaleux, odieux et répétitif!»

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La sentence est donc tombée le jeudi 26 mai au palais de justice de Laval. La procureure de la Couronne, Jocelyne Rancourt, a exprimé sa satisfaction devant la lourdeur des condamnations qui soulagera de nombreuses victimes selon elle.

Jacques Laporte et Micheline Laporte Charland ont 76 et 75 ans. Le 16 mars, le couple avait plaidé coupable à plus de 20 chefs d’accusation d’abus et sévices de toutes sortes (viols, atteintes à la pudeur, voies de fait) envers 5 victimes âgés entre 5 et 20 ans, de 1966 à 1986.

Témoignage éclairant

«Ça me soulage de savoir qu’il va enfin payer pour tout ce qu’il m’a fait, avait affirmé Stéphane Brabant, 39 ans, la dernière victime à avoir dénoncé les agissements du couple qui a tenu plusieurs foyers d’accueil dont celui de la rue Léry, dans Saint-François. Ça fait 29 ans que je pense à ça tous les jours. Je vais pouvoir tourner la page.»

Après l’audition des deux dossiers chargés du couple, Stéphane Brabant avait demandé la levée de l’interdiction de publier son nom, lui qui avait six ans quand l’enfer a débuté au foyer Laporte Charland.

Jusqu’à l’âge de 10 ans, Stéphane Brabant avait reçu de nombreuses corrections à coups de ceinture, une spécialité du couple, en plus de devoir s’agenouiller des heures avec des tasses au bout des bras, faire des attouchements sur le corps dénudé de Jacques Laporte étendu sur le sol de son salon, se faire tirer les cheveux et oreilles comme un poisson hameçonné, sans oublier les cadeaux et vêtements neufs reçus de sa mère et qui lui étaient aussitôt confisqués. On l’obligeait aussi à parader nu devant la visite.

Autres événements

La séance du 16 mars avait également permis d’entendre les prévenus se reconnaître coupables pour d’autres événements s’étant produits de 1966 à 1978. Deux sœurs ont d’abord vécu des voies de fait et agressions sexuelles à un rythme d’une à deux fois par semaine sur une décennie. À leur suite, un frère et une sœur ont pris le relais en tant que victimes désignées.

Débuté par des caresses et baisers forcés pour aller jusqu’à la masturbation, fellation, ainsi que la pénétration et la sodomie, une fois la puberté atteinte, cet enfer sordide a pris place dans deux résidences en sol montréalais avant de se transporter dans Saint-François.

Alors chauffeur d’autobus pour la Société de transport de Montréal, Jacques Laporte emmenait les jeunes qu’il accueillait faire des balades. Il abusait d’eux dans le véhicule.

Quand les enfants se retrouvaient avec des blessures graves, comme le rectum déchiré, ils ne recevaient aucun soin de santé. Parfois, Laporte et sa femme invitaient un couple d’amis échangistes et intégraient des enfants à leurs jeux.

L’aînée des deux filles avait déjà confronté Jacques Laporte, le suppliant en vain d’épargner sa petite sœur et de faire appel à elle en tout temps. Quand elle a alerté une enseignante de son école, celle-ci ne l’a pas crue et a raconté la chose à son tortionnaire. À cette nouvelle, Laporte a fouetté l’enfant au sang comme il l’avait et l’a fait par la suite avec nombre de ses prétendus protégés. Toutes les pièces de la maison étaient utilisées pour commettre ces abus sur une base hebdomadaire.

«Avez-vous déjà entendu des horreurs comme ça? s’était exclamé le juge Garneau. Oui, le tribunal va se préoccuper des victimes.»

Rappelons qu’en septembre 2011, au moment d’un avis de recherche pour trouver de nouvelles victimes du couple, Jacques Laporte avait déjà été reconnu coupable d’agressions sexuelles et de voies de fait sur deux jeunes garçons, qui avaient dénoncé ses agissements en 2009.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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