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Le CAPAL: une «fourrière éthique»

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Le CAPAL: une «fourrière éthique»

Le Centre d’aide et de protection animalier de Laval (CAPAL) a perdu espoir de décrocher un contrat à l’Hôtel de Ville et a lancé dans l’arène publique le plan d’affaires de son projet de «fourrière éthique», le 22 septembre.

La rencontre avait lieu en présence de nombreux journalistes, devant l’immeuble anciennement occupé par la fourrière Le Berger Blanc, dans le parc Industriel.

Plan d’affaires

La formule proposée par le Centre tient dans un plan d’affaires détaillé d’une vingtaine de pages. «On va au-delà du cahier de charges de la Ville», dit la présidente, Marie-Josée Tessier, détentrice d’un dîplôme en soin d’animaux.

«La grande différence, c’est l’aspect moral et éthique, explique une administratrice du CAPAL et zoologiste, Karine Duguay. On veut replacer un maximum d’animaux, en visant autant le bien-être des citoyens que celui des chats et des chiens.»

Autour de cette mission se grefferaient des services d’assistance, d’adoption, de sensibilisation, d’inspection et d’enquête, d’éducation, d’information et de protection des animaux.

Les bêtes adoptées seraient stérilisées et munies d’une micropuce, sur demande. La vice-présidente, Katherine Lamothe, a souligné l’importance de la rééducation de certains animaux, avant de les laisser partir dans un nouveau foyer. Mme Lamothe a une expérience d’éducateur canin à la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

Aide financière

Pour réaliser son projet, le CAPAL demande 839 000 $ la première année, puis quelque 650 000 $ pour chacune des quatre années suivantes. Avec l’argent en poche, les portes ouvriraient le 17 octobre, estiment les bénévoles.

Un financement de la Ville? «Le CAPAL n’y croit plus», a résumé la présidente. L’appel d’offres ne se termine pourtant que le 27 septembre. «À la Ville, on dit que le processus suit son cours», admet Mme Tessier.

Le CAPAL n’avait pas eu vent du lancement de l’appel d’offres et ignore la nature d’un «projet novateur» en gestion animalière à l’échelle métropolitaine évoqué publiquement par le maire. Des signaux incongrus, pour les citoyens membres de l’organisme, qui étaient présentés par l’administration municipale, en juin, comme la relève du controversé Berger Blanc.

Mise au point

À l’heure de mettre sous presse, le 22 septembre, la municipalité publiait une «mise au point».

Les citoyens à l’origine de la création du CAPAL «ont été rencontrés par le maire Vaillancourt. Ils ont ensuite été accompagnés dans leurs démarches visant à mettre sur pied un organisme à but non lucratif: remboursement des frais d’incorporation, prêt d’un local pour tenir leurs séances de travail et présence d’un professionnel de la Ville pour amorcer la démarche. Depuis, le CAPAL est toujours en lien avec la direction générale de la Ville, qui a reçu son plan d’affaires et en fait actuellement l’étude.»

Pas mort

Quoiqu’il arrive, «on n’a pas l’intention de laisser mourir le CAPAL», maintient Marie-Josée Tessier, qui indique que deux hommes d’affaires de la région de Laval seraient prêts à investir.

Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, a pour sa part annoncé sa démission du conseil d’administration du CAPAL «pour ne pas nuire à la cause animalière à Laval».

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