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L’avenir du bois du Trait-Carré suscite d’autres réactions

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L’avenir du bois du Trait-Carré suscite d’autres réactions

Notre reportage publié en début de semaine portant sur l’avenir de ce poumon vert de 12 hectares situé à un jet de pierre d’un centre-ville où les gratte-ciels ne sont soumis à aucune limite de hauteur a fait réagir.

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Aux spécialistes en environnement Luc Leblanc, Daniel Desroches et Guy Garand – qui plaidaient pour la sauvegarde de la partie en friche du bois du Trait-Carré que l’administration Demers entend sacrifier au développement – se sont ajoutées la voix de deux biologistes et celle de la présidente de l’organisme Sauvons nos trois grandes îles.

Dans un billet mis en ligne le 30 mai sur le site de cet organisme à qui l’on doit la protection de l’archipel Saint-François, Huguette Larochelle écrit: «À l’instar de ces experts, Sauvons nos trois grandes îles est d’avis que la Ville devrait reporter sa décision au sujet des friches qui se trouvent à la périphérie de ce Bois.»

Elle enchaîne: «La décision relative à la conservation de toutes les friches se situant sur le territoire de Laval, incluant celles des trois grandes îles, ne doit être ni improvisée ni balayée du revers de la main. Les friches participent à la richesse des milieux naturels et elles méritent de la part des élus municipaux un moment de réflexion et de discussion avec les citoyens.»

Vulnérables

Responsable des programmes de protection et conservation à Éco-Nature/Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, Anaïs Boutin abonde dans le même sens.

Elle explique que «les friches ont leur importance dans la mosaïque des habitats de choix des espèces», précisant que tout un groupe d’animaux en a fait son unique milieu de vie.

Cette importance l’est encore davantage lorsqu’une friche côtoie un boisé, une forêt ou un milieu humide. «On augmente rapidement le nombre d’espèces quand on a deux habitats côte-à-côte», poursuit-t-elle en citant en exemple les rapaces qui nichent en forêt, mais chassent dans les champs.

Détentrice d’une maîtrise en sciences biologiques, Mme Boutin illustre par ailleurs la grande vulnérabilité de ces milieux naturels ouverts: «On protège le couvert végétal, les milieux humides, les ruisseaux et, en théorie, la bande riveraine, mais il n’existe aucune loi ni aucun outil règlementaire pour aider à la conservation des friches.»

«Je comprends qu’en zone urbanisée on doive faire des choix, mais de là à dire qu’on sacrifie la friche parce qu’elle n’a pas de valeur, je ne suis pas tout à fait à l’aise», termine-t-elle.

Mémoire

Biologiste pour le compte de la Société d’histoire naturelle de la Vallée du Saint-Laurent, Pierre-Alexandre Bourgeois nous a courriellé, le 29 mai, pour déplorer le fait que «ces milieux indispensables sont trop souvent sous-valorisés».

Du coup, il nous invitait à consulter le mémoire de 46 pages portant spécifiquement sur les friches à Laval, déposé l’an dernier dans le cadre des consultations sur le schéma d’aménagement.

La première des 10 recommandations adressées à la Ville consistait à «protéger les friches et les considérer à juste titre sur le même pied d’égalité que les autres milieux naturels d’intérêt, soit les boisés et les milieux humides et aquatiques».

En cours de lecture, on apprend, entre autres, qu’«environ 50 % des oiseaux et 60 % des mammifères ont besoin d’un mélange de friches herbacées et arbustives et de boisés pour vivre».

«Sur le territoire lavallois, plusieurs espèces en situation précaire dépendent des friches pour vivre, peut-on lire. C’est le cas notamment de la couleuvre brune, de l’hirondelle rustique, du monarque, de la couleuvre tachetée, du goglu des prés, de la sturnelle des prés et du hibou des marais et bien d’autres.»

À travers l’Amérique du Nord, il appert que «près de 60 % des espèces d’oiseaux champêtres sont en déclin en raison de la perte des milieux ouverts comparativement à environ 25 % des espèces d’oiseaux forestiers.»

Aux spécialistes en environnement Luc Leblanc, Daniel Desroches et Guy Garand – qui plaidaient pour la sauvegarde de la partie en friche du bois du Trait-Carré que l’administration Demers entend sacrifier au développement – se sont ajoutées la voix de deux biologistes et celle de la présidente de l’organisme Sauvons nos trois grandes îles.

Dans un billet mis en ligne le 30 mai sur le site de cet organisme à qui l’on doit la protection de l’archipel Saint-François, Huguette Larochelle écrit: «À l’instar de ces experts, Sauvons nos trois grandes îles est d’avis que la Ville devrait reporter sa décision au sujet des friches qui se trouvent à la périphérie de ce Bois.»

Elle enchaîne: «La décision relative à la conservation de toutes les friches se situant sur le territoire de Laval, incluant celles des trois grandes îles, ne doit être ni improvisée ni balayée du revers de la main. Les friches participent à la richesse des milieux naturels et elles méritent de la part des élus municipaux un moment de réflexion et de discussion avec les citoyens.»

Vulnérables

Responsable des programmes de protection et conservation à Éco-Nature/Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, Anaïs Boutin abonde dans le même sens.

Elle explique que «les friches ont leur importance dans la mosaïque des habitats de choix des espèces», précisant que tout un groupe d’animaux en a fait son unique milieu de vie.

Cette importance l’est encore davantage lorsqu’une friche côtoie un boisé, une forêt ou un milieu humide. «On augmente rapidement le nombre d’espèces quand on a deux habitats côte-à-côte», poursuit-t-elle en citant en exemple les rapaces qui nichent en forêt, mais chassent dans les champs.

Détentrice d’une maîtrise en sciences biologiques, Mme Boutin illustre par ailleurs la grande vulnérabilité de ces milieux naturels ouverts: «On protège le couvert végétal, les milieux humides, les ruisseaux et, en théorie, la bande riveraine, mais il n’existe aucune loi ni aucun outil règlementaire pour aider à la conservation des friches.»

«Je comprends qu’en zone urbanisée on doive faire des choix, mais de là à dire qu’on sacrifie la friche parce qu’elle n’a pas de valeur, je ne suis pas tout à fait à l’aise», termine-t-elle.

Mémoire

Biologiste pour le compte de la Société d’histoire naturelle de la Vallée du Saint-Laurent, Pierre-Alexandre Bourgeois nous a courriellé, le 29 mai, pour déplorer le fait que «ces milieux indispensables sont trop souvent sous-valorisés».

Du coup, il nous invitait à consulter le mémoire de 46 pages portant spécifiquement sur les friches à Laval, déposé l’an dernier dans le cadre des consultations sur le schéma d’aménagement.

La première des 10 recommandations adressées à la Ville consistait à «protéger les friches et les considérer à juste titre sur le même pied d’égalité que les autres milieux naturels d’intérêt, soit les boisés et les milieux humides et aquatiques».

En cours de lecture, on apprend, entre autres, qu’«environ 50 % des oiseaux et 60 % des mammifères ont besoin d’un mélange de friches herbacées et arbustives et de boisés pour vivre».

«Sur le territoire lavallois, plusieurs espèces en situation précaire dépendent des friches pour vivre, peut-on lire. C’est le cas notamment de la couleuvre brune, de l’hirondelle rustique, du monarque, de la couleuvre tachetée, du goglu des prés, de la sturnelle des prés et du hibou des marais et bien d’autres.»

À travers l’Amérique du Nord, il appert que «près de 60 % des espèces d’oiseaux champêtres sont en déclin en raison de la perte des milieux ouverts comparativement à environ 25 % des espèces d’oiseaux forestiers.»

 

 

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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