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Laval s’affranchit de Montréal

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Laval s’affranchit de Montréal

Après avoir mordu la poussière à deux reprises en 2016 et 2017, la Société nationale du Québec à Laval (SNQL) savoure finalement sa pleine souveraineté locale.

Le 8 décembre, sa dernière demande d’adhésion au Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) a cette fois été la bonne.

À l’unanimité, les sociétés membres présentes à la 73e assemblée générale annuelle ont accueilli les SNQ de Laval et de la Côte Nord, faisant en sorte que chaque région administrative du Québec soit désormais reconnue comme Société membre à part entière.

«Nous sommes certains que la SNQ de Laval saura être un apport important pour le MNQ afin notamment de préserver le caractère francophone de cette grande ville», a déclaré Etienne-Alexis Boucher, président de cette organisation nationale qui voit à défendre et promouvoir l’identité québécoise, à savoir sa langue, son histoire, sa culture et son patrimoine.

Dans l’ordre habituel, on reconnaît Norman Dansereau (vice-président Fête nationale SNQL), Micheline Boucher-Granger (vice-présidente Finances SNQL), Jean Desautels (président SNQL), Étienne-Alexis Boucher (président MNQ), Johanne Larocque (vice-présidente Commémorations SNQL) et Jean Pontbriand (secrétaire SNQL). (Photo gracieuseté)

Grande victoire

Président de la Société nationale du Québec à Laval, Jean Desautels parle d’une très grande victoire: «Comme Lavallois, on ne peut qu’être fier de ce grand pas vers notre autonomie totale.»

Jusqu’à ce qu’elle obtienne cette reconnaissance officielle, la troisième grande ville au Québec était réduite à une section de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), qui coordonnait les activités sur l’île Jésus et gérait le budget consenti à Laval par le MNQ.

«De plus en plus, les Sociétés Saint-Jean-Baptiste cèdent le pas aux Sociétés nationales, explique M. Désautels. Laval faisait partie de Montréal parce qu’elle fait partie du Diocèse de Montréal. C’est la raison qui explique qu’on était sous la coupelle de la SSJBM.» Pour lui, il est plus légitime d’accorder un statut officiel selon les régions administratives. À cet égard, il y a 30 ans cette année, Laval s’affranchissait de Montréal lorsque le gouvernement du Québec créa en 1988 une division administrative propre à l’île Jésus.

Surprise

S’il n’a jamais douté de son adhésion cette année, Jean Désautels ne cache pas sa surprise devant un vote unanime des membres.

«On s’attendait à ce qu’il y ait au moins deux Sociétés Saint-Jean-Baptiste en région qui soient solidaires avec celle de Montréal», mentionne-t-il en parlant des SSJB de la Mauricie et du Centre-du-Québec, mais celles-ci ne se sont pas présentées le jour du vote.

Quant à la SSJB de Montréal, elle a tout simplement boudé l’assemblée générale annuelle du MNQ.  Jean Désautels rappelle qu’à pareille date l’an dernier, cette organisation fondée en 1834 par Ludger Duvernay avait fait pression auprès des membres, allant même jusqu’à «menacer de se retirer du MNQ» s’ils acceptaient la demande d’adhésion de Laval, précise-t-il. Cette année-là, plus de 85 % des sociétés membres avaient fermé la porte à Laval.

En entrevue au Courrier Laval cet été, le président de la société montréalaise, Maxime Laporte, avait justifié son opposition au fait que «cela aurait dû être négocié» au préalable avec la SSJBM considérant que Laval est sous sa «juridiction au sens du MNQ».

Il avait, entre autres, ajouté qu’il ne s’opposait pas à l’idée que Laval accède éventuellement à sa pleine autonomie, mais que «le plan» qui avait été présenté «n’était pas à la hauteur de ce que doit être une société nationale».

Maxime Laporte n’a pas retourné nos appels depuis l’AGA du 8 décembre.

Objectifs

La SNQL, qui se plaignait de ne pas toucher sa juste part de financement, est impatiente de se «mettre au travail afin de démontrer à toutes les Sociétés qu’elles ont eu raison de croire» en elle.

Outre les traditionnelles célébrations du Drapeau du Québec le 21 janvier et de la Journée nationale des patriotes en mai, l’organisation lavalloise planche notamment à un important projet d’intégration des nouveaux arrivants à la culture et langue du Québec.

Quant à la coordination des fêtes de quartier soulignant le 24 juin, elle sera confiée à Norman Dansereau, responsable de la Fête nationale à Laval. «Notre objectif pour 2019 est de tenir au moins une fête par circonscription électorale provinciale», termine Jean Désautels qui entend éventuellement organiser une fête dans chacun des 21 districts électoraux lavallois.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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