Connectez-vous à nous

Laval demande encore plus d’espace pour sa neige

Communauté

Laval demande encore plus d’espace pour sa neige

Décidément, l’hiver est exceptionnel, avec ses 268 centimètres de précipitation de neige, qui ont forcé Ville de Laval à cogner à nouveau à la porte du ministère de l’Environnement, pour obtenir de l’espace supplémentaire pour décharger ses camions.

Commentaires

Depuis le jeudi 7 février, alors que le Courrier Laval titrait en Une que les sites de dépôt à neige de la municipalité débordaient, les choses ont encore évolué. Trois sites seront carrément fermés lors de la prochaine chute de neige, et deux voient leur capacité augmentée de 1,75 M m3.

Afin de pallier à la fermeture des sites Simard-Beaudry, Saint-Martin et Dagenais, la Ville a obtenu l’autorisation du Ministère pour trois nouveaux sites, mentionne le porte-parole de la Ville, Marc Laforge.

Nouveaux joueurs

Deux facteurs expliquent que les 1,45 M m3 de capacité supplémentaire accordée à la fin décembre ne suffiront pas à passer l’hiver. D’une part, des entreprises privées chargées du déneigement d’espaces de stationnement ne trouvent plus où mettre leur neige.

D’autre part, «plusieurs rues où la neige était soufflée sur les terrains sont maintenant très encombrées », explique M. Laforge. Dans les deux cas, on a maintenant recours aux sites de dépôt à neige municipaux autorisés.

Les trois nouveaux sites autorisés fournissent à la Ville 1,5 M m3 d’espace supplémentaire. Un des nouveaux sites est un ancien dépôt à neige localisé au 1975, montée Saint François, dans l’est de l’île. Le second est situé à l’extrémité sud de la rue Michel-Ney, près de l’intersection entre l’A-13 et le boulevard Lévesque, à Chomedey.

Risque de contamination

Le dernier se trouve immédiatement au sud de la station d’épuration de Fabreville, en bordure de la rivière des Mille Îles. «La neige est poussée très près de la rivière, il peut y avoir de l’écoulement de contaminants, c’est très mal situé», déplore le directeur du Conseil régional de l’environnement de Laval (CRE), Guy Garand.

Le site de la rue Michel-Ney, un ancien dépotoir qui a cessé ses opérations en 1998, inquiète également le CRE Laval. La présence d’un milieu humide à cet endroit pourrait être lié au littoral, et favoriser l’écoulement des contaminants dans la rivière des Prairies.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs exige des exploitants de lieux d’élimination de neige de disposer d’un système de captage des eaux de ruissellement, en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement.

Sans un tel système, les divers contaminants du réseau routier (les fondants, notamment), peuvent percoler dans le sol ou s’écouler dans les ruisseaux et rivières. Règle générale, il est interdit de déposer la neige usée dans un cours d’eau.

Commentaires

Continuer la lecture
Vous aimeriez aussi...
Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Communauté

Publicité

Nous suivre sur Facebook

Nous suivre sur Twitter

Archives d’articles

Publicité
Haut de page