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Laval a été une des rares sources de bonheur pour Milena Di Maulo

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Laval a été une des rares sources de bonheur pour Milena Di Maulo

ÉVÉNEMENT. C’est devant une centaine de personnes rassemblées dans une librairie du boulevard Le Corbusier que Milena Di Maulo a lancé son livre-témoignage Fille et femme de mafiosi où Laval tient une place de choix jusqu’à la seconde arrestation de son mari, le 16 avril 1996, dans leur résidence de Vimont.

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«Jusqu’à ce jour-là, je n’ai que des beaux souvenirs de Laval, une ville où j’ai beaucoup fêté avec mes amis et donné naissance à mes deux enfants, de raconter celle qui a divorcé de Francesco «Frankie» Cotroni, fils de l’ex-parrain de la mafia montréalaise, en 2003. Mais durant cette arrestation, il y avait du monde partout avec les policiers, caméras télé et journalistes. Après ça, les voisins avaient peur et ne voulaient plus que leurs enfants jouent avec les miens.»

Avant de quitter définitivement Laval pour les Laurentides, Milena Di Maulo vivra une petite surprise amusante.

«J’aimais beaucoup sortir au Bentley’s, souligne-t-elle. Un soir, deux membres de l’escouade tactique m’ont reconnue. Nous nous sommes bien amusés de la situation et avons sympathisé.»

Quelques années plus tôt, à son premier accouchement, la fille de Joseph «Joe» Di Maulo, un des mafiosi les plus influents du Québec assassiné en novembre 2012, avait créé tout un émoi dans les couloirs de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé.

«J’ai reçu 245 cadeaux! confie Milena Di Maulo. Les gens demandaient quelle vedette occupait ma chambre. Quand ils ont su que c’était une personne du crime organisé, on me demandait de signer des autographes! À mon départ, j’ai remis les toutous au département de pédiatrie et les fleurs à des personnes âgées en soins palliatifs.»

Pleurer sa vie

Sa position particulière sur l’échiquier de la mafia québécoise, le frère de sa mère n’étant nul autre que Raynald Desjardins, actuellement en prison pour avoir comploté dans le meurtre du mafioso de New York Salvatore Montagna, fait que Milena Di Maulo se faisait sollicitée depuis 25 ans pour raconter son histoire, a-t-elle souligné.

Au final, elle a fait confiance à la criminologue et ancienne députée Maria Mourani pour la rédaction de cet ouvrage biographique publié par Les Éditions de l’Homme.

«J’ai attendu d’avoir 50 ans parce que j’avais l’omertà en moi, ayant grandi avec les 3 petits singes: on ne voit rien, on n’entend rien, on ne dit rien, mentionne celle dont le parrain était Frank Cotroni lui-même, le dirigeant du puissant clan calabrais. Toutefois, je ne trahis personne dans ce livre. Oui, j’ai aimé cette vie de glamour avec les bijoux, fourrures, le jet privé qui t’emporte à New York puis les Bahamas. Mais j’ai pleuré ma vie en retour.»

Désormais, la femme forte administre un spa en soin de santé après une douzaine d’années à opérer une entreprise d’alimentation.

«Moi, je n’ai rien à me reprocher, ajoute-t-elle. J’ai justement tenu à dire aux jeunes femmes que, oui, ces hommes sont beaux, riches, charmeurs, élégants et mènent une existence de luxe. Cependant, fais très attention! On ne peut plus avoir de vrais amis, voyager seule et espérer une vie rangée, en plus d’être une femme soumise. Il ne faut pas oublier que je suis chanceuse d’avoir eu mon père. Il m’aidait et j’étais traitée en égale.»

«Jusqu’à ce jour-là, je n’ai que des beaux souvenirs de Laval, une ville où j’ai beaucoup fêté avec mes amis et donné naissance à mes deux enfants, de raconter celle qui a divorcé de Francesco «Frankie» Cotroni, fils de l’ex-parrain de la mafia montréalaise, en 2003. Mais durant cette arrestation, il y avait du monde partout avec les policiers, caméras télé et journalistes. Après ça, les voisins avaient peur et ne voulaient plus que leurs enfants jouent avec les miens.»

Avant de quitter définitivement Laval pour les Laurentides, Milena Di Maulo vivra une petite surprise amusante.

«J’aimais beaucoup sortir au Bentley’s, souligne-t-elle. Un soir, deux membres de l’escouade tactique m’ont reconnue. Nous nous sommes bien amusés de la situation et avons sympathisé.»

Quelques années plus tôt, à son premier accouchement, la fille de Joseph «Joe» Di Maulo, un des mafiosi les plus influents du Québec assassiné en novembre 2012, avait créé tout un émoi dans les couloirs de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé.

«J’ai reçu 245 cadeaux! confie Milena Di Maulo. Les gens demandaient quelle vedette occupait ma chambre. Quand ils ont su que c’était une personne du crime organisé, on me demandait de signer des autographes! À mon départ, j’ai remis les toutous au département de pédiatrie et les fleurs à des personnes âgées en soins palliatifs.»

Pleurer sa vie

Sa position particulière sur l’échiquier de la mafia québécoise, le frère de sa mère n’étant nul autre que Raynald Desjardins, actuellement en prison pour avoir comploté dans le meurtre du mafioso de New York Salvatore Montagna, fait que Milena Di Maulo se faisait sollicitée depuis 25 ans pour raconter son histoire, a-t-elle souligné.

Au final, elle a fait confiance à la criminologue et ancienne députée Maria Mourani pour la rédaction de cet ouvrage biographique publié par Les Éditions de l’Homme.

«J’ai attendu d’avoir 50 ans parce que j’avais l’omertà en moi, ayant grandi avec les 3 petits singes: on ne voit rien, on n’entend rien, on ne dit rien, mentionne celle dont le parrain était Frank Cotroni lui-même, le dirigeant du puissant clan calabrais. Toutefois, je ne trahis personne dans ce livre. Oui, j’ai aimé cette vie de glamour avec les bijoux, fourrures, le jet privé qui t’emporte à New York puis les Bahamas. Mais j’ai pleuré ma vie en retour.»

Désormais, la femme forte administre un spa en soin de santé après une douzaine d’années à opérer une entreprise d’alimentation.

«Moi, je n’ai rien à me reprocher, ajoute-t-elle. J’ai justement tenu à dire aux jeunes femmes que, oui, ces hommes sont beaux, riches, charmeurs, élégants et mènent une existence de luxe. Cependant, fais très attention! On ne peut plus avoir de vrais amis, voyager seule et espérer une vie rangée, en plus d’être une femme soumise. Il ne faut pas oublier que je suis chanceuse d’avoir eu mon père. Il m’aidait et j’étais traitée en égale.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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